jeudi 10 septembre 2026

mercredi 9 septembre 2026

mercredi 19 août 2026

dimanche 2 août 2026

samedi 18 juillet 2026

• Sagesse des Upanishads

La vérité ne résulte jamais d'une pratique.

La vérité peut-elle être produite par l'effort ? L'éternel peut-il être atteint par une technique ?

Les sages des Upanishads nous invitent sans cesse à voir au-delà des rituels, de la méditation mécanique et de l'ambition spirituelle. Les pratiques peuvent apaiser l'esprit, purifier l'attention ou préparer le terrain, mais elles ne créent pas ce qui est déjà intemporel. La vérité n'est pas une conquête. Elle n'est pas la récompense d'une réussite spirituelle.

La réalité la plus profonde n'a jamais fait défaut. Elle ne peut être accrue par la prière, diminuée par le doute, ni révélée par la seule répétition. Ce qui prend fin, c'est l'ignorance, et non la vérité. Lorsque le mouvement incessant du devenir s'apaise, ce qui a toujours été présent se révèle de lui-même.

Cette réflexion ne constitue pas un rejet de la méditation ou du yoga, mais une invitation à leur reconnaître leur juste place. Ils peuvent préparer l'esprit, mais ils ne fabriquent pas le Réel. Le Soi n'est pas une expérience à acquérir ; c'est la réalité toujours présente qu'il s'agit de reconnaître.

Vu sur FaceBook 

jeudi 16 juillet 2026

• La conscience de l'humanité est une - David Bohm


Au plus profond, la conscience de l'humanité est une. C'est une certitude ; si nous ne le voyons pas, c'est parce que nous nous aveuglons nous-mêmes.

Beaucoup de gens pensent qu'ils réfléchissent alors qu'ils ne font que réorganiser leurs préjugés.

L'idée que nous sommes tous des fragments séparés existant indépendamment les uns des autres est manifestement une illusion, et cette illusion ne peut conduire qu'à des conflits et à la confusion sans fin.


Source :  Eveil , Non-Dualité, Spiritualité 

mercredi 24 juin 2026

• Un ciel de cristal bleu qui se sait - Guy Mauchamp

 

Voici l'introduction de "Le jeu de l'oubli et un café sans sucre" paru dans la Revue Troisième Millénaire :

Mon ami Julien et moi sortons d’un “Satsang”. En fait, en français : une réunion - mais ça ne fait pas vendeur dans les milieux spirituels. Ce mot sanscrit à la mode accroche l’oreille, ouvre une porte sur : Qui suis-je ?
Bref, nous refaisons le match sur une terrasse, deux cafés sans sucre.
- Julien : Cette disposition du maître qui sait, assis sur son estrade, et les non-sachants tous en face, ça sépare les gens, non ? Ça fait des catégories !
- Guy : Oui ça peut vite glisser vers la vénération d’une personne. Pourtant, il y a cette distinction : soit le vécu de ta nature profonde s’est révélé, entier, instantané, total, soit ce n’est pas là. Mais éveillé ou non, nous restons tous humains avant tout. Sans hiérarchie.
Long silence… Julien sonde ses abysses. Il cherche aussi à démystifier l’éveil. Ramener le panthéon des « éveillés officiels » au ras des pâquerettes du quotidien, faire les courses, le ménage, tomber amoureux, comme tout le monde. Ils ont toujours des émotions, des préférences, des envies, mais elles sont vues comme des nuages, non saisies… Dans l’idéal !
- Mais enfin, toi, est-ce que tu es éveillé Guy ?
- C’est une formulation piège : dans le retournement vers soi, il n’y a pas de «Guy » pour le revendiquer. Il s’agit d’un lâcher-prise de l’identification à un personnage. Ma conscience se reconnait elle-même, un absolu d’amour. Pour moi, le bonheur est plus simple à aborder que ce mot galvaudé “d’éveil”.
- D’accord, mais il y a tellement de charlatans, de simulateurs dans le monde de la spiritualité !
- Aucune importance, ils jouent leur rôle pour ceux qui en ont besoin à un moment de leur recherche. C’est un jeu. Oublies cela, reviens à toi-même.
Mon ami se débat. Des pensées-moustiques virevoltent dans le ciel de sa conscience : jugement, peur, protection... Une danse qui dit non, un refus mortifère de souffrance et de confusion. Comment voir la conscience derrière ces bourdonnements ? Les laisser s’envoler. Être le ciel.
- Julien : Pour moi c’est la confusion toutes ces histoires d’éveil !
- Guy : La confusion fait son travail pour te conduire à une clarté, c’est son rôle, sa poésie.
- Mais pour toi c’est clair ?
- Dès la première étincelle d’ouverture, la clarté est là, une parfaite évidence dans toutes les fibres de mon Être. Dans mon vécu de l’absolu il n’y a pas l’ombre de l’idée d’une question ou d’un doute. D’ailleurs il n’y a même pas de réponse. Un ciel de cristal bleu qui se sait. Il n’y a clairement que ce qui Est là, radieux, silencieux, paisible. Toujours dans l’amour, transparent et ouvert. Vivre cet émerveillement avec ce bonheur d’Être, sans en faire une identité, une pendule, une épicerie spirituelle.
- Et depuis quand c’est comme ça pour toi ?
- Une première graine de conscience s’était semée lorsque j’avais 18 ans, en 1971. Finalement peu importe, car il y a aussi la compréhension qu’il n’y a qu’un seul présent...

... la suite dans le N°157 d'Octobre 2025 Revue Troisième Millénaire

lundi 22 juin 2026

dimanche 21 juin 2026

• O


 

jeudi 18 juin 2026

• L'écoute intérieure de notre nature propre - Tsun Yun

 

« …Je saignais continuellement. Attendant ma fin, je m’assis avec fermeté dans le hall de méditation jour et nuit avec un zèle accru. Dans l’état de pure concentration de ma méditation, j’oubliai tout de mon corps et, vingt jours plus tard, mon corps guérit complètement. Quand l’abbé de Cai-Shi Jetty vint offrir des vêtements à l’assemblée, il fut rassuré et ravi de voir que mon apparence était radieuse. Il parla alors de ma chute dans la rivière et tous les moines me tinrent en grande estime. Je fus alors dispensé de travailler dans le hall et pus poursuivre ma méditation.

Mes pensées en arrivèrent à s’arrêter complètement, ma pratique se poursuivait jour et nuit. Mes pas étaient aussi légers que si je flottais dans les airs. Un soir, après la dernière période de méditation, j’ouvris les yeux et soudain, je perçus une clarté semblable au grand jour, dans laquelle toute chose à l’intérieur et à l’extérieur du monastère m’était discernable. A travers le mur, je vis le moine en charge de l’allumage des lampes et de l’encens en train d’uriner à l’extérieur, le moine en charge des invités se trouvait dans les toilettes, et plus loin, je voyais des bateaux sur la rivière dont les rives étaient plantées d’arbres — je vis tout cela clairement juste à la troisième heure de la nuit.

Le matin suivant, je questionnai le moine chargé de l’encens et celui en charge des invités qui me confirmèrent ce que j’avais vu la nuit précédente. Comprenant que cette expérience n’était encore qu’un état temporaire, je ne lui accordai pas une importance excessive.

Dans le douzième mois, au cours de la troisième nuit de la huitième semaine de sesshin, un moine vint remplir nos tasses de thé après la fin de la méditation. Le liquide bouillant éclaboussa ma main et je lachai la tasse qui tomba sur le sol en se brisant avec un bruit net; instantanément, mes derniers doutes au sujet de l’Esprit-Racine furent tranchés et je me réjouissai à la réalisation de mon but tant espéré…

Extrait de Empty Cloud – The autobiography of the Chinese Zen Master XU YUN (épuisé)

Extrait d’enseignement :

« Dans notre école, l’enseignement consiste en la vision directe de notre essence propre, que les mots et les phrases ne peuvent exprimer. […] Cependant, à cause de notre nature inférieure, les anciens maîtres furent obliger d’user d’artifices pour instruire leurs disciples et leur donnèrent à méditer des phrases particulières appelées hua tou. Et comme les adeptes de la Terre Pure qui récitaient le nom de bouddha était nombreux, ils leur donnèrent à méditer le hua tou suivant : « Qui récite le nom du Bouddha ? » […] Dans notre investigation du hua tou, le mot « qui » doit être soigneusement examiné. […] Vous devez vous efforcer de connaître d’où vient ce « qui » et à quoi il ressemble. Notre investigation doit être tournée vers l’intérieur et pour cela elle est aussi nommée l’écoute intérieure de notre nature propre. »

Source : Tsun Yun, le moine aux semelles de vent par Eric Sablé

Vu sur Témoignage d'éveil