vendredi 15 février 2019

• On peut l’appeler présence, attention, conscience inconditionnée - Eckhart Tolle



Une portion significative de la population terrestre reconnaîtra bientôt, si ce n'est déjà fait, que l'humanité se trouve devant un choix brutal : évoluer ou mourir.

L'humanité doit réagir à une situation critique qui menace sa survie même. Le dysfonctionnement de l'esprit (ego), déjà reconnu il y a plus de 2 500 ans par les anciens sages et maintenant amplifié par la science et la technologie, menace pour la première fois la survie de la planète tout entière.
Penser est devenu une maladie et celle-ci survient quand les choses sont déséquilibrées.

Le mental est un magnifique outil si l'on s'en sert à bon escient.
Dans le cas contraire, il devient très destructeur. Plus précisément, ce n'est pas tant que vous utilisez mal votre «mental» c'est plutôt qu'en général vous ne vous en servez pas du tout, car c'est lui qui se sert de vous. Et c'est cela la maladie, puisque vous croyez être votre mental. C'est cela l'illusion. L'outil a pris possession de vous.

La condition humaine, c’est d’être immergé dans la pensée. La plupart des gens restent toute leur vie prisonniers des limites de leurs pensées. Ils ne dépassent jamais un sentiment de soi personnalisé, construit par le mental et conditionné par le passé.

Tout comme en chaque être humain, votre conscience comporte une dimension beaucoup plus profonde que la pensée. C’est votre essence même. On peut l’appeler présence, attention, conscience inconditionnée. Dans les enseignements anciens, c’est le Christ intérieur, votre nature de Bouddha.
Découvrir cette dimension vous libère, ainsi que le monde, de la souffrance que vous vous infligez, de même qu’aux autres, lorsque le « petit moi » définit tout votre bagage et mène votre vie.

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Si elle n'est pas enracinée dans la conscience, la pensée devient égoïste et dysfonctionnelle. L'ingéniosité dépourvue de sagesse est extrêmement dangereuse et destructrice. C'est l'état actuel de la majeure partie de l'humanité. L'amplification de la pensée par la science et la technologie, ni bonne ni mauvaise en soi, est elle aussi devenue destructrice, car, souvent, la pensée initiale n'est pas enracinée dans la conscience.

La prochaine étape de l'évolution humaine consistera à transcender la pensée. C'est notre tâche urgente. Cela ne veut pas dire cesser de penser, mais tout simplement ne pas être identifié à la pensée, ni possédé par elle.

Extrait de Nouvelle Terre (Éditions Ariane)

mercredi 13 février 2019

• Jamais perdu ! - Nisargadatta Maharaj

Au lieu de chercher ce que vous n'avez pas, trouvez ce que vous n'avez jamais perdu.

lundi 4 février 2019

vendredi 18 janvier 2019

• Quand le réel se met à chanter - Alain Galatis

Notre esprit et nos sens nous abusent. En croyant que l’image que nous nous faisons du monde est la réalité de ce dernier, nous nous méprenons et nous passons à côté d’une compréhension de nous-mêmes élémentaire.
Il s’agit de découvrir comment notre esprit crée des images et comment notre esprit s'identifie à ces images. Et pour se faire, il est nécessaire de se pencher sur la banalité de notre quotidien. C’est là où tout se joue : qu’est-ce qui se produit réellement dans l’instant où vous êtes, à l’endroit où vous êtes ?
Au terme de notre enquête, c'est ce labeur d'éclaircissement qui nous permettra de reconnaître ce qui n'est pas images : le réel. Et de découvrir ce que nous sommes.
Le ton légèrement caustique et décalé, inhabituel dans ce genre de littérature, oscille avec force entre révolte et humour, entre poésie et philosophie.
Un chant d’amour, un chant de rébellion, un chant de partage, un chant de l’unité : le chant du réel.

Né en 1961 d’un père grec et d’une mère suisse, Alain Galatis vit à Lausanne. Durant de nombreuses années, il écrit de la poésie. Son cheminement ainsi qu’un questionnement incessant sur la nature de la réalité, l’amène à la rédaction d’un premier livre L’indicible publié en 1997. Cette même année, il ouvre la Librairie Ex Nihilo. Depuis il a publié six ouvrages tous consacrés à la non-dualité et enregistré deux CD de chansons.

© Extrait publié avec l'aimable accord des Éditions Accarias L'Originel : 

La forme de l'informe

Le réel se déploie sous d'innombrables formes. Dans certaines formes, des consciences émergent. Ces consciences qui apparaissent dans le réel sont en premier conscience de l'évènement. La très grande étrangeté réside dans le dérapage qui survient où la conscience se déconnecte de son origine et se croit conscience de telle forme particulière. Cela devient presque risible : "Comment ça, tu te croit conscience d'un individu, alors que tu es conscience du tout ! Qu'est-ce qui te prend ? À quoi joues-tu ?"

Sidération

Nous nous trouvons face à un comportement sidérant où l’être humain se révèle capable d’accomplir des prouesses technologiques d’une difficulté folle, des constructions intellectuelles d’une complexité rare, des créations artistiques d’une beauté profonde. Mais ce créateur de génie refuse obstinément d’accomplir une tâche toute simple : celle de distinguer les illusions dont nous sommes à la fois responsables et victimes. Ceci donne un portrait de l’homme effrayant et déconcertant : un être d’une suprême intelligence mais par ailleurs complètement halluciné. Et plus que tout, il tient à ce compromis impossible. Aucune intention de lâcher le morceau. Cela semble lui plaire, ne le dérange en aucune manière. Il a bel et bien l’intention de vivre dans cet écartèlement douloureux et malsain.

Fatalité

Il n’est plus question d’expliquer, de démontrer, d’analyser, d’inciter, cela ne sert à rien. L'être humain ne veut pas faire ce travail, c’est tout. S’il montrait la moindre velléité de s’y intéresser, vu les capacités qui sont les siennes, il résoudrait ce problème en un tour de main : « Attends un peu que je te démonte cette illusion, tu vas voir, c’est très simple ! » Mais non, l'être humain s’arc-boute dans cette posture d’une intelligence délirante qui ne parvient pas à déceler les travers de son fonctionnement. Pourquoi, alors, ne pas accepter cela comme une fatalité ? Pourquoi ne pas se dire : l'être humain est ainsi, sa nature est celle du délire ? Pourquoi refuser ce fait ? Justement parce qu’il a les moyens de traverser cet état, les moyens de trouver une cohérence qui devrait lui être naturelle. Il le peut mais ne le veut : toute la tragédie humaine.

Le travail

Le seul travail à accomplir serait de se pencher sur les aspects les plus simples de notre compréhension du monde. Ne jamais rien considérer comme acquis, mais toujours tout remettre en question, systématiquement, patiemment. Il serait nécessaire de s’interroger sur les évidences les plus élémentaires. Il faudrait se pencher sur la banalité de notre quotidien. C’est là où tout se joue : qu’est-ce qui se produit réellement dans l’instant où vous êtes, à l’endroit où vous êtes ? C’est un travail de décapage, de nettoyage. Nous devrions dissoudre ce qui obscurcit notre vision. Autrement, autant prétendre nous repérer et nous orienter, les yeux bandés, au milieu d’une forêt vierge.

Le chemin

Il y a un long chemin à parcourir. Et la seule possibilité que nous ayons est de nous mettre en mouvement. Accomplir un premier pas, puis un second. Ce n’est pas trop compliqué. Nous devons initier un mouvement. Après, cela se fait plus ou moins tout seul. C’est une démarche rationnelle, la recherche d’une cohérence, le désir de mettre fin à une confusion, la curiosité de comprendre notre fonctionnement. Et c’est un questionnement passionnant, fascinant. Il s’agit de découvrir comment notre esprit crée des images, comment notre esprit définit que ces images expriment la réalité du monde et comment notre esprit s’identifie à ces images. Au terme de notre enquête, c’est ce labeur d’éclaircissement qui nous permettra de reconnaître ce qui n’est pas images : le réel. C’est ce labeur qui nous permettra de comprendre ce que nous sommes. Puisque nous ne sommes pas des images. Puisque nous ne pouvons être ce que nous pensons être. 

Nouvelle parution des Éditions Accarias-l'Originel :

http://www.originel-accarias.com/Edition/marciszewer.html

mercredi 2 janvier 2019

• Quand s'ouvre l'oeil de Vajra - Han Shan



En 1586 j'entrai dans ma 41e année. Après une longue période de voyage et d'études, je pus enfin vivre tranquillement dans ma nouvelle demeure de méditation qui venait d'être construite. Mon esprit et mon corps subirent alors une détente bienfaisante et je me sentis merveilleusement heureux. Un soir, pendant la méditation, je vis clairement la Grande Totalité, illuminatrice, transparente, vide et claire, telle l'océan limpide, et rien n'exista plus. Cette vision m'inspira les stances suivantes : 

L'Océan limpide luit
clair et vide, 
aussi éclatant que le reflet de la lune
sur la neige blanche.
Aucune trace d'homme ou de dieu ne subsiste.
Oh ! quand s'ouvre l'oeil de Vajra, 
le mirage disparait. 
La grande terre disparait dans la royaume de la tranquillité.

vendredi 21 décembre 2018

• Une conscience spacieuse et nue - Longchenpa



"Il y a une façon extraordinaire de remédier aux défauts de la méditation : reconnaître notre conscience...
Quand on a un problème, il faut chercher où est ce problème, et qui il gène.
Quand on ne trouve rien,
on reste dans un état de lucidité et de fraîcheur,
une conscience spacieuse et nue.
Tous les problèmes s'évanouissent
dans la clarté de la conscience....
Car tout ce qui se manifeste, tout ce qui arrive,
tout défaut comme toute qualité,
sont le déploiement de la conscience,
rien d'autre.
Quand on se sent bien,
c'est une manifestation de la conscience.
Quand on se sent mal,
c'est une manifestation de la conscience.
Quand on est malade,
c'est la conscience.
Quand on est joyeux,
c'est la conscience.
EN dehors de la conscience,
il n'y a rien du tout.
Si l'on peut comprendre ce point crucial,
on sera vraiment heureux.
C'est comme ça que j'ai moi-même
éliminé tous les problèmes,
et je suis vraiment heureux !"
Longchenpa

La conscience n'est pas ici la conscience morale ou la représentation que l'on a de soi, de tel autre personnes, etc.
La conscience (cit, vidyâ) est simplement la lumière  en laquelle tout apparaît et tout disparaît, instant après instant.
C'est par elle que nous sommes "à l'image et ressemblance" du divin.

Vu sur la page FB de David Dubois

lundi 17 décembre 2018

• L'éveil en suppositoires !

Pour ceux qui n'auraient toujours pas trouvé de cadeaux pour Noël :
Pour une efficacité totale, bien suivre la posologie et le traitement jusqu'au bout...

vendredi 14 décembre 2018

Anjes Créations


Noël approche ! Vous cherchez des idées de cadeaux ? Veuillez visiter la super boutique en ligne de ma soeur qui a un talent incroyable (oui, je sais, c'est de famille !).

Vous allez être bluffé par sa créativité et l'originalité de ses produits, tout en couleur et tout en beauté !


Merci de partager sur vos pages FB, blogs, sites web et autres, si vous en ressentez l'élan !

mardi 27 novembre 2018

:-)

mardi 16 octobre 2018

• Conscience prânique et rencontre de la Présence



Voir aussi ce lien sur une autre retraite de 21 jours.
Interview Sud Radio
Interview RFO

vendredi 12 octobre 2018

jeudi 11 octobre 2018

• L'amour c'est "ce" qui regarde - Alain Leprevost

Vous trouverez dans cette vidéo le témoignage d'Alain Leprevost qui, en 2015, a vécu une expérience d'éveil spontané.
Il nous explique ici son vécu, ainsi que le processus d'intégration de l'expérience qui a suivi.



mercredi 10 octobre 2018

• Vous êtes ce qui est conscient de ce moi - Charles Coutarel


Faites l'expérience maintenant, n'y pensez pas, ramenez votre attention consciemment et délibérément sur ce "point" ou "espace" de conscience en vous... retournez votre attention vers la conscience elle-même...  ici, maintenant, dans l'expérience directe, trouvez-vous ce "moi" ?... Trouvez-vous ces questions ?...

Nous nourrissons inconsciemment et systématiquement cette idée de nous-même, ce "moi" imaginé et toutes ses identifications et revendications... Il faut bien en faire le constat, en direct, et de là vous commencez à rentrer dans un vivre, dans un "nourrir" conscient. C'est tout. Que nourrissez-vous ?... voyez-le simplement.

Bien sûr ce moi va dire "oui mais"... il discute, c'est sa sauvegarde d'identité, de croyance... Vous êtes ce qui est conscient de ce moi, et de tout le reste, vous êtes avant. Voyez-le... et prenez acte... ou pas... Le "moi" se fait passer pour une victime... c'est juste une fausse identification à laquelle faute de mieux, par défaut, vous vous êtes innocemment identifié.