lundi 3 septembre 2012
samedi 25 août 2012
• En ce sens il n'y a pas de chemin, pas de but, pas de programme...
Les mots sont trompeurs, le monde du mental
Les mots, les concepts sont trompeurs, certes, nous le savons, ils ne sont que des indicateurs, tout comme le doigt qui pointe vers la lune, mais je voudrais montrer qu'ils ont également et souvent une autre qualité que bien des fois nous négligeons. Il leur manque la nuance. C'est ainsi que si l'on parle d'une souffrance, on ne sait pas où se situe cette souffrance sur la palette des souffrances possibles. Certes nous allons nuancer le discours, mais est-il bien possible de communiquer la nuance autrement que vaguement, au sujet d'une notion subjective qui, par nature, n'est pas quantifiable ?
C'est ainsi que, si je dis que je réalise la paix, ou la liberté, ou une autre qualité de l'état naturel, de quelle paix s'agit-il ? De quelle liberté s'agit-il ? Le mot, le concept se présente un peu comme un interrupteur On/Off, alors que l'expérience est nuancée et serait plutôt comme un variateur. Il est donc clair que celui à qui je communique mon expérience ne doit pas se laisser abuser par les mots. Ne nous en faisons pas accroire. Ne trompons ni nous-mêmes, ni autrui en allant s'imaginer toute une histoire. J'indique juste une expérience, le reste n'est que jugement, verbiage et tromperie. De toute façon, paix, liberté, qualités de l'état naturel ne sont que des concepts, des mots, ils ne sont pas la réalité.
Voyons un peu cela et revenons sur l'aspect trompeur des mots en ce sens qu'ils ne sont que des indications. Tout comme le montre la métaphore du doigt et de la lune, il est clair que l'on peut prendre le doigt pour la lune. Je ressens le besoin de me pencher de plus près sur le sujet.
Il est clair que, dans le domaine de l'esprit conceptuel ordinaire, on peut donc prendre une chose pour une autre. On peut prendre le doigt pour la lune, le serpent pour la corde, etc. Mais que dire du domaine qui dépasse l'esprit conceptuel des êtres ordinaires ? Comment peut-on même prétendre indiquer avec les mots et les concepts l'indicible et l'inconcevable ?
Mais le dire comme ça n'est-ce pas ajouter du mystère à ce qui nous est le plus évident et familier et que cependant nous ignorons ?
N'y a-t-il pas une certaine pertinence à pointer vers la présence, vers la conscience ? Mais, le plus souvent, sans nous en rendre compte, par la force de l'habitude soutenue par la présomption et la croyance que nous connaissons, nous allons subtilement chosifier, conceptualiser cette présence, cette conscience.
Autant le mot nous indique, autant il nous détourne.
On pourrait dire que les mots, les concepts sont trompeurs car ils ne donnent ni la qualité, ni la quantité, ils ne donnent ni la chose ni sa nuance. Ça c'est pour le domaine conceptuel. Mais, plus encore, dans le domaine qui nous occupe, ils nous indiquent et nous détournent...
Voilà le monde du mental. Bien étrange monde de la pensée, monde des concepts, monde des histoires, monde fantasmagorique, illusoire...
Mais allons voir de plus près.
L'intelligence n'est-elle pas une fonction du mental ?
N'est-ce pas un outil particulièrement performant que possède l'homme ? Au cours de la phylogenèse, si l'on admet, ne serait-ce que provisoirement, cette hypothèse pour les besoins de la compréhension, n'est-ce pas un outil supplémentaire qui permet à l'individu et à l'espèce de mieux se préserver, se développer... ? Par exemple, pour l'homme, ce bruit est le bruit d'une automobile, mais pour le hérisson...
Mais au juste, qu'est-ce que l'intelligence ? N'est-ce pas cette faculté qui fait que toute perception, quelle qu’elle soit (visuelle, auditive, tactile, sensitive, olfactive, gustative, mentale...) est rendue immédiatement (c'est à dire sans intermédiaire) intelligible ? N'est-ce pas un merveilleux outil d'adaptation, de préservation, de développement... que n'a pas le hérisson ?
Mais tout ce qui a une face a un dos.
Le mental a la faculté d'intelligence mais possède également une autre fonction comme l'indique l'étymologie : men (indo-européen), mens en latin, la faculté pensante, faculté qui est le propre de l'homme, qui a donné, je suppose, man en anglais, et mensonge en français.
Effectivement, le mental a également cette faculté, celle du mensonge qui consiste à cacher ce qui est et montrer ce qui n'est pas. C'est, d'un certain point de vue, la racine de la souffrance, comme l'indique si bien le dharma du bouddha (ignorance, avidyâ, la non(a)-vue(vidyâ), ma-rigpa en tibétain). Effectivement, le mental nous trompe en nous faisant prendre des vessies pour des lanternes, le non-duel pour le moi et le monde...
Le mental est la racine de la souffrance en ce sens que, s'il y a moi, il y a le non-moi. Dès que je pose, bien involontairement d'ailleurs, une limite entre moi et autrui, il y a un sentiment subtil, ou moins subtil, d'appartenance, de possession. Ça c'est à moi, ça c'est moi, et ce n'est pas à autrui, ce n'est pas autrui. Il y a immédiatement espoir et crainte et donc souffrance. Bien joué. Merci mental.
Si je réalise que le mental me ment, si je réalise que moi et le monde ne sont pas ce qu'ils semblent être à l'esprit ordinaire, alors, pas de souffrance... Ce n'est pas plus compliqué que ça. Encore faut-il que la réalisation ne soit pas seulement intellectuelle, mais ça c'est une autre histoire.
Très souvent il y a le monde
Donc, très souvent encore, le plus souvent devrais-je dire, il y a l'autre, le monde... S'il y a le monde, c'est qu'il y a moi. Le moi n'apparaît pas de façon évidente mais il devient évident dès que j'y regarde de plus près. Mais, quand je le cherche, ce moi, individu séparé du monde, à l'évidence, il n'est pas. Il n'est pas de façon objective. Je ne suis pas ce corps, je ne suis pas ce mental (états d'esprit, émotions, pensées, etc.). Cependant, à l'évidence, je suis le sujet, le sujet par excellence. Disons la présence, conscience non conceptuelle. Et ce monde, l'autre, n'est pas différent de cette présence. Je suis cela qui est.
Très souvent encore, le plus souvent devrais-je dire, par la force de l'habitude, la croyance, la présomption que je suis un moi, individu séparé du monde, vient habiter l'espace de la conscience, vient habiter l'espace de la présence, de façon subconsciente. C'est tellement habituel et familier que, le plus souvent donc, cette présomption, cette croyance n'est pas remarquée. Alors, tout ce qui apparaît à la conscience est immédiatement transformée, rendu intelligible comme un monde, l'autre. C'est ainsi que le monde apparaît à la conscience voilée par la croyance, la présomption non manifeste, que je suis un individu.
Cependant, souvent, par la force de l'habitude également, la conscience me revient que je ne suis pas cela que je crois être quand je suis sous l'influence de l'esprit ordinaire. Alors, si je m'exprime avec les mots de l'esprit ordinaire, je suis cela qui est, ce flux éternel, ce maintenant qui apparaît sous forme de flux d'apparences diverses, nulle part, jamais.
Notons que cette réalisation apparaît, pour l'esprit ordinaire, être dépendante de circonstances, en l'occurrence de la circonstance de prendre conscience que je ne suis pas cela que je crois être. C'est vraisemblablement cela qui fait dire qu'il y a un chemin et un but, tout un programme…
Mais, à y regarder de plus près, il m'apparaît que, tout comme le moi individuel, les circonstances n'ont pas plus d'existence que le serpent n'a d'existence dans la corde ou que le tigre n'a d'existence dans le film. Il n'y a jamais eu, dès le départ, de moi et donc de circonstances. En ce sens il n'y a pas de chemin, pas de but, pas de programme...
Dom le V A d'I
vendredi 10 août 2012
• Le Journal de l'éveil ordinaire - Denis Marie
Le Journal de l'éveil ordinaire de Denis Marie est disponible en PDF
Document PDF rassemblant tous les billets publiés depuis 2006 jusqu'au 1er semestre 2012 (livret imprimable, format A5, 142 pages, en téléchargement libre).Je ne prétends pas avoir découvert une nouvelle philosophie ou spiritualité. A travers ce site et mes écrits, j’essaie simplement de témoigner d’une expérience vécue, directe et vivante, qui a définitivement changé mon regard. Cette réalisation je ne la pense pas. Je n’ai pas la nécessité d’y croire ou pas. Elle s’impose pareille à la vie qui jaillit. Elle tente de se dire, de fleurir au-delà de moi. Je peux en parler, l’évoquer à travers des mots, des concepts, mais rien de cela n’a le pouvoir de dire ce qu’elle est réellement. On peut décrire un paysage merveilleux, mais tant que soi-même on ne l’a pas vu et expérimenté, on ne sait rien de lui. Mon seul pouvoir est de vous inviter à aller voir ce “Paysage”, à le contacter en vous.
jeudi 9 août 2012
• Un pèlerin solitaire et silencieux marche dans son monde - Betty
L’être humain est un coureur de marathon engagé dans une course sans fin pour assurer à son corps un maximum de confort, de stabilité, de sécurité et de jouissance. Sommes-nous conscients de toute la quantité d’énergie déployée pour que notre personnage corresponde bien à l’image idéale que nous voulons atteindre? Toutes nos activités servent à nous prouver qu’il se porte bien; qu’il sera à la hauteur de nos attentes physiques, mentales et spirituelles; qu’il sera remarqué et apprécié dans le monde; qu’il sera reconnu pour tous ses efforts.
Nous cherchons à imposer au corps la paix permanente, une paix conceptuelle et artificielle saturée de nos conditions personnelles. Pourquoi nous préoccuper autant de ce corps? Parce qu’il est la seule chose que nous croyons réellement posséder. Nous prétendons avoir des biens; appartenir à une famille, à une communauté. Nous prétendons détenir des connaissances sur le fonctionnement du corps, des techniques pour le calmer, des accélérateurs de sensations, des moyens de le projeter dans une autre dimension, des gardiens invisibles pour le guider. Toutes ces prétendues certitudes sont imaginaires, et nous le savons très bien. Nous croyons que la destinée du corps est entre nos mains. Et cette responsabilité que nous nous imposons devient fatalement terrorisante à l’approche de la mort du corps.
Notre préoccupation constante au sujet de notre personnage est ce que nous nommons habituellement notre réalité, et que j’appelle « un rêve d’individualité ». Ce rêve est une construction mentale robotique, une programmation individuelle, qui bondit au moindre évènement, à la moindre émotion, à la moindre sensation, nous laissant une impression de perte de contrôle. La maladie arrive, un décès survient, une rupture amoureuse nous blesse, la perte d’un emploi nous déstabilise … et notre monde s’écroule! Le coureur, à bout de souffle, constate alors qu’il a perdu le contrôle de sa vie. Un goût amer d’insécurité et de frustration le traverse. La peur et la culpabilité l’envahissent.
Que savons-nous réellement des pensées, des émotions, des sensations du corps, à part leur impermanence? Comment trouver la vérité, cette stabilité tant recherchée à travers le carrousel mouvant qu’est notre vie?
Nous nous acharnons à changer le monde extérieur, à l’adapter à ce que nous appelons nos besoins. Mais sont-ils réellement des besoins? Ne seraient-ils pas plutôt des désirs personnels? Le monde extérieur est un reflet précis de qui nous croyons être. Il n’est pas notre création ou un canevas que nous pourrions, en tant que rêveur, peindre au gré de nos insatisfactions. Le besoin compulsif d’adapter l’instant à nos moindres désirs est tout aussi illusoire que serait le désir d’un arbre de vouloir changer son propre reflet dans l’eau d’un lac. Résister à ce qui est dans l’instant c’est refuser de voir.
Voir c’est se repositionner, se re-poser, se déposer, après s’être essoufflé à semer des graines infertiles dans son jardin imaginaire. Voir c’est prendre un billet pour l’ultime voyage, le seul : l’exploration de soi. Le rêveur qui regarde avec attention et vigilance son reflet dans le monde devient ainsi un pèlerin solitaire et silencieux. Il constate qu’il croit encore dans un monde individuel et, désormais, il l’explore seul dans le silence. Et ce silence n’est pas l’absence de bruits, d’événements ou de relations, mais l’absence de l’intervention de son personnage, c’est-à-dire de ses bavardages, de ses recherches, de ses opinions, de son désir de changer, d’adapter et d’améliorer son monde. Voir c’est regarder comment est construit le monde auquel il croit et s’accroche.
Que découvrira-t-il? Comment? Quand? Semblera-t-il accompagné? Où marchera-t-il? Il ne le sait pas. Il le découvrira avec précision, de seconde en seconde, en explorant la carte de son monde. Les différents axes routiers le conduiront au cœur de qui il croit être, à la source même de son rêve. Le chemin sera rempli d’indications qui lui dévoileront comment les sens du corps fonctionnent, comment les pensées se forment, comment les désirs apparaissent, quelle est l’origine de la résistance à la vie, quelle est cette peur qui le gère? Est-ce une émotion? Une réaction instinctive? Dépend-t-elle d’un mécanisme redondant dont il ne connaît pas le fonctionnement? La réponse, il la trouvera lui-même! La clé est dans sa poche!
La carte de votre monde est un concept mental, qui vous servira personnellement à constater que votre perception individuelle est un rêve dans le temps. La route vous semblera-t-elle longue ou courte? Cela n’a pas d’importance puisque le temps n’existe pas. Votre carte est le reflet précis de qui vous croyez être et elle n’est pas adaptable à vos désirs. Est-ce que votre personnage souhaitera trouver un GPS performant l’amenant plus rapidement à une libération illusoire ou semblera-t-il souffrir de traîner sur une route remplie d’expériences et d’embûches? Vous le verrez par vous-même. Quoi faire alors avec la carte? Rien. Nul besoin de faire un effort pour la détruire, elle disparaîtra avec l’évidence que la carte, ainsi que celui qui la regarde, n’existent pas plus l’un que l'autre.
Voir crée une ouverture à l’ultime connaissance qui met fin à la sécurité illusoire que semblait vous apporter le monde de la dualité, de la continuité et de l’accumulation de références. Car voir c’est constater ce qui est dans l’instant. Et rien de ce qui est vu dans cet instant ne s’accumule dans le temps pour servir d’indication pour le moment suivant. La compréhension mentale robotique habituelle est fortement ébranlée par cette prise de conscience. Quand le rêveur voit clairement ce cirque, son ancien mode de fonctionnement est guillotiné sur place!
Vous voulez voir le rêve ? Surprenez-vous sur le vif, immédiatement ! Que disent les voix qui bavardent dans votre tête, à l’instant même? La voix qui dit « non, je ne crois pas, car… » et celle qui dit « oui, moi, je sais que … car… » sont une seule et même voix! Votre seigneur et maître est une petite voix qui grince dans votre oreille et vous traduit une réalité qui a fait de l’être humain un quêteur compulsif d’approbations et de sensations fortes. Cette voix est un mécanisme automatique, un enregistrement périmé, une illusion!
Voir, c’est regarder honnêtement, avec curiosité, sans penser savoir à l’avance ce que l'on verra. C’est s’engager à faire le grand voyage, le seul, et le faire seul.
Un pèlerin solitaire et silencieux marche dans son monde.
mercredi 8 août 2012
dimanche 5 août 2012
• Ego-Ji ! - Eckhart Tolle
vendredi 3 août 2012
• Un week-end avec Della (juillet 2011)
23 juillet 2011
24 juillet 2011
(une écoute au casque est préférable)
Merci au site L'éveil.org d'avoir rendu disponible cet enregistrement.
mardi 31 juillet 2012
• Je vis les événements quotidiens apparaître dans le non-état - Jean Klein
Et c’est durant ce séjour qu’eut lieu l’illumination ?
Oui. Il y eut abandon complet de l’état conditionné et établissement définitif dans l’état inconditionné, sans résidu. L’éveil se déploya pleinement et je me perçus dans la globalité.
Cela vous était-il arrivé auparavant ?
Non. Il y avait eu des éclairs, mais là, c’était plus qu’un éclair. Il n’y avait pas de retour en arrière possible. J’avais trouvé mes vrais fondements […] En raison de la qualité de la transmutation, il ne subsistait aucun doute que je puisse jamais être repris par la dualité, et cela se confirma dans les jours et les semaines qui suivirent. Je sentis une rectification dans mon corps et dans mon cerveau, comme si toutes les parties avaient trouvé leur juste place, leur position la plus confortable. Je vis tous les événements quotidiens apparaître spontanément dans le non-état, dans ma totale absence, dans ma vraie présence.
Jean Klein, Transmettre la Lumière, Éd. du Relié.
Voir aussi ce billet en complément.
samedi 28 juillet 2012
• Il n'y a que l'éveil - Henri le Saux
C'est beau, je ne puis te dire comme c'est beau. Ouvrir simplement les yeux là où l'on est. Impression merveilleuse de croiser entre vie et mort. Expression existentielle que vie et mort ne sont que des situations particulières et que le 'Je", l'éveil, n'est ni lié ni limité par elles. Tout est devenu clair. Il n'y a ni ciel, ni terre. Il n'y a que l'éveil.
Père Henri le Saux
jeudi 26 juillet 2012
• A voir, à découvrir, ou à revoir...
Printemps, été, automne, hiver... et printemps
Dans un temple bouddhiste en bois au milieu d'un lac, vivent un vieux maître zen et son jeune disciple. Les cinq saisons annoncées dans le titre correspondent à cinq chapitres du film où le jeune disciple a respectivement 10, 20, 30, 40 et 50 ans. Au fil des saisons, l'élève apprend à vivre par ses erreurs et ses fuites.
Dans un temple bouddhiste en bois au milieu d'un lac, vivent un vieux maître zen et son jeune disciple. Les cinq saisons annoncées dans le titre correspondent à cinq chapitres du film où le jeune disciple a respectivement 10, 20, 30, 40 et 50 ans. Au fil des saisons, l'élève apprend à vivre par ses erreurs et ses fuites.
Bab'Aziz, le prince qui contemplait son âme
Perdues dans un océan de sable, deux silhouettes cheminent : Ishtar, une petite fille pleine d'entrain, et son grand-père Bab'Aziz, un derviche aveugle. Elle le guide vers la grande réunion des derviches qui a lieu tous les trente ans, mais pour trouver cet endroit secret, il faut "écouter le silence infini du désert avec son coeur". Leur voyage à travers l'immensité brûlante les amène, tel un jeu de pistes, à la croisée d'autres destins...
mardi 24 juillet 2012
• L'opportunité de mourir avant que le corps ne meure - Gangaji
Je voudrais tous vous inviter ce soir, maintenant, en ce moment même, à mourir.
lundi 23 juillet 2012
• Guide de la spiritualité
Un outil indispensable pour tous les chercheurs de sagesse.
On observe en France un renouveau spirituel considérable et il est de plus en plus nécessaire de faire preuve de discrimination pour reconnaître les mouvements sérieux et authentiques.
Le Guide Almora de la spiritualité présente les grandes traditions spirituelles (hindouisme, yoga, bouddhisme, taoïsme, christianisme, islam, judaïsme, chamanisme…) mais aussi les principaux mouvements contemporains (sagesse philosophique, non-dualité, néo-advaita, mouvement intégral…).
Un ensemble de fiches et d’adresses donnent des appréciations et des informations utiles sur les enseignants, les centres, afin de découvrir la pratique spirituelle qui nous convient au plus près de chez soi.
Le Guide Almora de la spiritualité est le plus complet jamais publié.
Extrait de l'introduction :
Pourquoi un guide de la spiritualité ?
La France a été et reste le pays des Lumières. Cette lumière est aussi celle de l’esprit, de la spiritualité. Pays cosmopolite, la France est un lieu de passage, de rencontre et d’enseignement pour toutes les traditions de l’intériorité, des Églises les mieux établies jusqu’aux petits groupes les plus exotiques. Avant d’entreprendre un voyage lointain – d’aller à Bénarès ou à Jérusalem –, la France est l’échantillonneur de tous les enseignements spirituels de la planète.
Mais comme nul n’est prophète en son pays, on ignore souvent cette richesse, faute d’information. Non loin du Mont Saint Michel, dans le Bordelais, au bord de la Côte d’Azur ou à côté de la Tour Eiffel, un véritable gisement de sagesse demeure sous nos pieds, n’attendant que notre curiosité pour se révéler et satisfaire nos élans d’élévation. Mais outre l’audace, il y faut quelques informations si possibles fiables pour faire les rencontres utiles et éviter les pires mésaventures.
Sans être sociologue, il semble évident qu’en France, on voit se développer de plus en plus une aspiration à la spiritualité. Il est temps de pouvoir distinguer une recherche spirituelle authentique d’un soi-disant retour du religieux communautariste ou sectaire. La philosophie, par exemple, qui a une bonne audience auprès du grand public, propose de plus en plus souvent une réflexion sur la manière de vivre. Elle n’hésite plus à s’afficher comme spiritualité. Les ventes d’ouvrages sur le bouddhisme ont explosé. À côté du conflit entre psychanalyse et psychologie comportementale, on s’intéresse au développement personnel même au sein des grandes entreprises. Souvent le développement personnel se nourrit et se prolonge en spiritualité dès lors qu’il n’est plus centré sur l’ego performant et qu’il s’envisage comme dépassement des tendances égocentriques contraires à la réussite d’une aventure collective. Nos grands médias audiovisuels semblent encore passer à côté de cette nouvelle réalité sociale parce que peut-être n’en est-elle encore qu’à ses débuts, qu’elle est diverse et éclatée sans avoir encore un impact éducatif et politique d’envergure. Mais dans la presse et l’édition déjà ce mouvement devient visible. Des collections de livre de poche comme Albin Michel Spiritualités, Points Seuil Sagesses, des revues comme Clés ou 3e millénaire qu’on trouve en kiosque montrent combien l’intérêt pour la spiritualité s’est développé à des échelles qui ne peuvent plus être simplement considérées comme confidentielles.
Parmi tous ceux qui explorent des modes de vie alternatifs, il n’y a pas que des charlatans et autres illuminés. Des gens comme Socrate, son disciple Platon ou Épicure enseignaient déjà dans des lieux fermés une diététique, un examen du fonctionnement de l’esprit qui n’était pas une philosophie de salon. Et ceci dans le cadre d’une relation de maître à disciple.
Malgré leurs tâtonnements, ne pourrions-nous pas nous intéresser à ceux qui aujourd’hui nous ouvrent de nouveaux chemins pour l’avenir ? C’est peut-être la société telle qu’elle est qui a un avenir inquiétant. Crise économique, crise morale et éducative, démultiplication des maladies psychiques, des addictions chimiques, prémisses d’une crise écologique majeure...
Cette crise n’est peut-être pas par essence catastrophique, nous pourrions la vivre comme une crise de croissance de l’esprit humain. Comme autrefois les Lumières ont diagnostiqué la crise de l’Ancien Régime et ouvert un nouveau chemin, nous assistons peut-être à la périphérie de nos centres de décision à une nouvelle renaissance. Si renaissance il y a, la multiplicité des expériences spirituelles indiividuelles et collectives qui semble jaillir de partout en serait alors un laboratoire.
Nous avons donc décidé de faire un guide sur la spiritualité. Nous avons exclu ici la plupart des organisations religieuses qui tiennent plus de l’obédience à une croyance, à des règles morales et rituelles plus que d’une recherche sincère d’une expérience intérieure. Un débordement de confiance, un enthousiasme dû à une chaleur collective ne sont que des expériences psychologiques et non ce que nous appelons une expérience intérieure. Nous avons exclu aussi les groupes sectaires. La spiritualité implique certainement un affaiblissement de l’égocentrisme mais non pas une mise entre parenthèses du sens de sa dignité et de son sens de l’autorité per- sonnelle. Mais, comme les listes des commissions d’enquête par- lementaires sur les sectes en France sont parfois discutables, nous nous sommes efforcés de conserver une attitude ouverte, quoique lucide. De même, parmi les organisations religieuses, nous avons inclus celles qui proposent un enseignement proprement spirituel et qui sont ouvertes au dialogue interreligieux. Aussi nous sommes nous intéressés aux pratiques d’occultisme, aux thérapies et aux pratiques de bien-être dès lors qu’elles avaient une forte dimension spirituelle. Par exemple, il peut être difficile dans certains cas de repérer des frontières précises entre thérapie et méditation, ou entre yoga et gymnastique. Mais dans tous les cas, notre critère est resté le même : la spiritualité. C’est pourquoi, dans le même esprit, nous mentionnerons certaines loges maçonniques.
Notre guide est organisé par courants. Il mentionne aussi bien des groupes que des personnes ou des lieux. En effet, les enseignants spirituels fonctionnent de plus en plus en freelance. Plutôt que d’acheter un local – ce qui n’est possible que pour les plus grosses organisations, et encore ! – la plupart préfèrent louer un local ou se faire inviter chez un particulier. Les lieux exclusivement consacrés à l’accueil d’enseignements spirituels sont assez rares. Par ailleurs, internet facilite la diffusion de l’information sans avoir besoin d’être localisé.
Notre ambition n’est donc pas simplement de recenser les groupes spirituels existants. Nous voulons participer à la prise de conscience d’un mouvement social mettant au centre une spiritualité ouverte.
vendredi 20 juillet 2012
jeudi 19 juillet 2012
• Inverse ton regard - Nicole Montineri
Nicole Montineri vient de publier un livre admirable dont je vous conseille vivement la lecture. Son écriture, l'élégance de son style d'une grande finesse littéraire, sont remarquables. Son verbe coule avec une telle fluidité... Son ouvrage se lis comme un roman (c'en est un) spirituel et initiatique à la fois, et partage la dimension de l'éveil d'une façon accessible à tous.
Comme le dit la page quatre de couverture, on touche à travers ce texte à l’essence de la Réalité ultime...
"Marie l'Égyptienne", suivi de "La voie brûlante de l'amour", paru aux Éditions Accarias-l'Originel.
Page quatre de couverture :
C’est le récit libre de Marie l’Égyptienne, dont l’histoire mystérieuse serait parvenue par transmission orale jusqu’à Sophrone de Jérusalem (fin 5e S./début 6e S.), alors qu’il était simple ermite de Palestine.
Marie l’Égyptienne est d’abord la prostituée qui incarne tout être en exil à l’extérieur de lui-même et qui, par l’audace d’une force d’amour immense, se retourne en elle-même, dans son intériorité. Elle part vivre solitaire dans le désert du Sinaï, matrice de feu, où elle se réalise source de vie éternelle. Totalement brûlée par l’amour absolu, elle est l’archétype de l’être mystique qui va au-delà de l’union avec la déité, si enivrante soit-elle. Elle s’anéantit, elle « perd » Dieu qui s’anéantit aussi. Dans cette double mort, source de l’unité, la Divinité, ou l’Essence, a englouti le dieu personnel. Les séparations s’abolissent, passage du fermé à l’ouvert.Nicole Montineri rejoint au plus près cette « expérience » indicible. Elle nous parle du vécu mystique dans la réalité de son propre vécu.Quelques extraits choisis :
"Seul celui qui peut mourir de son vivant se tient confiant dans la nudité, le coeur brûlant d'amour. Il me semblait que j'étais là depuis toujours et que j'y serais encore à la fin des temps. Je n'avais pas de désir, pas de but, pas de devenir. Ma pensée s'était arrêtée, et avec elle, toute perception de durée. Je vivais dans le présent, dans l'éternité de l'instant, comme dans une prière continue et muette. Vivre ainsi est d'une grande beauté..."
"Inverse ton regard, mets en sommeil ta reflexion, tes sentiments, et reste en accord avec la perception pure telle qu'elle jaillit au premier instant..."
"Aucune recherche, aucune attente, aucun effort ou tout autre activité ne peut conduire à l'apparition de la grâce...
Détache-toi de tes habitudes de pensées, arrête le mouvement de ton esprit vers l'extérieur, à la recherche de certitudes intellectuelles. Arrête aussi de prier et de méditer de façon discursive. Retrouve la simplicité."
"Il n'y a rien en moi, rien qui ne retienne mon esprit. Celui-ci est au repos, transformé en un simple regard, en une attention qui accueille. Dans ce dénuement synonyme de liberté absolue, tout est apaisé. Demeure seulement ce qui n'est pas exprimable, au plus profond de mon être, en ce royaume plus intime que moi-même. Un souffle ténu, indifférencié, un invisible que je ne pense pas, que je n'imagine pas."
"Lorsque l'esprit est au repos, sans jugement, sans attente, l'immensité peut entrer et se déployer dans l'espace laissé vacant. L'amour émerge de cet espace de paix. Peu importe dés lors que des pensées apparaissent ou non : en ce fond tranquille, elles naissent et, ne rencontrant aucun mouvement de saisie ou de crispations, n'ayant nulle part où aller, elles consentent à se dissoudre en ce fond. Ce fond est le coeur, la matrice d'où émerge l'amour. Il est aussi le contenant, le Sujet ultime, non perceptible, non objectivable."
Site de Nicole Montineri : La conscience-espace
mardi 17 juillet 2012
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