dimanche 26 avril 2026

samedi 25 avril 2026

• La réalité ne change jamais - Ranjit Maharaj

Tous les êtres meurent dans ce monde, mais celui qui a compris qu'il est la Réalité ne meurt jamais.

Seul le mortel meurt et ce mortel vous a recouvert ; c'est lui qui disparaît, mais vous, vous ne disparaissez jamais. Vous êtes inaltérable et immuable.

Comprenez que le corps meurt mais pas vous.

Tous les problèmes et les maladies arrivent au corps mais pas à vous. Quand vous vous identifiez au corps, rien ne vous épargne : la naissance, la mort, la maladie ...

C'est l'ego qui vous fait croire que vous êtes né, mais en fait vous ne naissez jamais, vous ne mourez jamais.

Sur l'écran les films apparaissent et disparaissent mais l'écran n'est pas affecté; il est toujours semblable à lui-même, il montre des malades, des gens qui meurent, mais est-ce qu'il meurt avec eux?

La Réalité ne change jamais, ne naît jamais et ne meurt jamais, et vous êtes cela.

Ainsi, la réalité reste inchangée et tout ce que vous voyez et percevez sur elle n'est rien, rien que son ombre ou son reflet.

L'or perd-t-il sa valeur si on le fond pour fabriquer des bijoux ? L'or reste toujours l'or, que vous en fassiez une image de Dieu ou celle d'un chien, il ne change pas. Même si vous en faites un âne, l'or ne devient pas âne.

Ce que vous voyez et percevez n'est rien; les formes et les noms que vous donnez sont faux, tout n'est que l'ombre de la réalité.

Qu'il soit au bracelet d'une prostituée ou dans la couronne d'un dieu, l'or a la même valeur.

De la même façon, tout apparaît et disparaît sur la Réalité mais la Réalité reste toujours Réalité et c'est pour cela qu'on l'appelle ainsi.
La Réalité ne change jamais, ne naît jamais et ne meurt jamais, et vous êtes cela.
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lundi 20 avril 2026

• Comme un soleil qui rayonne - Alex Kimpe

 

Lire le témoignage du chemin de transformation d’Alex Kimpe


Un petit manuel sur la (non-)méditation


Une ré-interprétation d’un classique ch’an : Le dressage du buffle en dix tableaux


vendredi 17 avril 2026

• Le piège de la non-dualité - Jeff Foster

La non-dualité nous enseigne que le moi séparé n'existe pas réellement.


C'est une révélation bouleversante au premier abord. On a l'impression d'avoir découvert la vérité la plus profonde jamais rencontrée.


Lorsque cette vérité non-duelle est énoncée avec tant de clarté, de beauté et de poésie, on peut avoir l'impression qu'il n'y a plus rien à faire, plus aucun endroit où chercher. On a trouvé la réalité ultime.


Il n'y a pas d'acteur individuel. Personne ici. Juste la conscience consciente d'elle-même.


Cela peut devenir très addictif.


Mais la non-dualité peut détruire votre vie si vous la comprenez mal.


« Pas de moi » peut en venir à signifier absence de besoins, absence de désir, absence de responsabilité. Personne qui doive se présenter, s'engager, être vulnérable, assumer ses responsabilités ou entreprendre le difficile travail de guérison. Cela devient la recette parfaite pour l'évitement. Pour contourner notre humanité tout en prétendant l'avoir transcendée.


Nous savons maintenant que le traumatisme réside dans le corps, en dessous du niveau de la conscience. On ne peut guérir des blessures antérieures au langage par la simple observation.


Aucun satsang ne peut les atteindre. Aucune reconnaissance de l'être pur ne peut les apaiser.


La blessure demeure. Non guérie. Elle s'envenime, tandis que nous parlons de « conscience ».


Et puis, les scandales. Professeur après professeur. Relations sexuelles avec des élèves, infidélité, abus, jeux de pouvoir, dissimulations.


Voilà ce qui arrive lorsque la « clarté » non duelle est coupée de la réalité complexe et dérangeante de l'être humain. Lorsque tout est réduit à la conscience et que l'être humain imparfait est fondamentalement ignoré.


Plus de soi.


Plus de responsabilité.


Personne ne se soucie de ceux qui souffrent.


Le système nerveux ne guérit pas par le « satsang ». Il guérit dans la relation, dans l'engagement, dans une profonde vulnérabilité, en étant présent pour ses proches quand tout en soi aspire à partir. En disant la vérité. Lorsque la non-dualité devient une position figée, une réponse définitive, un ensemble d'idées auxquelles se raccrocher, elle cesse d'être vivante. Elle devient un dogme, une manière d'éviter la vie. Une façon de se dérober à ses responsabilités tout en prétendant les transcender. Une façon de nier l'humain tout en parlant le langage immaculé de l'absolu. Quel soulagement de m'être éloigné du cadre de la non-dualité ! En conservant les réalisations mais en me libérant du culte, j'ai retrouvé une liberté, une joie et une vitalité qui m'avaient toujours fait défaut.


samedi 11 avril 2026

• Humour Zen... et poésie Zen

 

==> Vient de paraître, aux Éditions L'ORIGINEL

Poèmes de Maitre Daichi - Enseignements de Philippe Reiryu Coupey.

Coffret, 232 poèmes, 3 volumes, 944 pages.

Ce livre intéressera les amateurs confirmés de Zen et de bouddhisme.

C’est la première traduction intégrale des poèmes du maître zen Daichi, moine japonais médiéval renommé pour sa calligraphie et ses poésie.

Ils sont de plus commentés par le maître zen contemporain Philippe Reiryu Coupey. Dans ses commentaires, Philippe Reiryu Coupey déchiffre les images d’une beauté inégalée qui évoquent à la fois les enseignements traditionnels du zen et la vie même de Daichi : ermite, voyageur, et réfugié durant la guerre civile japonaise de la fin de l’époque de Kamakura.

Il s’agit d’une œuvre qui s’inscrit parmi les grands classiques japonais traduits en français. Le lecteur y découvre les fondements de l’enseignement zen, transmis par Dōgen sous une forme philosophique, par les classiques chinois sous forme de kōan, et ici sous forme poétique. Le lecteur se plonge aussi dans un des sommets de la poésie extreme-orientale, à cheval entre la forme traditionnelle chinoise et la pureté de l’esthétique zen.

Daichi Sokei était un moine zen Sōtō japonais célèbre pour sa poésie bouddhiste. Il a vécu à la fin de la période Kamakura et au début de la période Muromachi, de 1290 à 1366. Initialement disciple de l’un des étudiants d’Eihei Dōgen, Kangan Giin, il a ensuite pratiqué sous la direction de Keizan Jōkin pendant sept ans. Il a voyagé en Chine de 1 314 à 1 324, mais son retour fut retardé par un naufrage en Corée. Sa poésie en chinois célèbre particulièrement les enseignements d’Eihei Dōgen.

mercredi 8 avril 2026

• Personne n'est là pour interpréter - Krishnamurti

Tout semble absolument immobile. Point de mouvement ni de frémissement, vide absolu de toute pensée, de toute vision. Personne n'est là pour interpréter, observer ou juger. Une immensité illimitée, incommensurable, absolument tranquille et silencieuse.

Point d'espace, ni de durée pour parcourir, pour recouvrir cet espace. Voilà ici le début et la fin de toutes choses. Il n'y a réellement rien à en dire.


mardi 31 mars 2026

• Notre véritable nature est infinie - Mingyur Rinpoche


À chaque instant, vous pouvez choisir de suivre le fil des pensées, des émotions et des sensations qui renforcent l'image d'une personne vulnérable et limitée, ou de vous souvenir que votre véritable nature est pure, inconditionnée et invulnérable.
Vous pouvez demeurer dans l'ignorance, ou vous rappeler que vous êtes et avez toujours été éveillé.
Dans les deux cas, vous exprimez la nature illimitée de votre être véritable.
L'ignorance, la vulnérabilité, la peur, la colère et le désir sont des expressions du potentiel infini de votre nature de bouddha. Il n'y a rien de fondamentalement bon ou mauvais à faire de tels choix.
Le fruit de la pratique bouddhiste est simplement la reconnaissance que ces afflictions mentales, et d'autres encore, ne sont rien de plus ni de moins que des choix qui s'offrent à nous, car notre véritable nature est infinie.

jeudi 26 mars 2026

mardi 24 mars 2026

vendredi 13 mars 2026

• 😁


 

mercredi 11 mars 2026

• Le moment où émerge en nous une nouvelle dimension - Maurice Zundel

L’émerveillement, c’est précisément le moment où émerge en nous une nouvelle dimension, c’est le moment privilégié où nous sommes soudain guéri pour un instant de nous même et jeté dans une Présence que nous n’avons pas besoin de nommer, qui nous comble en même temps qu’elle nous délivre de nous-même.

Un tel émerveillement, nous le savons, peut s’éprouver dans tous les secteurs : émerveillement devant la nature, émerveillement devant l’amour, devant l’enfant qui naît ou qui dort, devant une découverte scientifique ou devant une création artistique. Il n’y a pas de domaine où l’émerveillement ne nous ouvre des horizons infinis, pas de domaine où nous ne puissions éprouver, à certains moments, ce sentiment d’une rencontre libératrice ; d’une rencontre avec toujours la même Présence, précisément parce qu’elle accomplit toujours en nous le même effet, parce que la rencontrer c’est cesser d’être esclaves de nous-même et entrer dans un domaine où la liberté s’actualise en libération de nous-même. (…)

Ce rappel d’expériences connues nous laisse entrevoir que notre libération – notre naissance à nous-même, notre devenir humain, notre émergence hors du monde instinctif et du monde-objet – est liée à la rencontre avec une Présence, toujours la même, avec un « X » ineffable, dont la découverte nous guérit de nous. (…).

Mais il faut noter, cela est capital, que c’est au même moment que l’on atteint à soi -j’entends, à ce nouveau « Moi », à ce « Moi-Personne », à ce Moi Valeur, à ce Moi-oblatif – et que l’on rencontre en soi « la Beauté si antique et si nouvelle » qui a ravi le cœur de saint Augustin.

Il y a une symbiose, une unité de vie, une solidarité indissoluble entre ma libération et la rencontre avec cet amour « plus intime à moi-même que le plus intime de moi-même.

Vu sur mauricezundel.com

lundi 9 mars 2026

• La nature de l'esprit doit être reconnue par la nature de l'esprit elle-même - Sitou Rinpoche

    


La nature de l'esprit doit être reconnue par la nature de l'esprit elle-même. Ce n'est pas "vous" qui reconnaissez votre nature de l'esprit, c'est votre nature de l'esprit qui reconnaît votre nature de l'esprit. C'est si simple, et c'est précisément ce qui rend cette reconnaissance si difficile. Cette reconnaissance est constante. Notre esprit reconnaît sa propre nature en permanence. Nous ne sommes jamais séparés. Pourtant, comme l'exprime la prière du Mahamudra, "la conscience de soi, sous l'emprise de l'ignorance, se confond avec un "soi" ". Ainsi, à cause de l'ignorance, la nature de l'esprit que nous percevons à chaque instant, nous la prenons à tort pour le "je".


mardi 3 mars 2026

• C'est le "je suis" prenant conscience du "je suis" - Nisargadatta Maharaj

Vous êtes le point de départ de toute la création, le point-phare qui éclaire la création ; et il n'y a, à aucun moment, à faire le moindre effort.

N'ayez pas d'impatience. Immergez-vous dans le sens d'exister sans forme, jusqu'au jour où jaillira l'illumination de la conscience-lumière, qui est dans tout ce qui existe, et qui vous fera découvrir "je suis tout cela, l'ensemble du manifesté".

Il vous faut demeurer dans ce sentiment "je suis", et un jour, tout se produira spontanément. Cela ne peut se produire que spontanément ; et n'est, en aucun cas, le résultat de préparation ou d'ascèse. Mais il faut toujours vous souvenir "je ne suis pas cela, ni cela, ni cela". Pas de forme ! Et un jour, vous constaterez "je suis le monde, je suis un, je suis entier, et non pas divisé". "Je suis un" veut dire "je suis l'ensemble des mondes". C'est le "je suis" prenant conscience du "je suis".

C'est "je suis" limité à une chose matérielle qui est l'erreur fondamentale, celle qui rend caduque les constructions les plus hautes et les plus surprenantes que l'on puisse élever sur cette base fausse. Ce n'est donc pas en manipulant de hautes idées spirituelles que l'on pourra modifier, en quoi que ce soit, son ignorance ; il faut revenir au point de départ. Comprendre ce qui se passe à la naissance est la seule et unique réponse. Quand on l'a obtenue, on sait tout et on comprend tout ce qu'il est possible de savoir. Il faut découvrir le pouvoir qui en vous veut faire, veut agir. Le pouvoir que tous les ambitieux et les puissants veulent manipuler ; mais dont la compréhension réside seulement dans la perception de ce qu'est la naissance.

mercredi 4 février 2026

• La conscience retourne vers elle-même - Éric Edelmann


L’engouement des Occidentaux pour la méditation véhicule aussi son lot de confusions. Éric Edelmann nous montre comment cette pratique a été détournée, sa portée amoindrie, son sens appauvri. Il s’adresse à tous ceux qui, ayant expérimenté les bienfaits de la méditation, restent cependant sur leur faim, se sentant appelés à chercher plus loin. En résumé, non pas “guérir l’ego” mais “guérir de l’ego”.

L’auteur nous donne à expérimenter 21 méditations dans l’état d’esprit des enseignements de sagesse dont cette pratique est issue.
Pétri par l’enseignement non dualiste originaire de l’Inde, Éric Edelmann parvient à le formuler ici de façon universelle et accessible.

Et si l’on retrouve dans sa guidance l’influence évidente d’Arnaud Desjardins et de Swami Prajnânpad, on perçoit aussi la pédagogie du Zen dont il a hérité du maître japonais Sensei Deshimaru.


Le corps conscient permet une approche directe et même sensuelle du niveau spirituel en nous.

Cet ouvrage en 2 parties analyse tout d’abord les malentendus reliés à la méditation devenue panacée du développement personnel et phénomène de mode, pour ensuite redonner du sens à cet exercice de présence. Au delà d’aller mieux, faire l’expérience intime de la source de l’être, de notre dimension spirituelle, hors du temps et de l’espace. En résumé, non pas “guérir l’ego” mais “guérir de l’ego”.

La seconde et majeure partie de l’ouvrage propose 21 méditations dans l’état d’esprit des enseignements orientaux dont cette pratique est issue, formulées ici de façon universelle et accessible.

Et si l’on retrouve dans la guidance d’Éric Edelmann l’influence évidente d’Arnaud Desjardins et de Swâmi Prajnânpad, on perçoit aussi la pédagogie du Zen dont il a hérité du maître japonais Sensei Deshimaru.

Ce livre s’adresse au lectorat des approches méditatives orientées vers le mieux-être : beaucoup restent sur leur faim, se sentant appelés à chercher plus loin.

Il intéressera aussi les lecteurs d’essais de spiritualité ou de philosophie qui trouveront là un support pour l’entraînement de l’esprit, contribuant à intégrer au niveau du cœur et du corps ce qui, sinon, ne relèverait que de la croyance ou de la seule connaissance intellectuelle.

Il est enfin destiné à tous ceux qui cherchent à dévoiler la nature de la Réalité ultime.


© Extrait publié avec l'aimable accord des Éditions L'Originel :


Laissez votre esprit être un hôte gracieux au milieu d’invités indisciplinés.


Le paradoxe auquel on a affaire quand il s’agit de méditation, c’est qu’il n’est pas tant question d’une action au sens ordinaire que d’une non-action. Et pourtant, nous nous retrouvons assis sur un coussin parce qu’il y a bien au départ une intention.

Cette intention ne relève pas du domaine de la volontéégotique, mais  cherche plutôt à concrétiser l’aspiration fondamentale de notre être à rejoindre sa source. L’exercice, la persévérance et la discipline sont alors au service de cette aspiration essentielle qui contient en elle-même sa propre justification. Ainsi, lorsque l’on a demandé un jour à Karlfried Graf Dürckheim pourquoi méditer, il a répondu: «Parce que c’est l’heure!» Une manière de couper court à toute palabre intellectuelle et d’inviter à une expérience directe qui ne se laisse pas entraver par toutes les complications du mental.

Tout en n’étant pas un «faire» au sens habituel, la méditation nous engage cependant dans un processus dynamique qui œuvre à notre transformation. Un médecin français, qui a passé sa vie à méditer aux côtés de la grande sainte indienne Ma Anandamayi, a pu dire à l’âge de soixante-quinze ans:

«C’est vrai qu’il n’y a rien à faire, mais il y a beaucoup à défaire!»

L’étymologie latine du mot «méditer» signifie «prendre soin» et, en sanskrit, le mot bhâvanâ qui lui correspond veut dire «croissance, culture, devenir».

Il ne s’agit pas tant de faire attention que de porter attention, c’est-à-dire d’être attentionné dans la mesure où il y a aussi une participation du cœur, une chaleur, une bien-veillance.

Cette dernière est une bonne vigilance, une «vigilance aimante» selon l’expression de Ram Dass. Cette attitude fine et subtile est comparable à la situation d’un équilibriste qui pratique sa discipline de tout son corps mais se soumet à des lois impersonnelles qui ne relèvent plus du moi. La suspension progressive de fonctions ordinaires ouvre le champ à un processus naturel de croissance de l’être et d’élargissement de la conscience.

Autre paradoxe: non seulement nous recherchons ce que nous sommes (« Il faut un long voyage pour arriver au voyageur»), mais nous sommes nous-même l’instrument de perception. Par conséquent, si l’instrument de perception change, ce qui est perçu change aussi. À l’évidence, l’univers d’une fourmi est très différent de celui d’un éléphant. De même, des instruments sophistiqués comme le télescope, le microscope électronique ou des lunettes de vision nocturne à infrarouge nous donnent accès à un champ de la réalité qui nous serait inaccessible sans eux. De la sorte, il nous est possible de comprendre que tout dépend de l’organe de perception lui-même et de son degré de raffinement ou de sophistication.

Le poète anglais William Blake écrivit ainsi: «Si les portes de la perception étaient nettoyées, chaque chose apparaîtrait à l’homme telle qu’elle est, infinie.»


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S’il y a une progression en méditation, elle va dans le sens d’une plus grande clarté parce que nous devenons plus transparents. C’est ce que la tradition méditative du bouddhisme appelle «une présence d’absence». En 1998, les publicitaires de chez Renault ne pensaient pas si bien dire lorsqu’ils proclamaient: «Et si le vrai luxe, c’était l’espace?»


À la différence d’une approche méditative essentiellement fondée sur une concentration exclusive (one pointed mind, «l’esprit fixé sur un point»), on peut au contraire cultiver une ouverture sans restriction, une conscience-témoin qui laisse passer les pensées et représentations comme un reflet sur un miroir. Ce «lâcher-prise» par rapport à toutes les productions mentales est possible, non pas à partir du seul mental, mais à partir de l’être tout entier, qui inclut le corps physique, la posture juste et une parfaite stabilité. L’immobilité joue donc un rôle essentiel dans cet apprentissage, car elle nous laisse la possibilité de faire, comme l’a écrit Shantideva, «l’expérience de l’immensité de l’immobilité».


mardi 3 février 2026

• Se reposer librement - Tulku Orgyen Rinpoché

 

Se reposer librement, omniprésence et ouverture - ce sont les trois points essentiels de rigpa. 

Se reposer librement signifie que vous ne vous concentrez pas sur quelque chose comme étant là. 

Omniprésence signifie ne pas attacher quelque chose comme étant ici en vous. 

L’ouverture signifie ne pas s’attarder sur quelque chose entre les deux.

Vous pourriez aussi dire : ne vous projetez pas vers l’extérieur, ne vous concentrez pas vers l’intérieur et ne placez pas votre attention dans un état intermédiaire.

Lorsque vous ne faites pas l’un de ceux-ci, c’est la vue. Cela suffit. Ne vous projetez pas vers l’extérieur. Ne vous concentrez pas vers l’intérieur. Ne placez pas votre esprit entre les deux. Alors il n’y a rien à faire. Vous êtes arrivé au non-accomplissement.

"Discours de Vajra. Instructions essentielles pour le Yogi Dzogchen" - Éd. Rangjung Yeshe Books