dimanche 16 janvier 2011

• Ne connaissez rien - Ed Muzika


Ne voyez-vous pas ? Vous êtes tous des cons trop intelligents.

Laissez tomber tous ces trucs du mental et ses spéculations concernant les états les plus avancés, Turiyatta, le sommeil profond éveillé, le Vide et l’avant-plan, et surtout, arrêtez de baser votre compréhension sur ce qui A ÉTÉ VOS EXPÉRIENCES JUSQU'À MAINTENANT ! Toutes ces expériences furent conditionnées par vos lectures, les expériences de la vie et de vos méditations jusqu’à maintenant et vous ont capturé dans un ‘’présent’’ mental au lieu d’être libéré de tout cela.

Comment aller au-delà de tout ça ? Abandonnez toute spéculation. Abandonnez toutes les comparaisons sur les dires de différents enseignants. Cessez de postuler vos citations favorites et vos observations concises sur Facebook, où tout le monde congratule tout le monde sur comment ‘’avancés’’ ils sont.

Pour avancer vous devez laisser les mots, les théories, les spéculations et les comparaisons derrière et de seulement chercher à l’intérieur de vous. C’est tout. Arrêtez d’apprendre des livres parce qu’ils ne font que vous mêler. Brûlez les livres de U.G. et de Jiddha Krishnamurti. Brûlez Ramana. Brûlez les livres de Rajiv et de Edji. Cessez de citer les gourous et de demander aux autres ce que cela signifie. Cessez d’essayer de comprendre l’état de Robert, et d’ensuite vous inquiéter sur comment le reproduire ou si c’est le même ou si c’est différent de celui de Robertson. Avez-vous la moindre idée de comment cela ne vous aide pas? Choisissez une voie, une méthode, un enseignant et ne comparé pas les voies, les méthodes ou les enseignants. Devenez moins savant et plus humble. Ne connaissez rien.

Ce que plusieurs font n’est pas tellement différent que de spéculer sur combien d’argent Donald Trump possède versus un certain Prince de l’Arabie Saoudite, et puis de décider que vous voulez faire un certain nombre de milliards pour apprécier leurs états d’esprit ou style de vie. La spiritualité devient alors, qu’une acquisition d’états, et si elle est quelque chose, elle est de dé-acquérir, de se débarrasser de choses, d’idées, d’états mentaux.

Soyez simplement vous-même. Plongez profondément à l’intérieur. Regardez votre propre expérience sans juger, sans raisonner, sans compréhension. Devenez idiot comme une roche, car votre mental vous empêche d’aller nulle part. Regardez tout sans y engager votre mental.

Même ‘’La Recherche du Soi’’ doit être pratiquée sans le questionnement constant du mental. À la place, regardez seulement à l’intérieur et maintenez-vous là, habitez là. 

Lire la totalité de l'article sur le site Itisnotreal-Français

samedi 15 janvier 2011

• Pleinement vivant - Candice O’Denver

La conscience grande ouverte que nous sommes à notre naissance ne change jamais.



Retrouvez d’autres vidéos de Candice O’Denver ici et ici.
Veuillez également consulter cette page.

vendredi 14 janvier 2011

• Introduction à la clarté - Candice O’Denver

La clarté est déjà là, elle n'a pas besoin d'être prolongée...


Texte :
L’introduction à la clarté est simple : arrêtez de penser un instant. Ce qui est est vivacité, connaissance alerte. C’est ce qui reste, juste la vivacité.
La prochaine pensée qui apparaît, apparaît grâce à cette connaissance alerte. 
Un autre terme pour cette connaissance alerte est clarté.
La clarté qui est présente quand on ne pense pas est aussi présente quand on pense.
Maintenant si vous observez cela de très près, vous trouverez au sein de la clarté une 
liberté dans la perception immédiate.
Vous trouverez une 
ouverture perceptive complète dans chaque expérience.
Voici comment ça marche.
Remettez-vous en à la clarté et remarquez comment la prochaine pensée apparaît dans la clarté et se dissout dans la clarté. La pensée suivante apparaît, se dissout.
La pensée suivante apparaît, se résout. 
Il peut y avoir un intervalle ou non, même l’intervalle entre les pensées est clarté.
C’est un autre point de vue que la clarté appelle intervalle.
Donc, en voyant le processus simple de votre propre pensée, de cette façon très directe, vous comprendrez comment le monde entier des descriptions survient.
Toutes les perceptions, à savoir tous les points de vue, toutes les pensées, les émotions, les sensations et les autres expériences, apparaissent du fait de la clarté.
L’apparition, la durée et la dissolution des points de vue dans la clarté, sont elles aussi de simples descriptions de la clarté. En fait, 
tout est une manifestation de la clarté.
Une façon de voir cela c’est que la clarté est la Vue et que les points de vue apparaissent dans la vue de la clarté.
La clarté et les points de vue ne sont pas deux choses différentes.
Ils sont sans division. 
La clarté brille de l’intérieur des points de vue.
Ce n’est peut-être pas la façon dont vous avez envisagé les choses.
Cependant, en vous introduisant à la clarté et en voyant comment elle vous accompagne dans chaque moment de votre journée, vous trouverez une totale liberté dans la perception immédiate. Une complète ouverture perceptive dans chaque expérience.
Cela signifie que vous ne serez plus englouti par les descriptions.
Vous ne serez plus emporté par le tri constant de vos points de vue, à essayer d’avoir de bons points de vue, et essayer de ne pas avoir de mauvais points de vue.
Vous verrez qu’il y a un niveau d’intelligence plus puissant que de trier les points de vue en positifs, négatifs et neutres.
Vous trouverez dans la clarté un niveau d’intelligence plus complet qui sait toujours quoi faire et comment agir, et le fait d’une façon très bénéfique.
Vous trouverez une intelligence en vous-même qui est insouciante et ouverte, ainsi que totalement efficace et puissante. 
Dans chaque instant de clarté, il y a une stabilité complète, une stabilité sans fin.
Elle a toujours été là. Simplement, quand vous la reconnaissez, elle devient prédominante.
Elle devient très évidente. Cette vaste stabilité qui est au cœur de votre être est déjà présente. En la reconnaissant simplement, elle devient évidente. 
Reconnaissez la clarté instinctivement, pour de courts instants, de façon répétée, jusqu’à ce que ce soit continu. N’essayez pas prolonger les instants de clarté.
La clarté est déjà là, donc elle n’a pas besoin d’être prolongée.
C’est simplement une question de s’accoutumer à une évidence, c’est tout.
Aucun obstacle nulle part. 
Tous les points de vue apparaissent dans la clarté tels de bons vieux amis.
Les points de vue qui apparaissent dans la clarté se résolvent d’eux-mêmes, comme la trajectoire d’un oiseau dans le ciel.
Pareil à un mirage, les points de vue n’ont pas de substance ; ils sont imprégnés d’espace, l’espace de la clarté.
Les points de vue se résolvent d’eux-mêmes ; ils se défont d’eux-mêmes sans que rien n’ait besoin d’être fait, comme le nœud dans un serpent se défait de lui-même spontanément.
Par le pouvoir de la clarté évidente, vous verrez très directement que votre propre intelligence-clarté brille plus fort que tous les points de vue au point de n’avoir même pas besoin de les remarquer.
Ils sont commodes en tant qu’outils, cependant ils ne sont pas les objets de l’attention ; c’est la clarté qui est évidente à tout instant, brillant plus fort que tous les points de vue.
De la même façon, la lumière éclatante du jour brille plus fort que toutes les planètes et les étoiles là-haut en ce moment. Donc, pareillement,
 la vue de la clarté est un ordre d’intelligence plus complet qui surpasse l’intelligence des points de vue en une démonstration rayonnante de bienfaits.
Bienfaits très directs pour vous-mêmes et bienfaits pour les autres.
Le bénéfice est évident de dehors et de dedans, de tous les côtés, dans toutes les directions internes, externes et entre les deux. 
La clarté n’a pas de direction, elle n’a pas de côté, pas de destination, de ligne, de division. La clarté ne peut jamais être divisée, elle est uniforme.
Peu importe combien de descriptions sont apposées sur la clarté, elle est toujours ouverte et libre dans la spontanéité de la description même.
Ces descriptions sont comme des jouets, elles ne sont pas des choses solides fixées, elles sont la lumière brillante de la clarté même.
Par le pouvoir de la clarté en cet instant, le souci tracassant que vous avez eu toute votre vie est parti complètement.
Maintenant, chaque fois que ce souci réapparait, remettez-vous en à la clarté.
Bientôt, vous verrez que la clarté a complètement clarifié vos vieux soucis et tracas.
Maintenant, la clarté est évidente, plutôt que le souci et le tracas...



≈≈≈≈≈≈≈


Veuillez également consulter cette page.

Site de Candice O'Denver : Great Freedom

Great Freedom & Balanced View sont un mouvement de collaboration populaire qui donne aux gens du monde entier le pouvoir de reconnaître la clarté comme étant la base pour une stabilité parfaite au quotidien. Chaque être humain est clair. La clarté est la base de toute expérience. La clarté est ouverte, spacieuse, et vaste comme le ciel.
Elle ne peut être limitée en aucune façon. En reconnaissant la clarté pour de courts instants, répétés de nombreuses fois, on gagne de l’assurance en ses qualités innées de complète stabilité mentale et émotionnelle, compréhension profonde, compassion, compétence dans toutes nos activités quotidiennes et aptitude à être bénéfique dans toutes les situations. 

jeudi 13 janvier 2011

• Il n’y a plus de satori à chercher - Roger Gunther-Jones


Quiconque a la volonté de « voir son vide essentiel » et ainsi de devenir « illuminé » peut le faire maintenant sans gaspiller son temps sur les chemins traditionnels, ceux du bouddhisme ou de toute autre foi ; ces démarches-là pourraient être appréciées plus tard, avec profit peut-être, si le besoin de formes religieuses survivait à la pratique de l’état de non-dualité. En d’autres mots, « Veillez à chercher le Royaume des Cieux avant tout ». Ou comme Bankei le notait dans son enseignement, « La seule leçon que je donne aux gens est de ne pas sortir de l’esprit de Bouddha. Se sont-ils mis d’accord entre eux pour prendre assise dans le zen ? Très bien, qu’ils le fassent. Mais ils devraient comprendre que l’esprit non né de Bouddha n’a absolument rien à voir avec le fait d’être assis en face d’un bâtonnet d’encens. Pour celui qui s’en tient fidèlement à l’esprit de Bouddha, il n’y a plus de satori à chercher… » 

Le chemin de l’Illumination est sans destination ; il n’y a que le progrès de la marche, et la marche est bonne.

Lire l’article entier ici.

mercredi 12 janvier 2011

• Je suis sans naissance - Ranjit Maharaj


Comprenez vous-même que la mort n'est rien. Reconnaissez que : " Je suis sans naissance, Je ne meurs pas. Je n'ai jamais pris naissance et Je ne mourrai jamais ". Retirez les crochets à venin au serpent et jouez avec lui. Vous savez alors qu'il ne peut vous faire aucun mal. Chaque fois que vous dormez, cela ressemble a une petite mort. Pourquoi avoir peur ? Il n'y a rien. Tout est illusion. Gardez juste votre esprit dans cet état dépourvu de peur. Comme vous retirez les crochets a venin, jouez ainsi avec le monde. Jouez avec l'illusion ; il n'y a aucun danger. Cela n'affectera pas votre esprit. Vivez sans crainte ; pas de mort, pas de peur, en sachant " Je suis ce réel pouvoir ". Il n'y a rien ! qu'est-ce qui pourrait vous atteindre ?

Il faut être courageux pour vivre véritablement. Si vous êtes courageux, la peur ne demeure pas. Soyez courageux et ayez foi dans le Maître. Faites ce qu'il dit, car vous et Lui êtes un. Ôtez le voile. Il est facile de quitter ce qui n'est rien, mais il est difficile de voir ce qui est présent et que vous avez oublié. Il existe une coutume indienne qui consiste à distributuer le 13e jour après la mort de quelqu'un des sucreries à toute la famille. qu'est-ce que cela signifie ? Ceci : la personne n'est pas morte, elle ne meurt jamais.


et plus encore...

mardi 11 janvier 2011

• La Grande Joie ! - Betty









Veuillez aussi consulter cette page.

vendredi 7 janvier 2011

• Dieu Seul Sait car Lui Seul Est - Amano


Le chercheur est un leurre, nécessaire à la recherche. 
Ne pas s’attacher au chercheur, 
c’est aussi reconnaître et découvrir qui ou quoi cherche.



Visiteur : Tu dis que seule est la recherche et aussi que le chercheur n’est qu’un leurre. Pourrais-tu apporter quelques précisions sur ce phénomène de la recherche et sur l’idée enregistrée que nous avons du chercheur ?

Amano : Oui, Bien sûr. Cette aventure de la Conscience ressemble tout à fait à un jeu qui se déroule par delà notre soi-disant acceptation ou autorisation psychique, Dieu seul sait comme je le répète à tous vents. Quand il est dit que seule est la recherche, c’est qu’en fait, rien ne se passe vraiment pour le chercheur. Tout se passe autour de cette compréhension intuitive de la recherche, comprenant que tout est Conscience et que c’est la Conscience elle même se cherchant au travers de toutes ses manifestations programmées, selon le bon vouloir de cette conscience, par cette conscience, pour cette conscience.
L’organisme corps mental est synonyme de Conscience manifestée en je suis et par ce biais, une machine fabuleuse et ingénieuse dotée d’une grande capacité créative qui enregistre et façonne toutes les données et sensations qui lui sont proposées depuis la nuit des temps. Toutes ces informations lui sont transmises d’une fonction plus subtile de la Conscience que l’on peut nommer Absolu, Conscience non manifestée, Conscience Une, Dieu, Principe directeur, Pensée Guide, Souffle Vital, Energie Libre ou autre terme évoquant la Réalité. Au bout du compte, il n’y a qu’une Conscience qui englobe tout, prenant des aspects et des noms divers selon le besoin de l’explication et l’expérience du moment. Cette Conscience en mouvement adapte toutes les informations et perceptions reçues, aux sens du corps et du mental, qui sont en fait ses propres instruments avec lesquels elle se conditionne, se concrétise afin de se découvrir, se développer et se reconnaître elle-même en elle même. Le chercheur est juste un prétexte mais un outil indispensable de la Conscience Une pour s’exprimer et continuer son expansion ou sa croissance universelle. 
C’est l’identification à cette idée du chercheur qui éloigne du sens véritable de la quête.
La Conscience se cherche elle même, cela paraît être un non sens car ce n’est qu’Elle en Tout et en Tous, c’est peut être pour cela que l’on parle du Jeu de la Conscience, incompréhensible mentalement.

V :  Quel est le sens de toute cette mise en scène ?

A : Qui pourrait le savoir ? C’est le mystère à découvrir en soi ! Tant qu’il reste l’identification au corps mental, l’interprétation aux idées d’être ceci ou cela, des hypothèses surgissent de toutes parts mais cela ne reste que des hypothèses. Rien ne peut être compris sans être vécu. Les unes disent que c’est une quête insatiable dans la constitution et la réalisation d’un Seul Corps ou Organisme Universel Conscientisé ; d’autres proposent tout simplement, le Jeu de la Conscience (Lila en Orient) sans dessein particulier. En fait, est-ce vraiment important de savoir tout le fonctionnement de ce processus, pour Etre ! Cela se découvrira en son heure si cela doit être découvert. La curiosité et le pourquoi du comment est sans nul doute une démarche intéressante pour mieux développer et formuler des théories enrichissantes, mais qui ou quoi est là pour voir, pour percevoir, pour ressentir intimement ce qu’il est en rapport avec ce qui est, me paraît être aujourd’hui plus approprié et plus important.

Dans tous les cas, ces hypothèses quelles qu’elles soient ne font que traverser la psyché humaine et dépassent l’entendement d’un esprit limité qui limite et que s’y attarder longuement comme l’on voit partout autour de nous, c’est tout bonnement s’y perdre.
Toutes ces incompréhensions intellectuelles que nous cherchons à élucider lors de notre enquête font parti du Jeu de la Conscience et le pauvre mortel limité par ses idéations et ses peurs n’y peut strictement rien car il se passe vraiment que ce qui doit se passer. Tant qu’il pense ou croit y pouvoir quelque chose, il se leurre, en ne faisant qu’ajouter de nouveaux concepts aux anciens.
Par contre, dans cette turbulence vitale tout semble mis en place de manière à garder l’intérêt d’une vie passionnée et active, où le soi-disant chercheur se doit de tout mettre en oeuvre pour chercher à comprendre le pourquoi et le comment de sa venue sur cette terre et le but qu’il se doit d’atteindre. Les efforts conséquents pour comprendre et les difficultés que cela engendre seront délaissés une fois l’acceptation de ce jeu de la Conscience Une, admise.  
En fait, on ne peut rien savoir ni confirmer véritablement. Tout se passe comme cela doit se passer, ni plus ni moins, selon le programme de chacun et selon la Volonté de Dieu ou de la Conscience Ultime, jusqu’à l’adhésion intuitive à ce phénomène conscientiel qui se vit de lui même. L’idée du chercheur est obligatoire pour la compréhension de toute quête, spirituelle ou pas, avec tous ses agréments et désagréments qui jalonnent son parcours. Par contre, cette quête intime révélée en soi nous conduit à un Univers Intuitif Spontané qui déborde de Paix, d’Amour et de Compassion. La Conscience nous vit et sans elle rien ne serait. A mon avis c’est la seule formule valable et preuve tangible que nous ayons pour notre avancée spirituelle.

V : Sans la Conscience nous ne serions pas et rien n’aurait d’existence !

A : Oui. Dans ce concept, Tout a sa raison d’être grâce à la Conscience Une qui nous le fait confirmer, qui le confirme en nous. Sans la Conscience rien ne peut être et sans elle qui nous vit, nous ne serions pas, donc incapables de reconnaître ce fait, cette évidence. C’est un fait conscientiel qui se regarde, deux miroirs face à face dans et pour une seule et unique vision.   

V : Il est vrai que ce n’est pas évident pour celui qui entend cela pour la première fois !
  
A : Oh, mentalement rien n’est évident. Ce que le mental appelle évidence ne peut être qu’une approche incertaine de la réalité. Seule l’évidence spirituelle est la Réalité. Nous sommes l’évidence même, le fait, la preuve de ce qui EST. Au début de la quête intérieure, à la recherche de ce que nous sommes, il est difficile pour un esprit conditionné par ses idées, d’accepter et de comprendre cette sorte de soumission, nécessaire au bon déroulement de cette aventure pittoresque et malgré tout, merveilleuse.
Une auto investigation ou analyse intérieure est recommandée pour comprendre lucidement cette expérience conscientielle à vivre et s’apercevoir que l’esprit est déjà soumis à une idée égotique, encore plus tenace et plus conditionnelle, qui leurre l’entité et se leurre elle même. Voir et comprendre consciemment cette sorte de soumission la réduit considérablement.

V : Tu dis que le chercheur est la Conscience Une et j’ai entendu aussi que tu disais que le chercheur est l’ego, j’y vois là une contradiction !

A : Oui, il peut y avoir une contradiction, cela dépend souvent de l’interprétation de ce qui est perçu et selon la réception de l’interrogateur. Tout est Conscience, autant la Conscience au travers du chercheur à la recherche d’elle-même pour sa propre expansion tout comme le chercheur à la recherche de valeurs glorifiantes pour lui même, autrement dit l’ego. La recherche est le processus de la Conscience en quête d’elle-même mais pour cela, elle a besoin d’un moyen utile qui se manifeste sous la forme du chercheur. Ce chercheur se met en quête de sa Source consciemment ou inconsciemment mais le problème survient quand ce chercheur individualise sa recherche, la faisant sienne, à son profit par identification à l’organisme corps mental visant vers un idéal imaginé, voyant se vivre avec d’autres organismes corps mental se vivant dans la même configuration. Le véritable chercheur cherche son Origine et met tout en œuvre pour retirer ce qui la couvre ou se délivrer de ce qu’il n’est pas afin de reconnaître ce qu’il est réellement. Le chercheur devenu individualiste fait de sa recherche un moyen d’obtenir satisfaction, de réussites matérielles, de valorisations spirituelles ou autres. Ce deuxième chercheur interprète la recherche pour son propre compte et non dans le sens de se laisser guider intuitivement vers ce qu’il est en réalité. Ce chercheur ne peut donc pas être autre que l’ego qui fait de la quête un outil de survivance pour sa probable continuité ou sa propre glorification.

Extrait d'un livre à paraître : Dieu Seul Sait.

Vu sur un nouveau blog à découvrir, celui d'Amano.

mercredi 5 janvier 2011

• C'est tout le temps là - Yeunten




On cherche tous l'éveil ! Tout le temps ! Maladroitement !

Les premiers aperçus se sont produits alors que je me cherchais en "moi". Ils ont été précédés par le sentiment que je ne parvenais pas à localiser ce sens d'exister qui est peut-être notre caractéristique première ; je ne me trouvais pas. Ces aperçus ont mis en évidence le fait d'être, pas d'être quelque chose ou quelqu'un, juste d'être. Être, en amont de toute pensée, en amont du corps. Pendant plusieurs heures, il s'est produit des aller-retours entre être un corps-mental et juste être. Je me souviens que mon mari voulait que je l'accompagne dans un magasin pour acheter plusieurs DVD ; il y avait beaucoup de monde, je me suis assise par terre dans un coin et je me suis laissée vivre ces aller-retours. Il suffisait que je remonte vers l'amont, c'est-à-dire que je me rappelle que j'Etais, sans références, avant même de me souvenir que j'étais Mme Untel, que j'étais une femme, avant de savoir que j'étais un être humain, pour qu'il y ait un décrochage, un aperçu.

Par la suite, les aperçus se sont produits au cœur d'émotions fortes. Je comprends mieux les écrits bouddhistes qui disent que les émotions sont comme un combustible et que plus elles sont fortes, plus le feu est intense (plus le lâcher-prise est percutant, en tout cas dans mon vécu). Les aperçus liés à des émotions étaient, les premières fois, vus et vécus : Être, au delà du mental.

Les aperçus se sont produit une à deux fois par mois jusqu'à présent, rien de régulier, rien de plannifiable.

Il y a quelques mois, j'ai eu un vécu un peu particulier qui m'a fait écrire sur la folie ordinaire. J'ai vu clairement que les émotions suscitées par les évènements présents étaient dus à la réactivation de souvenirs similaires et surtout, j'ai vu se décoller littéralement les souvenirs et la situation présente alors que, avant cela, les deux me semblaient étroitement entremêlés. Quand je l'ai raconté à l'être réalisé que je suivais à ce moment-là, il m'a dit qu'il y avait eu un aperçu. Sur le moment, je n'ai pas compris de quoi il parlait, j'ai pensé que je m'étais mal exprimée, qu'il avait du mal comprendre. Mais il a du voir mes doutes car il a insisté, m'a répété plusieurs fois qu'il y avait eu un aperçu. Et là, j'ai commencé à me dire que c'était peut-être moi qui n'avait pas vu quelque chose. Si aperçu il y avait eu, il avait du être bref et j'ai donc regardé le vécu après. Et c'est à ce moment que j'ai réalisé que le vécu était similaire à celui qui se produit après un aperçu suffisamment long pour être "vu".

Depuis, il y a eu d'autres brefs aperçus (non vus), toujours au cœur d'émotions fortes. 

Quels en sont les signes ? Déjà, comme ils se produisent au cœur d'une émotion, le signe le plus flagrant, c'est qu'à un moment la lutte est abandonnée, l'espoir de réussir à surmonter la difficulté s'éteint, et il y a une rupture très nette dans le vécu. Ce n'est pas quelque chose dont je me convainc intellectuellement, cela s'impose. D'un seul coup, il n'y a plus d'émotion (alors qu'elle était très forte) ; je me sens bien, apaisée, et très vibrante (l'aspect vibrant est déjà là avant l'aperçu). Ce vécu va durer environ 2 à 3 semaines, période pendant laquelle, même si le ciel me tombe sur la tête, je ne me sens pas ou peu (très temporairement) affectée. Et la situation + le souvenir réactivé qui avait soulevé l'émotion au cours de laquelle l'aperçu a eu lieu n'ont plus d'impact et là, par contre, c'est durable, comme un nœud qui s'est dénoué. Parfois, l'aperçu est précédé par un ressenti de recul intérieur ou d'embrassement du vide.

Ce qui m'interpelle le plus, c'est que, même si les aperçus sont brefs, il y a une maturité qui prend place, qui grandit  et qui imprègne de plus en plus le vécu. C'est difficile à décrire car ce n'est pas un savoir quantifiable, je dirais même que je me moque de plus en plus de savoir, c'est plutôt comme une compréhension intuitive qui grandit.

Pendant les fêtes de Noël, quelqu'un m'a demandé si je faisais encore des pratiques. Mais pratiquer quoi ? C'est tout le temps là : un vécu d'arrière-plan dans lequel la mentalisation cesse ou diminue, au moins par intermittence. Un désintérêt vis-à-vis des histoires que se raconte le mental, même si le réveil de noeuds émotionnels me rappelle avec quelle facilité la mentalisation peut redevenir dominante par moments :-)

Je vous invite découvrir le blog de Yeunten : Éveil et Réalisations : 


"Ce site est un journal des réalisations prenant place dans mon vécu depuis le premier aperçu d'éveil, le premier dévoilement de la Conscience Pure."

≈≈≈≈≈≈≈

Suivre aussi ce témoigne de l'Évidence, de Jacques Goorma, mis en ligne sur le blog de José Le Roy

"Le séjour de l'éveil est dans la clarté de l'esprit, dans cette lumière irradiant toute chose de sa présence. Toute chose n'a lieu qu'en son séjour. Partout circule l'énergie, aucune chose ne serait sans elle ; mais la pierre, la fleur, la terre ne se prennent pas pour autre chose qu'une manifestation de cette énergie. Seul l'homme pense être quelqu'un, se détache de sa source jusqu'à l'oublier."

"Le séjour n'a lieu qu'en mon absence. Personne n'est là pour en jouir. Il n'est pourtant que jouissance. Le séjour n'a lieu qu'en mon absence et pourtant je suis ce séjour et non ce personnage en costume qui tient salon. Le costume est utile pour apparaître, mais il est inutile de se limiter à ses coutures. Le séjour est derrière. La lumière silencieuse de la conscience. Nos corps sont l'expression de ce silence et n'ont lieu nulle part ailleurs que dans sa lumière."

"On ne peut sortir du séjour, mais on peut l'oublier, l'ignorer, être dans la confusion. Personne ne peut l'obtenir, car il réside où il n'y a personne, mais on peut disparaître et naître dans sa lumière. On ne peut qu'être le séjour."

Lire la suite ici.

lundi 3 janvier 2011

• Le "journal de l'éveil ordinaire" - Denis Marie


Denis nous propose une mise à jour à télécharger de son "Journal de l'éveil ordinaire". Des billets précieux afin de garder le contact avec la dimension éveillée.

Vu sur son blog : 

Vous avez à présent la possibilité de télécharger le Journal de L'éveil ordinaire en version PDF. Ce document rassemble tous les billets publiés depuis 2006 jusqu'à juin 2009 et constitue un livret imprimable de 59 pages au format A5.

Cliquer ici pour accéder à la page du téléchargement.

samedi 1 janvier 2011

• Joyeux Présent 2011 !

Je vous souhaite, à toutes et à tous, 
un très joyeux "Présent” 
tout au long de l’année 2011 !

Sarva Mangalam
Que tout soit auspicieux !

Pour bien comencer l’année, apportons une petite touche d’humour...


vendredi 31 décembre 2010

samedi 25 décembre 2010

• La conscience éveillée




Joyeuses fêtes de fin d’année, à toutes et à tous !

Que l’énergie de l’Éveil, personnelle ou impersonnelle, duelle ou non-duelle (car telle n’est pas la question !), au-delà de tous concepts, resplendisse en chacun de nous.

Ce que j'appelle Unicité n'est pas unité ou absence de dualité mais vision du un et du deux exactement au même instant.


≈≈≈≈≈≈≈

En cette jounée de Noël, je voudrais partager avec vous le symbolisme de la crèche, raconté par un ami.

Comme vous le savez sûrement, le Christ est sensé reposer dans une “mangeoire” et non à même le sol au centre de l’étable, comme on le voit parfois, à tord. Et comme vous le savez également, il repose entre deux animaux figuratifs : l’âne et le boeuf.
L’âne représente l’ignorance fondamentale, ce que les bouddhistes appellent la non-reconnaissance de sa nature fondamentale, ou nature-de-bouddha. Rappelez-vous le “bonnet d’âne” que l’on mettait sur la tête des enfants au piquet, lorsqu’il ne savaient pas leur leçon !
Quand au boeuf, il représente l’esprit conceptuel, le mental ou la dimension ressassante et ruminante de la conscience.
Ainsi, lorsque la “conscience éveillée” est présente (le Christ, le Soi, la Présence), l’âne (l’ignorance) et le boeuf (la discursivité mentale) ne peuvent plus venir “s’alimenter” !
Le 25 décembre représente, symboliquement, la re-co-naissance de notre condition originelle. Mais en réalité, celle-ci se célèbre tous les jours de l’année, à chaque instant !

vendredi 24 décembre 2010

• Soyez sans vous quitter - Ramana Maharshi


Akhilandamma est née en 1871 non loin de Tiruvannamalai. Mariée à l'âge de cinq ans, comme le prescrit la tradition, elle aurait dû quitter son domicile à la puberté pour vivre chez son mari. Ce dernier est décédé alors qu'elle n'avait que sept ans et les circonstances sociales en vigueur à cette époque faisaient qu'il lui était impossible de se remarier. Quand elle eut grandi, elle décida donc de vouer sa vie au service des sadhu. Elle a rencontré Bhagavan [nom qu'utilisent les disciples de Ramana Maharshi pour le désigner et qui signifie : béni, saint ou seigneur] pour la première fois en 1896. A partir de 1903, elle lui rendait visite fréquemment et lui apportait régulièrement de la nourriture sous forme de prasad [offrande à un temple ou à une divinité dont une portion est rendue à la personne qui l'a apportée] que Bhagavan acceptait avec grâce.

" Un jour, alors qu'il était à Skandashram [un petit ashram construit sur la colline sacrée Arunachala où vécut Ramana Maharshi de 1916 à 1922], je suis montée sur la colline avec toute la nourriture nécessaire à la bhiksha [nourriture servant d'offrande pour tous ceux présents]. Ne voyant pas Bhagavan je demandai à Akhanadanandar, également connu sous le nom d'Appadurai Swami, où se trouvait Bhagavan.

Il me répondit : " Aujourd'hui c'est le jour où l'on rase Bhagavan. Donc, attendez s'il vous plaît. "

Il ajouta que comme c'était la pleine lune, il était de bon augure de demander une upadesha [enseignement verbal] à une grande âme, avant de faire la suggestion suivante : " Quand Bhagavan viendra, veuillez lui demander de vous transmettre quelque upadesha de ses gracieuses paroles. "

Par nature, je n'ai pas plus tendance à nourrir le désir de faire une telle requête qu'à en être capable. Voir Bhagavan, penser à lui et le servir suffisaient largement à mon bonheur. De plus, n'ayant reçu aucune instruction, je ne me sentais pas qualifiée pour lui demander quoi que ce soit. Quand bien même je lui poserais une question, je ressentais de l'appréhension quant à ma capacité à comprendre sa réponse. Cependant, pour une raison ou une autre, ce jour-là, j'eus envie de donner suite à ce que m'avait suggéré Akhanadanandar.

Une fois rasé, Bhagavan vint s'asseoir auprès de nous. Il n'avait pas encore pris son bain.

Pendant qu'il était assis là, je m'approchai de lui, m'inclinai, me relevai et m‘adressai à lui : " Bhagavan, ayez l'obligeance de me dire quelque chose. "

Bhagavan me fixa du regard et demanda : " De quoi dois-je vous parler ? "

J'était à la fois perplexe et déconcertée. Un mélange de peur et de dévotion ajoutées à l'enthousiasme d'entendre les gracieuses paroles de Bhagavan m'envahit, me rendant incapable de parler. Je restais là debout complètement muette.

Bhagavan comprit mon embarras. Personne ne peut lui cacher quoi que ce soit. D'un simple regard, il peut comprendre l'état d'esprit de quiconque s'approche de lui.

Dans le cas présent, il me regarda gracieusement et dit : " Soyez sans vous quitter ".

Je ne compris pas le sens de cette upadesha de haut niveau et je n'avais pas la moindre idée de la façon dont elle se pratique, mais dès que les mots quittèrent la bouche de Bhagavan, je ressentis une immense satisfaction et une effusion sans pareil dans mon esprit. Ces mots de grâce s'élevèrent en moi tels le flux des marées. Le sentiment qu'ils produisirent me donna une joie indescriptible. Je me tins là enchantée de l'impression qu'avait amenée cette seule phrase. Encore aujourd'hui, le son de cette upadesha résonne dans mes oreilles et m'envahit d'une paix immense. Est-il jamais possible de décrire la grâce de Bhagavan ?

Qu'est-ce qui a été dit ? Comment être sans me quitter moi-même ? En quoi consiste l'état de quitter ? Que signifie " moi-même " ? Laissons aux enseignants spirituels, aux vedantins, le soin d'expliquer toutes ces choses. En ce qui me concerne, elles sont incompréhensibles. De plus, je n'ai aucun désir de les saisir. Le bonheur que l'on peut atteindre non seulement en comprenant cette phrase, mais aussi en la mettant en pratique, ce même bonheur, Bhagavan me l'a donné au moment même où les mots sortaient de sa bouche. Il ne me fut pas nécessaire de les appréhender parce que je fis immédiatement l'expérience de l'état vers lequel pointaient les mots sans même en comprendre le sens. Cette expérience immédiate, cette parfaite satisfaction, furent pour moi le fruit de cette upadesha. J'ai été en mesure de comprendre à travers cette expérience qu'en la présence bienveillante de Bhagavan, une seule gracieuse expression peut produire à la fois le fruit et l'accomplissement de toutes les pratiques spirituelles comme shravana [entendre], manana [penser ou réfléchir] and nididhyasana [contempler ou demeurer].

Après avoir donné cette instruction Bhagavan resta assis là pendant très longtemps ; je demeurai également debout devant lui. Cela me paraissait avoir une grande signification. Laquelle est, qu'après avoir donné l'upadesha à travers les mots : " Soyez sans vous quitter ", Bhagavan donna une illustration pratique de comment faire en demeurant lui-même dans cet état. "

Vu sur l'excellent site InnerQuest, qui recèle encore bien d'autres merveilles...
Un détour incontournable :  Un Océan de Nectar