jeudi 23 décembre 2021

vendredi 10 décembre 2021

• Prenez conscience de ce vers quoi elle pointe... - Nisargadatta Maharaj

Vous pouvez observer l'observation

mais pas l'observateur.

Vous vous savez être l'ultime observateur par une intuition directe et non par un 

raisonnement logique fondé sur l'observation.

Tout ce qui arrive pointe,

comme l'aiguille aimantée vers le nord,

sur votre existence en tant que centre de perception.

Négligez l'aiguille et prenez conscience

de ce vers quoi elle pointe.

C'est très simple, mais cela doit être fait.

C'est la persistance avec laquelle

vous maintenez le retour vers vous

qui est importante.


Nisargadatta Maharaj


jeudi 9 décembre 2021

mardi 7 décembre 2021

• Aboutissez en “cela” qu’il pointe - Denis Marie

Toute parole, tout récit, tout discours est faux. Tout ce qui est dit dans ce site l’est également, parce que cela appartient à l’illusion.

Toute cette prose n’est qu’une incitation au réveil. Sans cela, elle ne conduit nulle part. Elle n’est que déclamation de rêve dans le rêve.
Aussi, réveillez-vous ! Entrez dans la Présence et sortez de vos idées. Ne fixez pas l’extrémité du doigt, aboutissez en “cela” qu’il pointe !

Pour suivre les publications de Denis sur son blog, c'est ici.

vendredi 3 décembre 2021

• En compagnie des sages - Eric Edelmann

Cet ouvrage offre un panorama synthétique et vivant des grandes figures de la sagesse contemporaine. Il présente 28 sages au gré d’histoires saisissantes et d’anecdotes stupéfiantes. Il est agrémenté de superbes portraits. Sont évoqués entre autres : Chandra Swami, Gurdjieff, Hakuin, Swâmi Prajnânpad, le Dalaï Lama, les XVIe et XVIIe Karmapa, Ma Anandamayi, Mataji Krishnabaï et bien sûr Ramana Maharshi. Le lecteur plonge au cœur de la sagesse et de l’amour exprimés par ces 28 sages.


« En rassemblant ces histoires et ces anecdotes, j’ai voulu vous faire partager non seulement la sagesse, mais aussi la compassion, la liberté ou l’humour de ceux et celles que l’on pourrait appeler des « êtres de lumière ». Les anecdotes vécues que vous pourrez découvrir au fil de ces pages côtoient des récits qu’utilisaient parfois les maîtres pour transmettre un enseignement et donner une leçon de vie. C’est, dans tous les cas, une manière d’entrer dans leur proximité et de bénéficier de cette atmosphère si particulière qui les entoure. »


Éric Edelmann


Extraits publiés avec l'aimable accord des Éditions L'Originel - Charles Antoni : 


© photo :  DR

Un disciple de Chandra Swami raconte :

À mon premier retour de l’Inde, j’ai pris l’avion et dans la salle d’embarquement à l’aéroport de Delhi, il y avait une veille sœur ermite qui avait une apparence merveilleuse et j’ai souhaité très vivement être assis à ses côtés dans l’avion pour pouvoir parler avec elle. Je me suis retrouvé assis près d’elle et tout de suite, j’ai engagé la conversation et lui ai demandé qui elle était.

Elle est allée en Argentine et a vécu dix-huit ans là-bas. Au bout de dix-huit ans, elle est venue en France pour entrer dans un cloître. Elle est restée trente ans dans le cloître et puis au bout de trente ans, elle s’est rendu compte que ce n’était pas sa tasse de thé – elle m’a dit cela comme ça. Donc, elle a rendu son tablier, elle a quitté le cloître et est allée ensuite dans les collines en Grèce. Et là, elle s’est déplacée de petite chapelle en petite chapelle pendant quelques années puis elle a senti l’appel de la Terre Sainte et s’est rendue dans le désert, en Israël.

Elle a vécu pendant quelque temps dans une grotte, loin de tout. Et puis un jour, Cela est arrivé. Elle a dit : « À ce moment-là, je n’ai plus vu de différence entre dire une prière et éplucher une orange. Et à partir de ce moment, il y a des tas de gens qui sont venus me voir pour me demander ce qu’il fallait faire pour s’approcher de Dieu et, évidemment, je ne pouvais pas leur dire d’éplucher des oranges, alors je leur ai dit de dire des prières! »


Éric Edelmann, Plus on est de sages, plus on rit, Le Relié, 2005, pp. 151-152.


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Le derviche illettré


Un pauvre derviche s’approcha d’un professeur d’arabe qui n’avait pas d’école. Ce professeur enseignait en écrivant à la craie sur les murs de la ville. Le derviche demanda au professeur s’il pouvait lui enseigner à lire et à écrire. Touché par la sincérité du derviche, le professeur offrit de lui enseigner gratuitement. Il dessina une grande ligne verticale sur le mur et dit « Ce trait correspond à la lettre alif ; c’est la première lettre de l’alphabet. » Le derviche se prosterna, remercia le professeur et partit. Le professeur, qui était habitué à enseigner au moins la première moitié de l’alphabet à la première leçon, était étonné. Cela promettait d’être un long processus !

Le derviche ne revint ni le lendemain ni la semaine suivante, si bien que le professeur finit par l’oublier. Plusieurs mois plus tard, le derviche réapparut. Ses yeux brillaient d’une lumière intérieure. Il se prosterna pieusement et annonça qu’il était prêt pour la leçon suivante. Le professeur pensa : « À ce rythme, nous ne passerons jamais à travers l’alphabet », mais tout ce qu’il dit au derviche fut : « D’accord. Revoyons d’abord la première leçon. Écrivez la lettre alif sur le mur. »


Le derviche écrivit la lettre alif, et le mur s’écroula.


Robert Frager, Heart, Self and Soul, Quest Books, 1999, p. 15.


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Une jeune fille vint demander à Mataji d’écrire quelques mots dans son carnet d’autographes. J’étais sûre que Mataji refuserait avec un beau sourire en expliquant : « Je n’écris pas ». Pas du tout. Mâ consentit : « D’accord, sur quelle page? » Ravie, la jeune fille ouvrit le carnet et le tendit à Mataji.

D’un air profondément concentré, avec tout le sérieux d’une petite fille, Mataji dessina un tout petit point au milieu de la page. Puis, levant la tête, elle regarda la jeune fille droit dans les yeux et, montrant le point du doigt, elle dit : « Là-dedans, tout est contenu ! » et elle lui rendit le carnet.


jeudi 2 décembre 2021

mercredi 1 décembre 2021

dimanche 28 novembre 2021

jeudi 4 novembre 2021

• Vous serez libre de la liberté - Nisargadatta Maharaj


 Un ouvrage regroupant deux textes précieux qui sortent pour la commémoration des 40 ans de son départ.

Jusqu’au départ de Nisargadatta Maharaj, un enseignement a été transmis.

Treize jours après que le grand sage Sri Nisargadatta Maharaj soit entré en Mahasamadhi, en quittant définitivement son corps le 8 septembre 1981, S.K. Mullarpattan, un de ses disciples et traducteurs les plus proches, prononça un discours d’hommage.

D’une manière très simple, et vivante, il se remémore les derniers jours passés auprès de Maharaj et l’empreinte indélébile que le grand sage a laissé à ceux qui étaient en contact ave lui.

A l’occasion de la commémoration du 25é anniversaire du Mahasamadhi de Nisargadatta Maharaj, ce discours a été retranscrit et publié en anglais. A l’occasion de la commémoration des 40 ans de cet événement, le voici à la disposition de son auditoire francophone. Une occasion unique de découvrir comment un tel contexte était transformé en un enseignement vivant de détachement et de présence jusque dans les derniers jours et jusqu’au dernier souffle.

Dans ce présent recueil, ont été aussi collectées des transcriptions écrites de cassettes d’enregistrements des paroles de Nisargadatta publiées en anglais aux Éditions Yogi Impressions sous le titre Beyond Freedom, inédites en Français.

 "Quand vous découvrez le Soi qui est sans couleur, sans forme ou image, vous ne rechercherez plus ou ne revendiquerez plus une quelconque liberté. Vous serez libre de la liberté".


"Dès que le sentiment d'Etre jaillit ou apparaît, tout l'espace en est imprégné. L'immensité du ciel est l'expression de votre Etre. Et bien que l'entièreté de ce monde soit l'expression de votre Etre, vous vous prenez et vous limitez à ce corps particulier. Votre amour pour le corps réduit votre horizon. Mais, dès l'instant où ces murailles s'effondrent, vous êtes à nouveau un avec Brahman, avec l'univers entier".


© Extrait publié avec l'aimable autorisation des Éditions Aluna

Les paroles du Guru sont la Vérité même

Nisargadatta Maharaj : Alors que mon Guru entrait dans un état de félicité, il me dit : « Aie foi en moi et en mes paroles. Quoi que je te dise, c’est la Vérité. Tu es la plus haute Vérité. Aie foi totalement en cela et comporte-toi en conséquence. »

Il y avait un sage qui avait un sacré caractère et qui se mettait en colère très facilement. Il proférait des jurons avec tant de force et de démonstration que quoiqu’il dise cela prenait forme et se réalisait. Mon Guru m’a dit : « Le Divin (Paramataman) est ce Que tu es ! » J’ai entendu mon Guru en satsang (C’est-à-dire en sat : sage, véritable et sang : association) et je l’ai totalement accepté. 

Je n’avais pas connaissance que ce « Je » existait et soudainement, j’étais conscient de « Je suis », cette Vérité Absolue. J’avais une confiance totale dans les paroles de mon Guru, et ensuite tout s’est déroulé spontanément. La transformation était continue et j’étais le premier étonné de ce qui se produisait en moi. Cela n’était rien d’autre que la force des mots de mon Guru. Les paroles du Guru sont la Vérité Elle-même.

Visiteur : Est-ce que vous répétiez les mots que votre Guru vous avez confiés ?

Nisargadatta Maharaj : J’écoutais en permanence la récitation sacrée (japa) qui se produisait d’elle-même en moi.

Visiteur : Qu’est-ce qui produisait ce japa ?

Nisargadatta Maharaj : La cause première est la connaissance du « Je suis ».

Visiteur : Qu’est-ce que vous entendez par « connaissance » ?

Nisargadatta Maharaj : Cette connaissance « Je suis » apparaît spontanément. Cette connaissance « Je suis » est antérieure à la formation des cinq éléments. L’Absolu (Paramatma Parmeshwar) n’est conscient de rien. L’état de conscience apparaît plus tard, avec la connaissance du « Je suis ». Un être peut être bien portant quand il va se coucher et le matin au réveil, avoir la tête qui tourne et tomber. Il découvre que tout son corps est enflé et ne connaît pas la cause de ce trouble. C’est seulement quand tous les examens sont faits qu’il connaît la cause de cette maladie. De la même manière, l’Absolu n’a aucune idée qu’Il était (ou qu’Il est). 

C’est seulement quand la connaissance « Je suis » apparaît spontanément qu’il peut en être conclu que l’Absolu « était » ou « est ». 

C’est uniquement quand la conscience du corps-mental vient à l’existence, par le pouvoir des cinq éléments, que la Conscience d’Être apparaît. J’ai appris de mon Guru que ce subtil principe qui ne sait pas qu’« Il est », est mon propre Soi. Ceci est ce qui m’a été transmis. C’est depuis Cela que je vous parle.

Quand j’étais jeune, j’avais pour habitude d’argumenter sur beaucoup de sujets. Avant de rencontrer mon Guru, Je pouvais penser qu’il n’y avait rien de spirituel, J’avais fait le vœu que je ne serais jamais initié et que je ne me mettrai jamais aux pieds de personne. Un jour, un ami me dit qu’un grand sage visitait la région et me demanda de l’accompagner pour rendre visite à ce sage. Je ne souhaitais pas m’y rendre, mais mon ami insista, aussi je m’y rendis avec lui. Mon ami acheta une guirlande et quelques friandises à offrir au sage et me suggéra de mettre une belle tenue pour cette visite. Lors de la rencontre, le sage me demanda de fermer les yeux et me donna l’initiation. Après cela il me demanda de les rouvrir ; c’était comme si j’avais explosé. À partir de ce moment, je fus une personne complètement différente.

En 1932, j’avais acheté deux livres de philosophie qui m’avaient été recommandés par un ami. J’essayai de les lire mais je ne comprenais rien. Aussi je les avais remis dans leur emballage et mis de côté. L’initiation par mon Guru eu lieu en 1934. Deux mois après cette initiation, toujours ce même ami m’invita dans son village et me proposa de discuter de ces livres de philosophie. Je présentai alors le contenu de ces livres spontanément. Contenu qui était maintenant devenu pour moi des informations de « jardin d’enfants ».

Visiteur : D’où vous est venue cette capacité ?

Nisargadatta Maharaj : C’est comme si vous me demandiez comment j’ai acquis cette forme humaine ; à l’insu de ma connaissance ! Cela s’est produit. Je n’avais pas la main sur cela. Les gens auraient pu me supplier ou bien au contraire me frapper, mais j’agissais sans en être véritablement conscient, sans effort, naturellement. Je n’avais jamais étudié les Écritures auparavant, cependant la connaissance est venue à moi. Il est dit qu’il s’est déjà produit quantité de dissolutions de l’Univers, mais comment cela se fait-il que je ne sois pas concerné par celles-ci ? En réalité, « Je » a toujours été là, seule cette apparence présente (le corps-mental) ne l’a pas toujours été. Même la dissolution de l’Univers n’a pas affecté ce « Je ».

Ce corps a une forme, mais « Je » en tant que Conscience n’en a pas. Quand vous avez pour habitude de porter quelque chose avec vous, cela fait partie de vous et vous vous unissez à elle. Si vous avalez un poison en très petite quantité à la fois, vous allez être immunisé vis-à-vis de ce poison. Alors même un serpent ne pourra vous faire de mal. De la même manière, l’affirmation « Je suis Brahma » vous transformera en Brahma au point que même la naissance et la mort ne pourront vous affecter. Essayer de comprendre les choses depuis ce point de vue. Si vous prenez l’habitude de penser de cette manière, cela deviendra vôtre.

Vous n’avez pas une foi fermement établie en quoique ce soit ou en quelqu’un. Vous allez de-ci de-là, d’un Guru à l’autre. Vous ne gagnez rien à ce passe-temps de tournée des Guru et à écouter le point de vue des uns et des autres. En essayant d’apprendre trop de choses, de trop de personnes à la fois, vous n’obtenez rien et ne changez pas. Je ne vous demande pas de faire pénitence et des pratiques spirituelles ardues (sadhana). Tout au plus pourrais-je vous dire de chanter le nom de Dieu (Brahma japa). Occupez le souffle vital, occupez-le avec cette récitation. Attribuez cette action de répétition du Nom Divin à votre souffle vital et n’intervenez pas et observez. Tout comme vous demanderiez à un cuisinier de vous préparer un repas et que vous le regarderiez faire, gardez le souffle vital occupé à cette récitation : vous entendrez alors cette récitation se faire à travers votre corps. 

Vous devrez avoir un intense désir de découvrir la Vérité. Alors seulement le résultat sera rapide. Le fruit du japa sera fonction de la force de votre conviction et de l’étendue de votre Foi. Mon Guru s’est adonné à de longues purifications et pratiques spirituelles avant d’acquérir cette connaissance. Mais sans que j’ai eu besoin de pratiquer tout cela moi-même, il a fait venir cette connaissance à moi. Je ne suis pas lié à ce monde ou à cet univers ; par contre ce monde et cet univers dépendent de Moi. Pour qui me prenez-vous ? Quelle identité m’attribuez-vous et quel jugement portez-vous sur moi ? À partir de quelle identité vous jugez-vous ? Vous entretenez l’idée que vous allez avoir de nombreuses naissances. Je ne crois pas en de telles histoires. Je sais que « Je » a toujours été. Que cette manifestation n’était pas là pour moi. Je ne suis jamais né. 

Visiteur : je vous écoute très attentivement. Est-ce que cette intensité approfondira ma compréhension ? 

Nisargadatta Maharaj : Vous l’êtes déjà spontanément, aussi pourquoi parler de ce qui n’est pas ? Ce n’est qu’une illusion. Bien que de grands érudits et sages viennent me visiter, je ne prépare aucunement les entretiens que je pourrais avoir avec eux. Je dis ce qui vient à moi. Ultimement, je sais que même ces mots sont à considérer comme les enfants d’une femme stérile !

Visiteur : Montrons-nous notre ignorance en posant des questions qui entretiennent la conversation ? 

Nisargadatta Maharaj : Qu’est-ce que la connaissance ? La connaissance ne peut prendre naissance dans l’ignorance et l’ignorance peut ainsi être considérée comme le parent de la connaissance.

Ouvrage disponible sans frais de port sur www.alunaeditions.fr.


Ouvrage publié récemment chez le même Éditeur : 

 Ce livre, inspiré, s’adresse à tous ceux qui cherchent la porte du Cœur en eux, pour faire le passage, ici et maintenant, afin d’accéder à d’autres dimensions, à être. Avec le souffle, les ondes, les couleurs et les sons qui vous emmènent vers vous-même.

Les temps sont venus. La Voie du Cœur, c’est avant tout l’amour de toute chose vivante et aimante. De l’herbe aux constellations, des animaux aux sources d’eau. Rien de ce qui vit ne m’est étranger.

Devenez des hommes et des femmes de cœur, une immense tradition de lumière et d’amour.

L’Esprit souffle où il veut, quand il veut ! Centrez-vous et fusionnez avec lui.

Déversez la coupe. C’est cela le mystère.

Écoutez bien la musique des sphères et le langage des étoiles.

Écoutez votre cœur.

A propos de l'auteur : Guide spirituel, médium, clairvoyante, artiste sculptrice, peintre, poétesse, écologiste, appelée à des expériences mystiques, poussée par le souffle et informée à la Source. ANANA TERRAMORSI a consacré sa vie à la beauté et à la Voie du Cœur, en pratiquant l’art de la guérison et l’amour universel.

vendredi 22 octobre 2021

• Padre Pio... ou Lobsang Rampa ?

 Il y a une chose que je sais en toute vérité et certitude, c'est que mon coeur aime infiniment plus que mon intelligence ne peut comprendre.

                                                                             Padre Pio


Et pour ceux qui ont encore un peu de mal à le sentir, il y a la méthode forte digne d'un Lobsang Rampa : après l'ouverture du 3e oeil, celle du coeur !





jeudi 14 octobre 2021

• Tout se dissout dans la vacuité primordiale, "moi" y compris... - Michaël Szyper

Une exploration approfondie du basculement de la conscience que constitue l'éveil au regard de notre vraie nature, de l'âme, du coeur, du mental et du moi


Ce livre présente une description approfondie du basculement de la conscience que constitue l’éveil, en lien avec les principaux éléments de la conscience humaine : notre vraie nature, l’âme, le mental, le cœur et le moi.
La vue d’ensemble proposée permet de résoudre les contradictions apparentes que l’on trouve fréquemment dans les enseignements spirituels concernant notamment le caractère soudain vs graduel de l’éveil, l’utilité des voies directes et progressives, la nécessité des pratiques spirituelles, le libre arbitre, l’existence de l’âme et le rôle du moi.
Nous explorerons pourquoi, bien que l’éveil donne lieu à une libération radicale et permanente vis-à-vis du mental et dissout la séparation intérieure, il reste néanmoins sujet à une intégration continue. Cet ouvrage souligne l’importance de vivre notre vraie nature de manière intégrée, authentique et sensible à partir du cœur. Comme nous le découvrirons, l’éveil n’est pas une fin en soi; il constitue un nouveau départ dans la manifestation du potentiel illimité de la conscience à travers ses formes. Et si le passage de la séparation à la conscience de l’unité ne concernait pas que quelques individus privilégiés et qu’il s’agissait de la prochaine étape évolutive pour l’humanité? Celle qui nous permettra de réaliser que nous sommes toutes et tous des expressions singulières d’une même conscience infinie et de vivre en paix, en harmonie avec la Terre Mère.

© Extraits publiés avec l'aimable accord de l'auteur :

Cet ouvrage propose une description approfondie de l’éveil, que j’espère aussi claire, complète et intégrale que possible. Je me pencherai en particulier sur l’impact du basculement intérieur que constitue l’éveil sur les composantes essentielles de la conscience humaine : notre vraie nature, le mental, le corps physique, le cœur et le moi. J’aborderai également la place qu’occupe l’éveil dans le voyage de l’âme à travers le temps et l’espace ainsi qu’au sein du mouvement cosmique de la conscience se manifestant à travers les formes.
Je souhaite apporter à travers ce livre une compréhension claire de qui nous sommes réellement et de la raison d’être de notre présence ici. En explorant en profondeur le paysage intérieur de l’éveil, je tenterai d’apporter plus de clarté, d’inclusion et d’intégrité dans un domaine souvent empreint de simplifications, d’idéalisations et de croyances. J’espère ainsi pouvoir aider certains d’entre vous à ne pas gaspiller leur temps et leur énergie dans des voies sans issue, et à éviter les nombreux pièges qui jalonnent le chemin.
Enfin, j’espère que cet ouvrage pourra devenir un compagnon de route au cours de ce voyage de retour à la maison, là où il n’y a plus de séparation et où l’amour inconditionnel de la conscience abonde. J’espère également que cet ouvrage pourra vous servir de guide à travers les territoires intérieurs non explorés, qui se situent au-delà des concepts et des limitations du mental conditionné.
Cet ouvrage n’est toutefois pas un essai théorique. Il constitue une invitation à tourner le regard vers l’intérieur, à chercher ce qui est vrai, et à découvrir que notre conscience individuelle n’est pas séparée de la conscience infinie et omniprésente, qui est toujours disponible ici et maintenant, bien plus proche que ce que l’on pense et plus simple que ce que l’on peut imaginer.
Mon intention n’est cependant pas de convaincre quiconque, ni de prouver l’existence de la conscience infinie, de l’âme et de l’amour inconditionnel qui sous-tendent l’univers manifesté, mais plutôt de vous fournir une description la plus complète possible du basculement intérieur tel que j’ai pu l’observer chez moi et chez les personnes que j’ai accompagnées dans leur cheminement à la découverte de leur vraie nature. J’espère répondre aux questions essentielles suivantes :
Qu’est-ce que l’éveil et quelles en sont ses composantes ?
Existe-t-il des conditions préalables à l’éveil ? Est-il possible que l’humain s’éveille tel qu’il est, sans devoir tout d’abord résoudre tous ses problèmes personnels ? Pourquoi l’éveil se produit-il chez des gens qui, de toute évidence, ne l’ont pas cherché ou qui n’ont aucune pratique spirituelle ?
Quelle est la différence entre « éveil soudain » et « éveil graduel », et pour quelles raisons l’éveil semble se produire d’une manière ou d’une autre ?
Comment concilier les enseignements de la non-dualité selon lesquels on ne peut rien faire pour s’éveiller et les voies spirituelles graduelles qui requièrent efforts et pratiques ? Quelles sont les principales caractéristiques des voies directes et comment fonctionnent-elles ? En quoi consistent les pratiques graduelles et sans formes, basées sur l’observation, la présence à soi et l’acceptation, et quel est leur lien avec le basculement de la conscience que constitue l’éveil ?
Quelle est la vraie nature de la conscience ? Si la conscience est déjà et toujours éveillée, comment se fait-il que l’on ne s’en rende pas compte ? Existe-t-il différents niveaux de profondeur dans la réalisation de notre vraie nature ?
Quel est l’impact de l’éveil sur le corps et le mental, le cœur, l’âme, le moi ? Qu’advient-il de ceux-ci après l’éveil ? Les réactions émotionnelles et les schémas mentaux limitatifs se produisent-ils encore après l’éveil ? Et si oui, pour quelles raisons ? Qu’arrive-t-il au mental après l’éveil et que veut dire exactement « se libérer du mental » ? Quelles sont les répercussions de l’éveil sur le cœur et sur notre capacité à aimer ? Pour quelle raison certains êtres éveillés disent- ils qu’« il n’y a plus personne » après l’éveil ? Quel en est l’impact pour l’individualité ? Le moi n’est-il qu’un fatras de conditionnements et de concepts tel que le prétendent certains enseignements non dualistes, ou bien a-t-il une portée plus profonde en rapport avec l’âme ? Et qu’est-ce que l’âme et quel rôle joue-t-elle dans le basculement de la conscience constitutif de l’éveil ?
Comme vous allez le découvrir, ce livre ne s’adresse donc pas seulement aux personnes en recherche, qui aspirent à découvrir la vraie nature du soi, de la vie, de l’amour et de la réalité. Il intéressera aussi, je l’espère, ceux et celles qui vivent déjà à partir de leur vraie nature, mais qui restent néanmoins suffisamment curieux, humbles, ouverts d’esprit et de cœur pour reconnaître qu’un approfondissement et une intégration restent possibles.
J’aborderai en détail les raisons pour lesquelles, même après qu’il ait donné lieu à une libération radicale vis-à-vis du mental, l’éveil reste l’objet d’une intégration continue, intégration dont le principal bienfait consiste à nous permettre d’exprimer la complétude de la conscience à travers notre véhicule humain, plutôt que d’être agis par des comportements issus de l’ancienne perception de la séparation. Nous explorerons aussi pourquoi l’éveil reste incomplet tant qu’il n’inclut pas le cœur, l’âme, le moi et le mouvement cosmique de la conscience manifestant son potentiel infini d’amour et d’intelligence à travers la diversité des formes, autant d’éléments qui sont souvent absents des enseignements contemporains de la non-dualité.
Comme nous le verrons, au-delà de la réalisation profonde que nous sommes la conscience même et non une personne séparée, chacun d’entre nous est également une âme, c’est-à-dire une conscience sans forme et intemporelle, identique en essence à la conscience infinie mais individualisée de celle-ci. L’éveil libère l’âme du cocon de la séparation et du voile de l’identification à la forme. Telle une fleur de conscience, elle peut alors ouvrir ses pétales et irradier son parfum unique, contribuant ainsi au tout. Se tenant debout, libre et légère et se sentant en sécurité au sein de l’arbre de vie infini, elle prend joyeusement part à la manifestation de l’amour de la conscience sur le plan terrestre. En ce sens, cet ouvrage se fait l’écho de la voix originelle de la conscience, qui chuchote à chacune des âmes qu’elles ne sont pas seulement ici pour elles-mêmes, mais qu’elles font partie du mouvement cosmique manifestant son infini potentiel d’amour dans la forme.
Étant donné que les différentes facettes de l’éveil sont interconnectées et que cet ouvrage a été conçu pour que chaque chapitre puisse être lu indépendamment des autres, il m’arrivera de revenir à plusieurs reprises sur certains thèmes. Je m’en excuse par avance auprès de mes lecteurs et lectrices assidus. 

≈≈≈≈≈≈≈

Aussi loin que remonte ma mémoire dans cette incarnation, je me souviens d’avoir été entouré d’un champ de conscience plus vaste. À l’âge de 4 ans, j’ai vécu un éveil abrupt à la source non manifestée de la conscience. Parce que j’étais si jeune, cet éveil a eu un impact profond sur ma psyché qui ne s’est jamais totalement effacé.
Sur l’écran noir et blanc de la télévision, des dépouilles sont jetées dans une fosse. Face à ces images, je prends soudain conscience de la réalité de la mort et de la nature éphémère de la vie humaine. Je réalise que toutes les personnes que j’aime, mais aussi la terre, le soleil et l’univers entier sont voués à disparaître. En un instant, alors que le temps semble s’étirer à l’infini, tout se dissout dans la vacuité primordiale, « moi » y compris. 

                                        Ouvrage disponible sur Amazon
Site Internet de Michaël Szyper :  La simple Présence

mardi 5 octobre 2021

• Nous sommes le Cosmos qui rêve de lui-même...


Scène finale (audio) tirée de la série "Sermon de minuit" :


Nous sommes le Cosmos qui rêve de lui-même

(cliquer sur le lien)


vendredi 1 octobre 2021

jeudi 30 septembre 2021

vendredi 24 septembre 2021

• Râmana Gîtâ - L'essence des enseignements de Râmana Mahârshi

 

L’essence, le rasa, « saveur », des enseignements de Râmana Mahârshi sont réunis ici sous la forme particulièrement concise de dix-huit chapitres, selon le modèle du grand texte classique et universel qu’est la Bhagavad-Gîtâ. 

Ces conversations et instructions spirituelles ont été revues et éventuellement corrigées par Râmana Mahârshi lui-même. Elles offrent donc une grande garantie d’authenticité. 

La Râmana Gîtâ est un ouvrage particulier, dans le sens où Râmana expose ses enseignements – dont le fil conducteur est la recherche du Soi – d’une manière particulièrement succincte et ordonnée. Aussi chaque verset, shloka, est-il un thème précieux de méditation, de contemplation, de recueillement. 

Les satsang et propres compositions écrites de Râmana Mahârshi, sont agrémentés ici, en fin de chaque chapitre, d’un « bonus » : le Sage explique lui-même le ou les mots clés (particulièrement sanskrits) de chacun des 18 chapitres. Cela apportera au lecteur, à la lectrice un éclairage nouveau, ou un approfondissement de ses connaissances, tant du sanskrit que de l’Advaïta. 

L’essence des enseignements de Râmana Mahârshi présentés ici exposent non seulement les fondements de la non-dualité, mais aussi du Râja-yoga, Jnâna-yoga, mantra- yoga et bhakti-yoga. 

Votre devoir – nous dit Ramana – est tout simplement d’Être et non pas d’« Être ceci ou cela ». En deux mots : « Reste tranquille ». 

Extrait publié avec l'aimable accord des Éditions Accarias L'Originel :

De l’importance de la méditation 

(upâsanâ) 

29/212/1913 

Srî Kâvya Kantha Ganapathi Muni : La libération peut-elle survenir par la simple discrimination entre le réel et l’irréel ou y a-t-il d’autres moyens pour obtenir la fin de la servitude ? 

Râmana Mahârshi : Seul demeurer dans le Soi libère de tous les liens. La discrimination entre le réel et l’irréel conduit à l’absence des désirs et au non-attachement. 

Le jnânî est inconcevable ; il est établi dans le Soi. Il ne considère pas le monde comme irréel ou comme différent de lui-même. 

G. M. : Une étude des écritures suffit-elle à elle seule pour libérer ceux qui désirent la connaissance, ou une pratique spirituelle selon les instructions du guru est-elle également nécessaire ? 

Râmana : Le chercheur de la connaissance n’atteint pas son but par la seule étude des écritures. Sans méditation, il ne peut y avoir de réalisation pour lui ; c’est certain. 

peut y avoir de réalisation pour lui ; c’est certain. 

L’expérience de l’état naturel [sahaja], durant la pratique spirituelle, est appelée upâsanâ et quand cet état devient ferme et permanent, cela même est appelé jnâna. 

En rejetant les objets sensoriels, on demeure dans sa vraie nature comme une flamme de jnâna, de connaissance. Cet état d’être est appelé état permanent (sahaja-sthiti). 

G. M. : Comment celui qui est établi dans la connaissance inébranlable (sthita-prâjna) se reconnaît-il comme tel ? Est-ce en connaissant la plénitude de son illumination ou est-ce par la cessation de la conscience objective ? 

Râmana : Dans l’état stable, naturel, à travers ce Silence suprême exempt de toutes impressions mentales subconscientes (vâsanâs), le jnânî se connaît comme tel, sans aucun doute. 

G. M. : Par quelle indication les érudits sont-ils capables de reconnaître le jnânî ? 

Râmana : Son accomplissement du jnâna se révèle à travers son équanimité envers tous les êtres [et toutes les créatures]. 

G. M. : Le samâdhi mène-t-il uniquement à la connaissance ou confère-t-il également le fruit [matériel] désiré ? 

Râmana : Lorsque la pratique du samâdhi est commencée avec un désir, ce désir portera sûrement son fruit. 

G. M. : Si l’on pratique le yoga pour une fin désirée et devient aussi un sthita-prâjna, est-ce que ce désir est également réalisé ou non? 

Râmana : En pratiquant un yoga avec un désir, et [même] si l’on devient un sthita-prâjna, la félicité ne le pénètre pas bien que le désir ait été satisfait. 

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Du sens des mots selon Râmana 

[Upâsanâ : Litt. « Se tenir (âsanâ) auprès de (upa) » ; pratique, instruction spirituelle, méditation.] 

(318) Râmana : C’est l’approche la plus avancée de la Vérité, laquelle s’achève dans la réalisation du Soi. 

[Il définit jnâna et upâsanâ ainsi :] 

« Qu’est-ce que jnâna et upâsanâ ? Jnâna est toujours présent. Il est également le but final. Quand un effort [hatha] est nécessaire, cet effort a pour nom upâsanâ. Quand l’effort n’est plus nécessaire, il s’agit de jnâna, qui veut dire la même chose que mukti, libération... 

[Il ajoute toutefois :] 

Les exercices spirituels tels que upâsanâ, dhyâna, etc., sont possibles aussi longtemps que le mental est en activité. Ils disparaissent d’eux-mêmes lorsque le mental disparaît [manonâ- sha, manolaya, disparition, érosion du mental]. Ce sont des étapes préliminaires à l’éradication finale de tout le processus de la pensée et à la pacification parfaite du mental.