jeudi 29 octobre 2026

• L’argent et la vérité n’ont rien à voir l’un avec l’autre - Neem Karoli Baba

« Avec la permission de Maharaji, Ram Dass publia le livre Remember, Ici et Maintenant en Amérique en 1971. Il donna des instructions à l’éditeur pour imprimer l’ouvrage, puis se rendit en Inde avec le premier exemplaire afin de le présenter à Maharaji. Maharaji n’avait pas étudié l’anglais. Pourtant, cinq mois plus tard, il attira l’attention de Ram Dass sur certaines inexactitudes présentes dans deux passages du livre et déclara : « Il ne doit pas y avoir de mensonges dans ce livre. Cela te portera préjudice. Supprime ces passages. »

Ram Dass fut pris d’inquiétude, car beaucoup de temps s’était écoulé et le livre était peut-être déjà paru. Il estimait qu’environ trente mille exemplaires avaient dû être imprimés. Il contacta Steve Durkee et apprit qu’une nouvelle série de trente mille exemplaires était, en effet, en cours d’impression. Expliquant la situation à Baba, il précisa que les modifications ne pourraient être intégrées qu’à l’édition suivante ; rejeter ces trente mille exemplaires représenterait une perte de 10 000 dollars. Maharaji répondit : « L’argent et la vérité n’ont rien à voir l’un avec l’autre. Lorsque tu as fait imprimer le livre, tu croyais qu’il disait vrai ; mais maintenant que tu sais que ce n’est pas le cas, tu ne peux pas laisser paraître des mensonges. Cela te nuira. Tu dois corriger cela dès maintenant. »

Ram Dass envoya un télégramme à Steve. Une semaine plus tard, il reçut une réponse faisant état d’un événement étrange : l’impression du livre avait été rendue impossible car la photographie de Baba, qui devait figurer en pleine page, avait disparu. L’original étant également introuvable, il était impossible de réaliser une nouvelle plaque d’impression. L’imprimeur avait donc interrompu le travail dans l’attente de nouvelles instructions. »

Extrait de "The Divine Reality of Sri Baba Neeb Karori Ji Maharaj", par Ravi Prakash Pande « Rajida »

vendredi 16 octobre 2026

• Dans « être regard », il y a unité - Jean-Marc Mantel


L’idée d’être quelqu’un est un objet dans le regard. Il y a conscience de cette idée, ce qui montre bien son caractère objectif et objectivable. Lorsque nous disons « je regarde », nous nous référons habituellement à l’idée d’être quelqu’un, et sommes identifié à l’agrégat de mémoires qui constitue cette idée. Dans cette perspective, le regard est mêlé avec des interprétations diverses, propres aux mémoires agrégées. Si maintenant on explore la question « qui regarde ? », on se rend compte que celui qui regarde est encore un objet dans le regard. Il y a donc un regard en arrière-plan qui regarde celui qui regarde. Lorsque l’attention se résorbe dans le regard d’arrière-plan, il n’est plus possible de remonter plus en amont. Le regard se sait regard et se suffit à lui-même. Il n’a pas besoin de preuve pour affirmer son êtreté. Vous vous savez regard avant d’être quelqu’un qui regarde. C’est là la différence entre « être regard » et « regarder ». Dans « être regard », il y a unité. Dans « regarder », il y a division entre un sujet qui regarde et l’objet regardé.

dimanche 4 octobre 2026

• Bernard s'en est allé


Bernard Harmand nous a quitté, le 4 octobre 2026.

Éveil Impersonnel adresse ses sincères condoléances à toute sa famille, ses proches et à tous ceux qui ont eu le privilège de le rencontrer et de recevoir son précieux enseignement.

Une douce pensée pour Alain Jacquemart
 
🙏 🙏 🙏


vendredi 25 septembre 2026

• Vous ne pouvez pas ne pas être - Gérard Perrin


Cet ouvrage spirituel, résolument pratique, est idéal pour le rayon développement personnel et spiritualité. « Trois Regards » déconstruit le mythe d’un bonheur inaccessible, sans cesse repoussé au lendemain et conditionné par nos possessions matérielles ou nos réussites. Le postulat est clair : le bonheur ne s’atteint pas par l’acquisition, il se réalise ici et maintenant, car il est l’expression même de notre essence. L’ouvrage démontre ainsi de manière très concrète que notre mal-être découle presque exclusivement de nos pensées crues à tort, c’est-à-dire de nos croyances, et non des événements extérieurs eux-mêmes.


Ce véritable manuel de libération intérieure propose un cheminement direct et pédagogique à travers trois étapes clés. Le lecteur est d’abord invité à expérimenter l’Être profond en se reconnectant au silence et à l’espace infini qui précèdent l’apparition de toute pensée. Ensuite, le second regard lui apprend à constater qu’il n’est réductible ni à son corps physique, ni à ses émotions, ni à ses perceptions éphémères. Enfin, l’ouvrage accompagne le lecteur dans un troisième regard pour déconstruire les mécanismes de manque, de la séparation et de l’histoire personnelle.


Les exercices proposés sont simples et n’exigent aucune croyance préalable. Ce livre saura attirer un très large public cherchant des solutions tangibles contre l’anxiété et le mal-être, tout comme les lecteurs déjà familiers des traditions spirituelles. Les « Trois Regards » offrent un véritable retournement intérieur pour renouer avec notre nature véritable, ce qui permet aux libraires de le conseiller en toute confiance à quiconque cherche un bonheur tranquille et une paix absolue.


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À la question suivante, que certains lecteurs d'Éveil Impersonnel pourraient se poser :


"S’il est établi qu'il n’y a pas d’auteur, alors à qui s’adresse le : "à quiconque cherche un bonheur tranquille et une paix absolue ?"

Car c’est toute l’ambiguïté à laquelle est confrontée de nombreux chercheurs. On leur propose de trouver leur véritable nature, de trouver le bonheur en eux-même, pour leur dire qu’au final il n’y a personne qui réalise quoi que ce soit !"


Gérard nous répond :


"En Soi, et en fin de compte, cette phrase ne s’adresse à personne, mais tant qu’il est cru qu’il y a un "quelqu’un", comment ne pas s’adresser à cet apparent quelqu’un ? 

La formulation que j’utilise souvent est : "Vous êtes le Bonheur même" et j’ajoute : "Sans contraire et sans objet." 
En Vérité, nous sommes Cela, nous sommes donc Bonheur, Amour, Paix, Joie, etc. toujours sans contraire et sans objet."

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Un court extrait de l'ouvrage : 

Alors quoi faire ? Rien de spécial. Seulement être avec ce qui se présente.
Les pensées apparaissent, sont crues et deviennent des croyances, créent des troubles en tous genre. c'est un fait. Prenez-en pleinement conscience et restez avec cette réalité.
Pas de tentative de résoudre le problème, pas de volonté d'agir d'une quelconque manière, pas de refus ni de déni, ni de mise à distance.
Seulement rester avec ce qui est là.

lundi 14 septembre 2026

jeudi 10 septembre 2026

mercredi 9 septembre 2026

mercredi 19 août 2026

dimanche 2 août 2026

samedi 18 juillet 2026

• Sagesse des Upanishads

La vérité ne résulte jamais d'une pratique.

La vérité peut-elle être produite par l'effort ? L'éternel peut-il être atteint par une technique ?

Les sages des Upanishads nous invitent sans cesse à voir au-delà des rituels, de la méditation mécanique et de l'ambition spirituelle. Les pratiques peuvent apaiser l'esprit, purifier l'attention ou préparer le terrain, mais elles ne créent pas ce qui est déjà intemporel. La vérité n'est pas une conquête. Elle n'est pas la récompense d'une réussite spirituelle.

La réalité la plus profonde n'a jamais fait défaut. Elle ne peut être accrue par la prière, diminuée par le doute, ni révélée par la seule répétition. Ce qui prend fin, c'est l'ignorance, et non la vérité. Lorsque le mouvement incessant du devenir s'apaise, ce qui a toujours été présent se révèle de lui-même.

Cette réflexion ne constitue pas un rejet de la méditation ou du yoga, mais une invitation à leur reconnaître leur juste place. Ils peuvent préparer l'esprit, mais ils ne fabriquent pas le Réel. Le Soi n'est pas une expérience à acquérir ; c'est la réalité toujours présente qu'il s'agit de reconnaître.

Vu sur FaceBook 

jeudi 16 juillet 2026

• La conscience de l'humanité est une - David Bohm


Au plus profond, la conscience de l'humanité est une. C'est une certitude ; si nous ne le voyons pas, c'est parce que nous nous aveuglons nous-mêmes.

Beaucoup de gens pensent qu'ils réfléchissent alors qu'ils ne font que réorganiser leurs préjugés.

L'idée que nous sommes tous des fragments séparés existant indépendamment les uns des autres est manifestement une illusion, et cette illusion ne peut conduire qu'à des conflits et à la confusion sans fin.


Source :  Eveil , Non-Dualité, Spiritualité