mardi 16 août 2022

• Cela s'appelle Éveil - Ringu Tulku Rinpoché

Merci à Jean pour ses nombreuses publications sur sa page FB.


 

vendredi 12 août 2022

• Mirra

 

mardi 9 août 2022

vendredi 5 août 2022

• Inverser notre focalisation - Denis Marie

 Illusionnés, nous regardons les cinémas éphémères, mais nous ignorons la Lumière éternelle d’où ils surgissent.

Contempler, revient à inverser notre focalisation. Ainsi, en regardant la Source nous voyons aussi le jeu des projections qui émanent d’elle. En contemplant l’absolu, nous découvrons l’ensemble des formes relatives depuis leur nature commune.

Être Source

mardi 2 août 2022

• "Digitus impudicus" : le mûdra ultime de Chögyam Trungpa !

 

"Appelé "digitus impudicus" qui signifie "doigt insolent", ce geste obscène était utilisé pour insulter son homologue, mais également pour éloigner le mauvais œil ou mauvais esprit."

Doigt insolent... ou mûdra de subjugation... ? À vous de choisir ! 

lundi 1 août 2022

dimanche 31 juillet 2022

jeudi 28 juillet 2022

mardi 26 juillet 2022

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PS : Vous avez jusqu'au 31 juillet pour profiter de cette offre.
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Paiement par chèque, Carte Bancaire, PayPal, ou espèces (de préférence) acceptés.

jeudi 21 juillet 2022

• Et Ça aime partout et tout le temps, en même temps - Mère


Puis, immédiatement, sans transition, j'ai été comme plongée dans le bain de l'Amour du Suprême... avec la sensation de quelque chose qui est sans limite; c'est-à-dire, quand on a la perception de l'espace, que c'est partout (c'est au-delà de la perception de l'espace, mais dans la perception de l'espace, c'est partout). Et c'est une sorte de masse vibratoire homogène, IMMOBILE, et pourtant avec une intensité de vibration sans pareil, qui peut se traduire par une lumière chaude, dorée (mais ce n'est pas ça, c'est beaucoup plus merveilleux que cela!).

Et alors, c'est partout à la fois, partout identique à soi-même, sans alternances de haut et de bas, sans changement, dans une intensité de sensation qui est invariable. Et ce «quelque chose» qui est propre à la nature divine (qu'il est très difficile d'exprimer en des mots) est à la fois immobilité absolue et intensité vibratoire absolue. Et Ça... ça aime. Il n'y a pas de «Seigneur» et il n'y a pas de «choses»; il n'y a pas de sujet, il n'y a pas d’objet. Et Ça aime. Et comment dire ce que c'est que Ça?... C'est impossible. Et Ça aime partout et tout, tout le temps, en même temps.
Et toutes ces histoires que tous ces soi-disant saints et sages ont racontées, que l'Amour de Dieu «va et vient», oh! c'est d'une stupidité sans nom! – C'est LÀ, éternellement; Ça a toujours été là, éternellement; Ce sera toujours là, éternellement, toujours semblable à soi-même et au maximum de sa possibilité.
Agenda de Mère, 22 juillet 1964.

mardi 12 juillet 2022

• Une lucidité silencieuse - Jean

© D.R.

Laissez fleurir cette conviction profonde que vous êtes déjà le Tout. Abordez la pratique qui vous semble la meilleure. C’est vous le chef d’orchestre, avant que vous ne disparaissiez totalement de la scène. Et n’oubliez pas ! Ce n’est pas le moi qui médite, il y a juste méditation, écoute sans choix ni jugement, lucidité silencieuse dans laquelle toutes les inhibitions s’évanouissent.

Jean

samedi 9 juillet 2022

• Le silence du sage - Ramana Maharshi

Q : Pourquoi ne prêchez-vous pas pour mettre les gens sur le droit chemin ?

M : Vous avez décidé de vous-même que je ne prêchais pas. Savez-vous qui JE SUIS et ce que prêcher veut dire ?
Comment savez-vous que je ne le fais pas ?
Est-ce que prêcher veut dire monter sur une estrade et haranguer la foule ?
Prêcher est simplement la communication de la connaissance.
Que pensez-vous de quelqu’un qui écoute un exposé (discours) pendant une heure et qui s’en va sans que cela n’ait laissé d’impression sur lui ?
Comparé à cela, quelqu’un d’autre qui s’assoit à proximité d’une présence Sainte (d’un Saint ou d’un Sage, les deux étant identiques, on utilise plus le terme de Sage en Orient et de Saint en Occident) et qui s’en retourne après un moment avec son point de vue sur la vie complètement changé, avec une transformation intérieure profonde.
Qu’est-ce qui est le mieux : prêcher à voix haute sans effet ou rester assis en Silence en émanant des forces intuitives qui agissent sur les autres et les influencent ?
De plus, comment le langage prend-il naissance ? Il y a une connaissance abstraite non manifestée et de là, l’ego s’élève sous formes de pensées et des pensées viennent les mots. Dans cet ordre chronologique, les mots deviennent les petits-enfants de leur source d’origine.
Si les mots peuvent avoir quelque effet, combien plus puissant sera la communication par le Silence ? Jugez par vous-même !

mercredi 15 juin 2022

• Toutes les expériences qui émergent sont reliées à la clarté - Michael Katz


Le yoga tibétain du Rêve s'appuie sur les fondements du livre original de Chögyal Namkhai Norbu "Le Yoga du Rêve" (publié ici même) en clarifiant la distinction entre les rêves ordinaires, et une classe spéciale de rêves "les rêves de clarté" ou rêve lucide au moyen d’exemples extraordinaires.

L’auteur a voulu rassembler en un seul livre l’ensemble des enseignements portant sur le Yoga du Rêve. Il décrit avec précision l’importance des rêves en tant que vecteur de sagesse qu’on retrouve dans la Grèce antique, dans la bible hébraïque, dans le chamanisme ou dans l’Inde classique et, de façon particulièrement documentée dans le bouddhisme tibétain.

Il développe ici les informations relatives à la fonction et au sens des rêves et aux possibilités qu'ils représentent. Il donne de nombreux exemples de rêves de clarté, communs ou non, et les opportunités spirituelles qu'ils constituent. Il présente les méthodes traditionnelles pour diriger et transformer les rêves.

Ce livre est également remarquable parce qu'il résume les conseils essentiels de nombreux grands maîtres contemporains du Yoga du Rêve, offrant des exercices spécifiques pour développer la conscience dans les états de rêve et du sommeil. Il plaira à tous ceux qui s'intéressent à leur vie onirique, en particulier à ceux qui souhaitent appliquer le travail sur le rêve lucide à des fins de transformation personnelle.

© Extrait publié avec l'aimable accord des Éditions Accarias L'Originel :

Alors que j’interrogeais Chögyal Namkhai Norbu dans le cadre du projet du livre sur le Yoga du rêve, je lui ai demandé : « Si une personne reçoit un enseignement ou une transmission pendant un rêve, cela a-t-il la même valeur que si elle était éveillée ? » Il répondit : « Si vous êtes vraiment conscient dans l’état du rêve, alors cela a la même valeur. » 

Si, après une introduction directe à la Conscience rigpa, nous comprenons ce que nous avons reçu, nos maîtres nous encouragent à approfondir ultérieurement notre compréhension en maintenant cette Présence et Conscience dans notre vie quotidienne. 

La voie du Dzogchen fait référence à cette Conscience et cette Présence instantanée, sans effort et à tout moment. Cette pratique de la Présence, aussi appelée trekchöd, est souvent traduite par l’expression « couper à travers » ou encore par « relaxation totale » et non-méditation. 

À l’instar du maintien de la Conscience pendant la journée, la pratique de la claire lumière, durant laquelle le pratiquant maintient la Conscience pendant l’état de sommeil, ne nécessite aucun effort. À tout moment, la Présence instantanée ou Conscience est au-delà des concepts, non née et indestructible. Il ne faut pas confondre « sans effort » et « facile ». Seul le plus accompli des yogis de la voie Dzogchen est capable de se reposer dans une Conscience continue, depuis l’endormissement jusqu’au réveil. 

Selon les maîtres du yoga tibétain du rêve, un yogi avancé du Dzogchen est capable de développer l’expérience du repos dans la lumière naturelle. Quand on se repose dans cet état de Conscience méditative et de lumière, on a besoin de peu de sommeil. Il est dit que, quand on se repose dans cet état, les rêves tels que nous les connaissons sont minimes et toutes les expériences qui émergent sont reliées à la clarté. 

Une métaphore traditionnelle compare l’indicible Conscience rigpa à l’effet du soleil sur la rosée du matin. Cette métaphore est exprimée à travers le court rêve suivant : 

Les rayons du soleil levant commençaient à peine à frapper une pellicule de rosée qui s’était condensée sur le pare-brise de la voiture. Au contact du soleil, la rosée disparut instantanément. 

Cette métaphore fait le parallèle entre notre Présence instantanée/Conscience et les rayons du soleil. Nos pensées et émotions sont comme la rosée : elles disparaissent aussitôt que nous appliquons la Conscience du trekchöd. 

La transmission ou introduction directe, plus formellement appelée rigpai tsel wong, est également liée à la pratique du Guru Yoga. Dans cette pratique, nous nous intégrons avec l’esprit de nos enseignants et nous nous relions à la transmission de la lignée des maîtres éclairés. Le grand maître du Dzogchen Kyentse Rinpoché enseignait qu’il n’y avait aucune différence entre trekchöd et le Guru Yoga le plus essentiel. 

En développant une Conscience extraordinaire, de jour comme de nuit, pendant ce que l’on appelle traditionnellement les quatre temps, nous reconnaissons que toutes les pensées et perceptions naissent de la vacuité. En prenant confiance en cette vue, nous comprenons par l’expérience la vacuité à la fois du sujet et de l’objet. 

…/…

L’un des points essentiels du livre Dream Yoga and the Practice of Natural Light consistait à faire la distinction entre la Conscience Dzogchen ou rigpa associée à la claire lumière et l’expérience plus relative mais néanmoins importante de la lucidité associée au Yoga du rêve. Nous devons constamment nous rappeler que Conscience et lucidité ne sont pas synonymes, et que la lucidité du rêve est en permanence dépendante de causes et d’effets, alors que la Conscience est au-delà de la causalité. 

Norbu Rinpoché rapporte : 

Au début, on développe sa capacité à devenir lucide pendant le rêve. Dans la phase intermédiaire, on développe sa capacité à transformer des rêves en rêves à tendance karmique positive. Plus tard, le pratiquant cesse de rêver car le sommeil devient indissociable de la claire lumière et tous les rêves se dissolvent en elle. Cette étape nommée « les rêves se dissolvent dans la claire lumière » est un état qui ne peut être atteint qu’en développant notre Conscience rigpa comme nous l’avons mentionné. 

Le Dalaï-Lama développe ce point dans l’un de ses livres Sleeping, Dreaming and Dying. « Au fur et à mesure que vous progressez dans votre pratique du Yoga du rêve, se produit la première expérience de la claire lumière qui résulte de la focalisation de votre attention sur le cœur du corps de rêve. Bien que de claire lumière pendant le sommeil ne soit pas très subtil, par votre pratique cela le deviendra et vous pourrez aussi en prolonger la durée. » 

Comme nous l’avons mentionné, les pratiques du Yoga du rêve et tout particulièrement la pratique Dzogchen de la lumière naturelle ouvrent la voie à la réalisation, alors que nous maintenons la Conscience, lors de la transition de la mort à la renaissance. Le pratiquant accompli peut réaliser le but ultime consistant à utiliser la Conscience rigpa et la reconnaissance des rêves comme illusion pour se libérer lors des bardos de la mort et de son processus. L’intérêt d’imprégner le sommeil de la Conscience n’est pas anecdotique. En raison des opportunités que nous offre la maîtrise des pratiques de la lumière naturelle et du Yoga du rêve au moment de la mort, nous veillerons à nous préparer avec la plus grande attention. 

mardi 7 juin 2022

• Un pas en arrière dans sa conscience - Satprem


On s'aperçoit qu'il suffit de faire un pas en arrière dans sa conscience, juste un petit mouvement de retrait, et l'on entre dans une étendue de silence par-derrière. Comme s'il y avait un coin de notre être qui avait les yeux à jamais fixés sur un grand Nord tout blanc.
Le vacarme est là, dehors, la souffrance, les problèmes, et on fait un léger mouvement intérieur, comme pour franchir un seuil, et, tout d'un coup, on est en dehors (ou en dedans ?) à mille lieues et plus rien n'a d'importance, on est sur des neiges de velours.
L'expérience finit par acquérir tant d'agilité, si l'on peut dire, qu'en plein milieu des activités les plus absorbantes, dans la rue, quand on discute, quand on travaille, on plonge au-dedans (ou en dehors ?) et plus rien n'existe, qu'un sourire — il suffit d'une fraction de seconde.
Alors on commence à connaître la Paix ; on a un Refuge inexpugnable partout, en toutes circonstances.
Et on perçoit de plus en plus tangiblement que ce Silence n'est pas seulement au-dedans, en soi ; il est partout, il est comme la substance profonde de l'univers, comme si toute chose se détachait sur ce fond, venait de là, retournait là.
C'est comme un creux de douceur au fond des choses, comme un manteau de velours qui enveloppe.
Et ce Silence n'est pas vide, c'est un Plein absolu, mais un Plein sans rien dedans, ou un Plein qui contient comme l'essence de tout ce qui peut être, juste avant la seconde où les choses vont naître — elles ne sont pas là, et pourtant elles sont toutes là, comme une chanson pas encore chantée.