lundi 24 juin 2024

• Il suffit de faire un pas en arrière dans sa conscience - Srî Aurobindo


On s'aperçoit qu'il suffit de faire un pas en arrière dans sa conscience, juste un petit mouvement de retrait, et l'on entre dans une étendue de silence par-derrière.
Comme s'il y avait un coin de notre être qui avait les yeux à jamais fixés sur un grand Nord tout blanc.
Le vacarme est là, dehors, la souffrance, les problèmes, et on fait un léger mouvement intérieur, comme pour franchir un seuil, et, tout d'un coup, on est en dehors (ou en dedans ?) à mille lieues et plus rien n'a d'importance, on est sur des neiges de velours.
L'expérience finit par acquérir tant d'agilité, si l'on peut dire, qu'en plein milieu des activités les plus absorbantes, dans la rue, quand on discute, quand on travaille, on plonge au-dedans (ou en dehors ) et plus rien n'existe, qu'un sourire — il suffit d'une fraction de seconde.
Alors on commence à connaître la Paix; on a un Refuge inexpugnable partout, en toutes circonstances.
Et on perçoit de plus en plus tangiblement que ce Silence n'est pas seulement au-dedans, en soi; il est partout, il est comme la substance profonde de l'univers, comme si toute chose se détachait sur ce fond, venait de là, retournait là.
C'est comme un creux de douceur au fond des choses, comme un manteau de velours qui enveloppe.
Et ce Silence n'est pas vide, c'est un Plein absolu, mais un Plein sans rien dedans, ou un Plein qui contient comme l'essence de tout ce qui peut être, juste avant la seconde où les choses vont naître — elles ne sont pas là, et pourtant elles sont toutes là, comme une chanson pas encore chantée.

mardi 11 juin 2024

• C'est juste ce qui semble apparaître - Jim Newman

 Le paradoxe est que CECI, cette apparence, n’est pas ce qu’elle semble être. C'est le cas et ce n'est pas le cas. Ce n'est rien qui soit quelque chose. C'est le vide qui apparaît comme tout. Il est unifié, apparaissant comme divisé ou séparé.

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De cet apparent paradoxe surgit une expérience. Cette expérience est que cette apparition arrive à « moi ». Cette expérience n’est pas paradoxale ; ça semble très réel. Il n'y a pas d'espace, pas de place, pas de possibilité pour la réalité, que « ceci » ne m'arrive pas. Cette expérience de la dualité est insatisfaisante . C'est inconfortable. De cette expérience naît le besoin de créer une plénitude, de dissimuler le sentiment que ce qui est n'est pas complet, de donner le sentiment que ce n'est pas bien - d'accord. De là naît le besoin du bien et du mal, du bon et du mauvais. Ainsi, cette apparence se transforme alors en « ma vie », et ma vie est le besoin de rendre « ceci » meilleur, « ceci » bon, de découvrir ou de résoudre le problème de savoir pourquoi je n'ai pas l'impression que tout va bien, pourquoi je j'ai l'impression que quelque chose ne va pas, pourquoi j'ai l'impression que je dois chercher, trouver autre chose.

Ici et dans les réunions, il y aura une découverte, une révélation, une mise en évidence de la réalité, que cette expérience de séparation, cette expérience que je suis réel, qu'il y a quelque chose qui ne va pas et que je dois faire quelque chose à ce sujet, est illusoire. En réalité, CECI est entier, ceci est complet. Il ne manque rien, il n’y a pas vraiment de manque, il n’y a pas vraiment besoin que quoi que ce soit se passe.

Ce partage n'a aucune autorité. Donc, ici, cela ne dit rien à personne. Il n'y a rien à dire. C’est une réponse à la question apparente de l’expérience, à savoir que quelque chose doit se produire. La réponse est : « Non, rien ne doit se produire. »

La solution ou la fin de la recherche n'est pas une découverte. Ce besoin de trouver quelque chose n’est jamais satisfait ; ça n'arrive jamais. Si c'est le cas, c'est très temporaire. Je trouve quelque chose et j'ai peur de le perdre ; Je trouve quelque chose et j'essaie de m'y accrocher ; J'essaie quelque chose et j'essaie de le maintenir. On n'est jamais satisfait. La fin de la recherche est la fin du chercheur, c'est la fin de l'expérience, que « ceci » est réel.

Ce qui reste, c'est ce qui est déjà évidemment tout : CECI. Cela n’a besoin de rien d’autre, c’est déjà tout ce qu’il y a. Quoi qu’il arrive – quels que soient les sentiments, les pensées, les expériences – c’est la totalité qui est recherchée. Ce n’est pas la plénitude que recherche l’individu. Ce n’est pas la totalité que recherche le « je suis ». Il en sera toujours mécontent. C'est une plénitude qui va au-delà de la recherche personnelle, au-delà du besoin personnel de quelque chose de plus ou d'autre chose.

Vu sur le site de Jim Newman.

jeudi 30 mai 2024

• Réaliser le "sans quoi que se soit" - Sébastien Guenaicheau


Reconnaitre sa nature véritable, goûter à son impersonnalité et sa permanence offre ce que certains appels une joie d'être. Comme une satisfaction, un contentement, un sourire au simple fait d'être. C'est ce que nous partage ici Sébastien Guenaicheau, qui témoigne de son rire communicatif et de ses mots spontanés toute la joie vibrante d'un éveil de la conscience à la conscience. Préparez vos sourires !

mercredi 22 mai 2024

• Et ne reste que la conscience d’être, dont la nature est une paix insondable - Rupert Spira

C’est précisément parce qu’il n’y a rien au sein de l’Un

que toutes choses en procèdent. 

Plotin 

Livre après livre, Rupert Spira énonce inlassablement que le bonheur que nous recherchons ne se trouve pas à l'extérieur, dans l'expérience objective, mais dans les profondeurs de notre être. Ce livre-ci ne fait pas exception sinon qu'il trouve à creuser son propos sous la forme de questions et de réponses s'attachant à nous guider au plus près dans cette quête de bonheur.
Qu'est-ce donc qui nous empêche de reconnaître que nous sommes déjà le bonheur que nous recherchons ? Et si le bonheur est la nature même de notre être, pourquoi avons-nous le sentiment qu'il n'est pas toujours présent ? Pourquoi persistons-nous à chercher le bonheur dans les objets, les relations, les activités, vouant ainsi notre quête de bonheur à l'échec et à la désillusion ?
C'est à ces questions et à bien d'autres que Rupert Spira tente de répondre, avec la précision et la rigueur qui le caractérisent, nous invitant à un voyage qui va du bonheur que nous recherchons au bonheur que nous sommes déjà. Une traversée qui nous extirpe de notre identification au mental et au corps et nous permet de reconnaître la véritable nature de notre être, pure conscience, que nous partageons avec tout le monde et toute chose.
Et c'est dans la reconnaissance de notre véritable nature que réside le bonheur et la paix auxquels nous aspirons.
Quel meilleur espoir que celui de savoir que ce bonheur nous est accessible en tous temps et en toutes circonstances ?
Les lecteurs et lectrices ouvert(e)s à cette possibilité trouveront dans ce livre les fils d'Ariane qui les mèneront à cette vérité au cœur même de notre vie de tous les jours.

© Extrait publié avec l'aimable accord des Éditions Accarias-L'Originel :

Est-il suffisant de se reconnaître comme la présence témoin de la conscience à l’arrière-plan de l’expérience ? 

Reconnaître que nous sommes la conscience à l’arrière-plan de l’expérience constitue, dans la plupart des cas, une première étape nécessaire. Il est toutefois important de comprendre que la présence de la conscience n’est pas seulement l’arrière-plan illimité et à jamais présent de l’expérience mais aussi le médium ou le champ au sein duquel toute expérience apparaît, dans lequel elle se déploie et à l’intérieur duquel elle disparaît lorsqu’elle s’évanouit.

Il paraît incontestable, même d’un point de vue conventionnel, que les pensées et les sentiments apparaissent et existent au sein de la conscience. En revanche, il paraît moins évident que notre expérience du corps et du monde, que nous ne connaissons que sous la forme d’un flux de sensations et de perceptions, se produit également dans la conscience.

Lorsque notre attention passe d’une pensée à une sensation – par exemple, la sensation de fourmillement de notre visage, de nos mains ou de nos pieds – et d’une sensation à une perception – tel qu’un son présent dans notre environnement – nous pouvons observer qu’elle ne quitte pas un premier champ, celui où apparaissent les pensées, pour entrer dans un second champ, celui où apparaissent les sensations, puis quitter ce dernier pour entrer dans un troisième champ, celui des perceptions. Notre attention se déplace toujours dans le même champ, le champ de la conscience.

Ainsi, la relation qui existe entre la conscience et l’expérience est beaucoup plus intime que celle qui existe entre un témoin impartial et les objets de l’expérience. À ce stade de la com- préhension, la conscience pourrait être comparée à un espace vaste, vide et conscient au sein duquel les objets de l’expérience surgissent, dans lequel ils existent quand ils sont présents et à l’intérieur duquel ils disparaissent lorsqu’ils s’évanouissent.

À aucun moment nous ne rencontrons, ou ne pourrions rencontrer, quoi que ce soit qui puisse survenir en dehors de la conscience, tout comme un nuage n’apparaît jamais en dehors du ciel. Même le temps et l’espace, que nous considérons normalement comme de vastes contenants où tous les évènements et tous les objets apparaissent, sont eux-mêmes expérimentés au sein de la conscience, seul lieu où toute expérience peut apparaître. Avant que n’apparaisse l’expérience, la conscience est vide de tout contenu objectif, comme est vide l’espace d’une pièce sans meubles. En fait, c’est grâce au vide de la conscience que la multiplicité de l’expérience peut surgir en elle. Si la conscience n’était pas vide, il n’y aurait nulle place en elle pour une quelconque expérience, de même qu’il n’y aurait pas de place pour des meubles si une maison n’était pas vide. Ou encore, si un écran n’était pas transparent, il ne serait pas possible d’y projeter un film.

Une conscience qui englobe tout

À mesure que je, la conscience, plongeais de plus en plus profondément dans mon être, je sentais que je me désenchevêtrais des pensées, des images, des sentiments, des sensations et des perceptions. J’ai alors senti que je me dilatais. Je n’étais plus localisé dans la tête ou le torse. J’étais l’espace conscient, ouvert et vaste dans lequel tout apparaissait.

C’était à la fois effrayant et exaltant : effrayant car mon expérience ordinaire d’être un soi fini, situé dans le corps et limité au corps, se dissolvait rapidement ; exaltant car je ne pouvais m’empêcher d’observer, malgré ma peur, la liberté et la joie qui accompagnaient cette reconnaissance.

Il m’a fallu un certain temps pour m’apercevoir que je n’étais pas en expansion, bien sûr. C’était simplement que, mise à nu, la croyance selon laquelle la conscience est localisée dans ma tête et limitée par elle, était en train de se dissoudre devant l’évidence de mon expérience. J’ai commencé à ressentir ce que j’avais souvent lu dans la littérature traditionnelle sans avoir jamais été en mesure de le vérifier par moi-même, à savoir que la conscience s’étend au-delà des limites du corps et du mental fini où elle semblait loger, et qu’elle englobait l’univers tout entier.

Mon mental commençait à peine à assimiler cette compréhension qu’une autre la suivait : si l’espace physique était vidé de tout objet, nous n’aurions aucune expérience de la distance. Ce n’est donc qu’en rapport avec le contenu de l’expérience que la conscience est vue comme un vaste espace. Dans notre expérience réelle, autrement dit, dans l’expérience que la conscience fait d’elle-même, il n’existe aucune pensée ou perception, donc aucune expérience de l’espace et du temps.

Nous le vivons tous de façon éclatante dans l’expérience du sommeil profond. Il n’existe aucune activité de pensée ou de perception dans le sommeil profond et, par conséquent, aucune expérience de l’espace et du temps.

À la lumière de cette compréhension, la tentative du mental de conceptualiser la conscience prend fin, naturellement et sans effort. Pour faire une concession au mental, il est légitime de concevoir la conscience sous la forme d’un espace ouvert et vide. Mais lorsqu’il n’est pas nécessaire de le faire, le mental fait silence. Et ne reste que la conscience d’être, dont la nature est une paix insondable. 


lundi 6 mai 2024

• L'état naturel de l'esprit

 
Merci Jean pour ce partage

mercredi 17 avril 2024

• La cocotte de l'éveil - Denis Marie


Denis Marie invite à la rencontre de l’être, de notre nature originelle et éternelle. C’est par une approche contemplative et non progressive que s’opèrent la démystification et la dissolution du voile de l’illusion. Contempler, découle de regarder directement en soi la Source, l’Esprit originel, qui, généralement, se trouve masqué, conditionné par la pensée et notre logique rationnelle.




Contacts :
Association Être Source - https://etre-source.fr Denis Marie - https://denismarie.presencevive.fr

mardi 9 avril 2024

• L’instruction donnée va agir en un éclair et la réalisation se fera immédiatement - Ramana Maharshi

 

Les gens évoluent en fonction de leurs tendances latentes (samskaras).

 Quand on leur dit qu’ils sont le Soi, l’enseignement touche leur mental, mais ils réagissent plus ou moins rapidement et profondément selon que ces prédispositions sont plus ou moins présentes et implantées.

 Si la personne est mûre et que son mental est sur le point de plonger dans le Coeur, l’instruction donnée va agir en un éclair et la réalisation se fera immédiatement ; autrement il faudra batailler fermement.

L’occultisme, la théosophie et autres sont des routes détournées pour arriver à un même but.

En fin de compte ceux qui suivent cela vont déboucher sur le Soi bien que leurs maîtres n’aient jamais enseigné la méditation sur le Soi.

 La recherche du Soi est la façon la plus rapide et la plus directe pour réaliser le Soi.

 Les Upanishads déclarent “Celui qui ne voit pas, qui n’entend pas, qui ne pense pas, celui-là est l’Infini”. 

Ceux qui écoutent des sons ou méditent sur le son Aum sont encore en décalage, car l’infini lui-même ne peut pas être entendu. 

C’est la même chose pour ceux qui essaient de développer les visions psychiques, la clairvoyance ou les centres des chakras ; ils essaient de voir des formes alors que la réalité n’en a pas. Ils auront à atteindre le même but, maiscela après d’importants détours qui sont une perte de temps (ce qui est toujours préjudiciable).

 Avec la recherche du Soi, on n’essaie pas d’atteindre le réel, mais de le réaliser (de l’ETRE). 

La recherche du Soi est le seul chemin direct, court et sans détours, non concerné par des niveaux ou degrés de réalisation.

 De la même manière qu’à l’école il y a différentes classes, les élevées et les basses, pour la spiritualité il en va de même : ce qui est occulte, psychique et mantrique représente les basses et vichara ou recherche du Soi réel représente les plus élevées. 

C’est une question de maturité spirituelle.


lundi 25 mars 2024

• l'UNstant


En fait il n'existe rien d'autre que l'Unique Instant.

Dès l'Instant où vous Le trouvez, vous connaissez votre vrai Moi.

Cet instant relie à l'ensemble de la création. 

Chaque chose, chaque être est présent partout, de tout temps.

Au royaume du Tout, dire que quelque chose existe ou n'existe pas n'a aucun sens. 

Ce qui est entier est entier à tous égards.

Une partie duTout est aussi complète que le Tout en sa totalité. 

La pleine jouissance de la vie ne s'obtient que dans un esprit d'absolu sacrifice. 

Qui peut dire à la suite de quel événement, de quel coup du sort Son appel retentira ?

Ne vous laissez pas abattre.

Vous êtes vrai, pur, illuminé, libre, éternel. 

Jouir des beautés de ce monde apporte beaucoup de joie.

Aimer le divin donne une béatitude infinie. 

Celui qui atteint et Celui qui est atteint sont une seule et même chose. 

Que vous adoriez le Christ, Krishna, Kâli ou Allah, vous adorez en fait la lumière unique qui est aussi en vous car elle imprègne tout.

Tout émane de la lumière. 

Savez-vous qui est le diable ?

Celui qui disperse et interprète le Soi.


Ma Anandamayi

Extrait dans La Vie en Jeu

vendredi 22 mars 2024

• Le Soi est réalisé de toute éternité

Vient de paraître


Une des particularités et l’un des intérêts de ce livre, à travers ces « regards croisés » dépourvus de toute dualité, est d’avoir réuni, à travers des inédits, ces deux « Grands » que sont Râmana Mahârshi et Jiddu Krishnamurti. L’Âshram de Râmana relate que nombre de disciples de Krishnamurti venaient visiter le Mahârshi à Tiruvannamalai et inversement.
L’autre intérêt en est la présentation de leur personne et de leurs enseignements à travers les témoignages inédits de Douglas Harding, Robert Powell, Maurice Frydman, Svâmi Ganesan, …
Ce dernier, petit-neveu de Râmana, a bien connu Krishnamurti. Il raconte : « Krishnaji vint droit à moi… Et dit d’une voix douce : “Nous deux disons la même chose” Puis il partit. Tous mes doutes étaient dissipés. Le pûrna, la plénitude de la Présence (de Râmana) et le shûnya, le Vide (de Krishnamurti) étaient exactement la même chose – Unité indivisible ! »
Ces deux sages sont uniques dans leur manière de traiter les questionnements et de dissiper les doutes des chercheurs spirituels. Tous deux insistent sur le fait que la réponse aux problèmes de la vie se trouve à l’intérieur ; qu’au plus profond de notre être se trouve tout ce dont nous avons besoin et que c’est le mental qui s’interpose.
Malgré des divergences qui sont explicitées ici, les deux enseignements ont un dénominateur commun : l’injonction « Découvrir qui est l’observateur. »
Le titre, « La Conscience éveillée », est à la fois une constatation qui concerne ces deux sages ; c’est également une invite à réaliser en soi cette conscience et cet éveil.

Extraits :

"Chercher, c’est nier la vérité qui est juste devant vous.
(…) Celui qui cherche projette ce qu’il cherche et ainsi il vit dans une illusion, luttant toujours dans les limites de sa propre ombre. Ne pas chercher, c’est trouver ; et la découverte n’est pas dans le futur – c’est là, là où vous ne regardez pas. Le regard est toujours dans le présent, d’où toute vie et action découlent. La méditation est la bénédiction de cette action.
La recherche est une impulsion personnelle du centre – atteindre, appartenir, tenir. Dans l’enquête, il y a la liberté dès le début ; voir c’est la liberté du poids du passé."

"La méditation est l’acte d’être seul. L’acte est tout à fait différent des activités d’isolement. La nature même du « moi », du soi, de l’ego, est de s’isoler lui-même, par la concentration, à travers diverses formes ou méthodes de méditation, et à travers les activités quotidiennes résultant de la séparation.
Mais être seul n’est pas un retrait du monde. Le monde de l’homme est grégaire ; c’est la relation, c’est l’interrelation de l’influence, de l’opinion, et du poids de la tradition. C’est le divertissement de la pensée et l’activité d’auto-absorption. Cela conduit inévitablement à l’esseulement et à la souffrance auto-isolante.
Être seul n’est possible que lorsque l’esprit est hors de l’influence de la société ; lorsqu’il y a intérieurement une liberté vis-à-vis du désordre social. Cette liberté est la vertu, et la vertu est toujours seule. La moralité de la société est la persistance du désordre. La méditation transcende ce désordre et n’est pas le plaisir égocentrique de visions solitaires et d’expériences en expansion de la conscience. Ces expériences sont toujours isolantes.
L’amour n’est pas séparatif, et comme il ne peut pas être cultivé, ainsi la solitude n’est pas une chose issue de la pensée. Elle vient aussi naturellement que le lever du soleil, quand il y a une liberté des activités de la pensée."

Krishnamurti

mardi 19 mars 2024