lundi 7 septembre 2009

• Création d'une association pour publier un livre de Wayne Liquorman

Bonjour,

Après plusieurs mois d’échanges et de réflexion, quelques amis intéressés par la non dualité ont décidé de créer une structure associative afin d’éditer le deuxième livre en français de Wayne Liquorman (traduit par Philippe de Henning). Ce texte clair, précis et sans concession présente l’intérêt de ne pas être uniquement constitué de dialogues. Il comporte pour la première fois de nombreuses réflexions directes de l’auteur qui dans son franc-parler habituel sont particulièrement détonantes !

L’association va être créée dans les prochains jours. Elle sera dénommée Aluna Editions. Pourquoi ce nom me direz-vous ? Plusieurs membres de l’association soutiennent l’association Tchendukua Ici et Ailleurs qui accompagnent le peuple des Indiens Kogis en Colombie (www.tchendukua.com). En langue Kogi, Aluna veut dire le souffle, l'énergie vitale qui transforme les situations.

Le livre de Wayne Liquorman est en relecture auprès de quelques personnes, des devis sont en cours avec des imprimeurs et je rencontre Wayne début octobre en Espagne pour finaliser quelques détails. L’objectif est d’éditer le livre fin 2009.

Pour des raisons de simplicité et de maîtrise des coûts, nous proposons que la diffusion s’effectue par le bouche à oreille et par Internet, au moyen de différentes possibilités qu’offre ce support (création d’un site, information sur des blogs et d’autres sites proches de ces sujets). Enfin, des livres seront déposés auprès de libraires intéressés. D’autre part, un article ou une communication dans des magazines (Sources, 3ème millénaire, …) aura lieu. Mon épouse et moi-même s’occuperons des envois des livres.

Sur le plan financier, nous proposons d’adhérer à l’association (adhésion de septembre à août) avec 3 catégories d’adhésions :

- Adhérent actif avec une cotisation de 50 €

- Adhérent donateur avec une cotisation de 150 €

- Adhérent bienfaiteur avec une cotisation de 500 €

Pour que cette aventure démarre, il est nécessaire de réunir au minimum 5 000 €. Si vous avez des connaissances particulières pour réduire les coûts, notamment dans la création d’un site Internet, je vous remercie de prendre contact avec moi.

Si cette première publication rencontre un nombre suffisant de lecteurs, nous envisageons dans un deuxième temps, d’éditer d’autres ouvrages sur des sujets similaires, proches ou plus éloignés en fonction des rencontres et des possibilités. Un Comité de lecture sera constitué pour se faire.

Afin de vous faire une idée plus précise de cette proposition, je vous propose de vous joindre un exemplaire des statuts de l’association ainsi qu' un bulletin de souscription (merci de me contacter directement - voir ci-dessous).

N’hésiter à diffuser cette information autour de vous pour accroître le nombre de personnes intéressées par cette aventure.

Je suis à votre disposition pour vous apporter toute précision sur ce projet commun et répondre à vos questions. Vous pouvez m’appeler au 06.79.23.39.12 (ou jp.chometon@neuf.fr).

En espérant vous compter parmi nous, je vous adresse mes sincères salutations.

Jean-Pierre Chometon

vendredi 4 septembre 2009

• Simplement être là et observer ce qui est - Sébastien Fargue

Interview avec Sébastien Fargue

Vous êtes l’auteur d’un livre intitulé La Présence Intégrale et vous animez régulièrement des ateliers de « présence » (notamment dans le sud de la France).
Qu’est-ce que « la présence » ?

S.F : La présence c’est la vie consciente d’elle-même.

Pratiquer la présence, c’est avant tout apprendre à « être présent » à soi et au monde, en « se purifiant » de toutes les représentations mentales que nous projetons très souvent comme autant d’écrans entre nous et la Réalité. Quelles sont les techniques psycho-corporelles sur lesquelles s’appuie votre pratique pour parvenir à cet état de purification mentale ? La posture du corps a-t-elle ici une importance fondamentale, comme c’est le cas dans certaines écoles de Yoga, ou dans la méditation zen, ou bien est-elle secondaire, la plus grande importance étant accordée au ressenti intérieur ?

S.F. : La pratique est simple : il s’agit d’être présent à ce qui est ici et maintenant.

La posture du corps n’a pas d’importance fondamentale, nous devrions pouvoir être consciemment présent dans n’importe quelle posture. La plus grande importance est accordée à la perception de ce qui est dans le présent aussi bien à l’ « intérieur » qu’à l’ « extérieur ».

A quelles expériences, spirituelles ou autres, la pratique de la présence conduit-elle généralement ? Concrètement, quels bienfaits cette pratique apporte-t-elle à l’esprit du pratiquant ?

La pratique de la présence peut nous conduire à avoir des expériences spirituelles ou mystiques d’unité, de paix, d’amour universel, etc. Néanmoins ce n’est pas ce que vise cette pratique ultimement. Ces expériences sont des options qui peuvent faire partie du processus, nous regarderons notre éventuel attachement ou refus de leurs occurrences.

Nous observons également plusieurs bienfaits ou fruits dus à cette pratique ; notamment la capacité à se recentrer et à se calmer plus facilement. D’une manière générale on observe une ouverture grandissante de l’esprit, ainsi qu’une détente grandissante du corps. Nous sommes plus attentifs et nous libérons de l’hypnose de notre propre mental. Ce qui a également pour conséquence de ne plus nous faire « avoir » par nos propres jeux ou ceux des autres. Notre capacité à juger en bien ou en mal soi-même, les autres et le monde, disparaît petit à petit selon chacun.

Cependant, comme dans la plupart des voies non-duelle, cette approche à pour objet de nous faciliter l’expérience de l’éveil de la conscience. C’est-à-dire de prendre conscience de ce que nous sommes au-delà de toutes ces choses changeantes, tels les pensées, les émotions, les sensations, les relations, le monde, etc. Nous baser sur ce qui change et disparaît inéluctablement, ou croire que nous serons en paix grâce à l’évolution de ces formes est une espèce d’illusion dénuée de simple bon sens.

Même s’il ne s’explique pas conceptuellement, mais se vit, pourriez-vous nous décrire l’état subjectif de celui qui fait l’expérience de la « présence intégrale » ? Qu’expérimente-t-on lorsque l’on entre dans cet état ou plus exactement lorsque l’on est cet état ?

S.F. : Vous ne ressentez plus de séparation entre vous et tous ce qui vous entoure. Vous sentez que vous êtes le vide qui perçoit toutes les formes. Vous sentez que vous êtes à la fois au-delà et dans toutes les formes, vous êtes à la fois l’esprit et le corps du monde, à la fois maître et disciple de vous-même.

Eventuellement, vous ressentez et percevez clairement que l’amour est l’essence de toute chose.

En quoi pratique de la présence intégrale et expérience de la non-dualité sont-elles liées ?

L’expérience non-duelle et l’expérience de la présence intégrale sont une seule et même chose.

Vous prenez conscience du monde au-delà de toute conception de la réalité. Vous ne divisez ou ne fragmentez plus la vie en plusieurs morceaux. Vous êtes l’expérience de vie, qui se perçoit, sans pour autant pouvoir s’expliquer.

Pouvez-vous nous dire comment se déroule concrètement un stage ou un séminaire de « présence » ?

Dans les ateliers l’axe principal proposé est de simplement être là et d’observer ce qui est. Nous sommes ensemble à observer le flux intérieur et extérieur de la vie, en apprenant à ne plus nous laisser prendre par nos impulsions égotique de vouloir modifier l’expérience présente ou comprendre ce qui se passe, ou contrôler les événements.

Nous alternons donc entre silences, partages et éventuellement quelques astuces qui permettent de revenir consciemment dans le présent si besoin était. Nous développons notre espace intérieur et notre réceptivité. Nous ne pouvons avancer sur le chemin de la connaissance de soi sans faire l’expérience de ce qui se passe en nous d’instant en instant. Dans notre approche, se connaître et se retrouver passe par cette présence à nous-mêmes.

Nous observons en général beaucoup de prises de conscience, d’ouvertures, de réalisations et d’effondrements de croyances limitantes.

Pourriez-vous nous parler de votre parcours personnel et nous raconter comment vous avez été amené à enseigner la présence ? Avez-vous vous-mêmes suivi les enseignements d’une ou plusieurs Traditions spécifiques et si oui, lesquels ?

Dès l’âge de 16 ans, je me suis intéressé aux voies de libération. Et plus sérieusement vers 19 ans, d’abord avec l’enseignement de C.G. Jung, puis avec le bouddhisme, et enfin avec découverte de la non-dualité dans les livres de Krishnamurti. J’ai ensuite étudié et pratiqué cette voie de la non-dualité que l’on retrouve chez de nombreux enseignants et mystiques de toutes parts et de toutes époques de la terre. Un parcours de développement et de guérisons personnelles m’ont amené à faire l’expérience d’ouvertures spirituelles, transformant ma perception de la vie et de la réalité.

Des années d’étude, de préparation et d’intégration m’ont conduit à ma fonction d’enseignant. Une intuition venue vers 20 ans, s’incarnant vers 30. J’ai suivi l’enseignement de Peter Fenner, étape décisive dans cette évolution. A côté de cela j’ai suivi une formation de psychothérapeute multi-référentiel. J’ai également une certaine expérience de travail avec les énergies subtiles. Transmettre est pour moi une évidence, c’est simplement la forme que je prends.

Dans votre livre, la Présence est présentée comme une « pratique laïque de la méditation non-duelle, adaptée à notre époque et à notre culture ». En même temps, les références au caractère sacré de la Vie (que vous écrivez avec un « V » minuscule) abondent.

La définition de la laïcité est le fait de n’appartenir à aucune institution religieuse.

Le sacré de la vie ne dépend d’aucune église en particulier, bien qu’elles en parlent à peu près toutes. Une des choses que j’ai voulu proposer dans cet ouvrage est le caractère impersonnel et universel de la vie, quelle que soit la forme que l’on peut employer pour l’exprimer. Bref, ne pas associer le sacré à autre chose qu’à la vie elle-même, avec un petit ou un grand « v ».

Qu’entendez-vous par « laïc » ? La « laïcité » à laquelle vous faîtes référence se définit-elle comme une « absence de tout sens du sacré » ou bien comme une invitation à une autre forme de spiritualité ? Dès lors, que faut-il entendre par « spiritualité laïque » ?

La spiritualité laïque, selon moi, est une spiritualité qui cesse de se prendre pour une élite spirituelle, dans le sens où nous n’avons plus besoin d’être ceci ou cela, de faire ceci ou cela, ou d’appartenir à ceci ou cela pour faire l’expérience de l’unité. Cette expérience est naturelle et n’appartient à personne d’autre qu’à vous-même. Il s’agit d’une invitation à une spiritualité libre et démocratisée, telle que Krishnamurti en a parlé. D’autres parleront d’ère du verseau. Oui à la laïcité, à la libre appartenance religieuse et à l’œcuménisme. C’est aussi cela la disparition de la notion de séparation.

Extraits audios d'une rencontre
(Aix-en-Provence, février 2009)

Un accueil inconditionnel...



vendredi 14 août 2009

• Rencontre avec Niina - deuxième partie

Entretien avec Niina
Villeneuve-Loubet, mars 2009
deuxième partie



tilidom.com
 

Un grand merci à Niina pour m'avoir autorisé à publier ce deuxième extrait.

Visitez le site de Niina


jeudi 13 août 2009

• Apprendre est l'essence de la vie - Krishnamurti

Entretien entre Krishnamurti et Jean-Louis Dewez
De l'éducation
(filmé en 1979 à Brockwood, en Grande Bretagne)


mercredi 12 août 2009

• Reconnaître le sans-forme... - Eckhart Tolle

Le silence au-delà des mots...



Reconnaître le sans-forme dans la forme


mardi 11 août 2009

• La lumière de la conscience - Eckhart Tolle

Retraite à Findhorm

vu sur le site nous-les-dieux.org

Première Partie


Deuxième Partie



Nouvelle parution (en CD & DVD) : Retraite à Findhorm.

Eckhart Tolle, bien connu pour les vérités simples et puissantes qu'il exprime dans ses livres et ses conférences, a dirigé une extraordinaire retraite de deux jours à Findhorn, la célèbre communauté spirituelle d'Écosse. La fin de semaine avait pour thème la quiétude - l'essence du moment présent (ADA Audio).

Achetez ce double DVD sur Amazon.

lundi 10 août 2009

• Séminaire avec Wayne Liquorman

Séminaire avec Wayne Liquorman
27 juin 2009





















Sources : L'eveil.org

dimanche 9 août 2009

• Entretiens avec Krishnamurti

Entretien entre Krishnamurti et Jean-Louis Dewez
La nature de la pensée
(filmé en 1979 à Brockwood, en Grande Bretagne)





Voir aussi cette page pour un autre entretien inédit, et en Français

samedi 8 août 2009

• Le retournement de la lumière


Dans Le secret de la fleur d'or, ouvrage chinois taoïste, il est question du retournement de la lumière.
Selon ce texte, le secret de tous les enseignements se trouve dans le retournement de la lumière. Il s'agit de "voir l'essence", de "découvrir son visage originel."

"Demeurez à présent dans la chambre de l'origine et retournez la lumière pour regarder en arrière."
"Le retournement de la lumière est le secret qui permet de dissiper les ténèbres et de maitriser l'âme inférieure."


Cette lumière n'est ni en dedans, ni en dehors de nous ; elle est partout :

"La lumière n'est ni en soi ni en dehors de soi. Les montagnes, les rivières, le soleil, la lune et toute la terre participent aussi de cette lumière qui ne se trouve donc pas seulement en soi. Toutes les opérations de l'intelligence, la connaissance et la sagesse, participent également de cette lumière qui ne se trouve donc pas en dehors de soi. de même que le lumière su ciel et de la terre emplit l'univers, la lumière d'un seul être s'étend aussi naturellement aux cieux et embrasse la terre. Voilà pourquoi si l'on retourne la lumière, le monde entier se retourne également."

C'est pourquoi avec cette vision "la terre entière vous semble un monde de lumière".

"Quand on retourne la lumière pour éclairer l'intérieur, l'esprit n'est pas stimulé par les objets. L'énergie négative s'arrête et la fleur de la lumière brille d'un éclat concentré qui est pure énergie positive. (...) Dans la chambre essentielle qui est en soi, l'on éprouve une indéfinissable impression d'espace, au-delà de toute mesure, et le corps se sent merveilleusement léger et flottant. C'est ce que l'on appelle "les nuages qui emplissent les mille montagnes'".

Retourner son regard, c'est "demeurer au ciel tout en vous trouvant parmi l'humanité."

"C'est l'ouverture sans forme au sein de laquelle tous les lieux ne font qu'un"


Voici le chapitre 7

"Méthode vivante du retournement de la lumière

1. Point n'est besoin d'abandonner vos occupations ordinaires tandis que vous pratiquez le retournement de la lumière. Comme disait un ancien : « Quand des situations se présentent, il faut réagir. Quand des choses se présentent, il faut discerner. »

2. Si vous gérez vos occupations avec une vigilance précise, la lumière ne sera pas submergée par les choses. Aussi convient-il de répéter maintes fois ce retournement « sans forme » de la lumière.

3. Si vous pouvez inlassablement « ramener le regard » à la source de l'esprit, quoi que vous fassiez alors et sans vous attacher à la moindre image d'une « personne » ou d'un « soi », ce sera le « retournement de la lumière où que l'on soit ». C'est la meilleure des pratiques.

4. Si vous pouvez passer une ou deux heures tranquille à méditer, tôt le matin, l'esprit dégagé de tout objet, voilà ce qu'il y a de mieux. Quand vous êtes occupé par votre travail ou par des rapports avec les autres, recourez à la technique du « ramener le regard » et il n'y aura pas d'interruption [de votre pratique]. Si vous pratiquez ainsi pendant deux ou trois mois, nul doute que les grands éveillés du Ciel confirmeront votre expérience."

Sources

≈≈≈≈≈≈≈


Regardes ce grâce à quoi tu regardes.
Si tu vois cela,
Tu vois tout.

L'instruction essentielle (Istopadesa)

Voir aussi, en complément, cet excellent billet, vu sur le blog Un vide insondable :

Nous constatons qu’en matière de manuel de Zazen, les organisations françaises issues de la lignée Deshimaru-Sawaki se réfèrent quasi exclusivement au seul Fukanzazengi de Dogen. C’est dommage, parceque le Zazen Yojinki de Keizan est, selon nous, beaucoup plus intéressant tout en étant tout aussi orthodoxe du point de vue de la Sotoshu japonaise traditionnelle.

Quoiqu’il en soit, un passage du fameux Fukanzazengi nous semble particulièrement intéressant dans la mesure où il rectifie un point important. Dogen nous dit en effet qu’il faut « apprendre l’introspection qui dirige la lumière vers l’intérieur, pour illuminer notre vraie nature. Le corps et l’âme d’eux-mêmes s’estomperont, et notre visage originel se révèlera».

Qu’est-ce que cette introspection qui dirige ou retourne la lumière vers l’intérieur pour illuminer notre vraie nature ? Il s’agit simplement de retourner la conscience sur elle-même, soit d’observer l’observateur. Contrairement à ce qui est souvent enseigné, il ne faut ni se concentrer sur la posture, ni sur la respiration, ni même observer les pensées, mais uniquement prendre conscience de notre propre conscience.

Ainsi, nous nous établissons dans la nature de l'esprit que Dogen nomme Hishiryo. Hishiryo n’est autre que notre conscience consciente d’elle-même dans laquelle pensées et absence de pensées prennent place. Comme elle n’est pas affectée par les pensées, nous pouvons les laisser s’écouler librement sans que leur mouvement n’affecte notre état contemplatif.

En pratiquant le retournement de la conscience sur elle-même, notre vraie nature (visage originel) se révèle d'elle-même, car l'essence de l’esprit est à la source de la conscience ordinaire. Avec un peu de pratique, notre corps et nos pensées sont perçus comme irréels, flottant comme des hologrammes dans l’espace de la conscience vide et radieuse.

Ce dépouillement du corps et de l'esprit par le retour de la lumière n'est autre que la voie directe du Zen qui pointe directement vers la nature de l'esprit pour s'éveiller et accomplir la voie du Bouddha.
Comme Hishiryo est notre état naturel lorsque l’on renonce à tout effort, il n’y a rien à faire. Il faut juste s’assoir (Shikantaza). Comme cette non-pratique ne fait que clarifier notre nature originelle voilée par les cinq skandhas, l’éveil n’est pas une finalité à atteindre pour Dogen, mais le dévoilement de notre nature de Bouddha.

Et aussi ce lien.

jeudi 6 août 2009

• La vérité n’est ni un ni deux - Ramana Maharshi

Recherchez la source de celui qui doute

et vous trouverez réellement que celui-ci n’existe pas.

Celui qui doute disparaissant,

les doutes disparaîtront également.


La vérité n’est ni un ni deux ; elle est ce qu’elle est.



Merci à Laya de partager avec nous ces "perles de bonheur"
en nous offrant le meilleur de sa traduction.
Retrouver sur son blog d'autres vidéos sous-titrées en Français, d'Adyashanti principalement.

mercredi 5 août 2009

• Une nécessité biologique - Adyashanti



Adyashanti (dont le nom signifie paix primordiale) défie tous les aspirants à la paix et à la liberté de songer sérieusement à la possibilité de se libérer en cette vie. Il a commencé à enseigner en 1996, à la requête de son maître zen avec qui il étudiait depuis quatorze ans. Depuis, plusieurs chercheurs spirituels se sont éveillés à leur nature essentielle en côtoyant Adyashanti.

Auteur de Emptiness Dancing (Conscience pure), The Impact of Awakening et My Secret is Silence, Adyashanti offre des instructions spontanées et directes analogues aux enseignements des premiers maîtres zen et des sages de l’Advaita vedanta. Néanmoins, Adya déclare : «Si vous filtrez mes paroles au travers d’une tradition ou d’un système en –isme, vous passez à côté de ce que je dis. La vérité libératrice n’est pas statique ; elle est vivante. Elle ne peut être émise sous forme de concepts et ne peut être saisie par le mental. La vérité réside au-delà de toute forme de fondamentalisme conceptuel. Ce que vous êtes se situe au-delà – éveillé et présent, déjà ici et maintenant. Je vous aide simplement à le réaliser.»

Natif de la Californie du Nord, Adyashanti vit avec sa femme Annie, et enseigne surtout dans la région de San Francisco, offrant des satsangs, des week-ends intensifs et des retraites en silence. Il se déplace pour enseigner dans d’autres régions des États-Unis et du Canada.

Pour de plus amples renseignements, consultez www.adyashanti.org
Et bien sûr, en Français, l'incontournable site Perles de bonheur, qui lui est consacré.

Lire : Conscience pure et méditation véritable

Conscience pure…
Dans cet ouvrage inspirant, profond et remarquable, Adyashanti mène le lecteur au-delà du bruit constant du mental et de ses concepts erronés pour qu’il redécouvre un lieu de conscience pure. Cet espace accessible à chacun de nous est empreint de sagesse, de quiétude et de présence. Les enseignements d’Adyashanti sont purs et directs, et ses paroles vous guideront vers la porte de la Vérité, de l’Unité.

« Mes paroles visent à vous ébranler pour vous éveiller, non pas à vous dire comment mieux rêver. Ne croyez pas que l’Éveil soit la fin. Il est la fin d’une quête, de celui qui cherche, et le début d’une vie vécue depuis votre nature essentielle. »

Méditation véritable…
Qu’arriverait-il si vous laissiez tout être exactement tel qu’il est ? Si vous décidiez de profiter de chaque instant de votre vie et d’abandonner votre besoin de contrôle ?

Adyashanti a découvert que lorsque vous laissez tomber toutes les techniques, le concept même de vous en tant que méditant, vous ouvre la voie vers l’art de la méditation véritable.

« On nous enseigne que l’Éveil est difficile, que de s’éveiller de l’illusion de la séparation nécessite des années. En fait, il s’agit de s’éveiller du rêve de la séparation et de passer à la vérité de l’Unité. D’aller du mental contrôlant à la méditation véritable… est en soi une transition révolutionnaire. »

dimanche 12 juillet 2009

• Venez de la Paix, n’y allez pas ! - Denis Marie


Vincent a ajouté un nouveau commentaire sur votre message "• Histoires Zen" :

Je me permet Patrice de citer un texte qui touche l’ensemble des vidéos que tu nous as offert, et qui se rapporte aux échanges entre les participants concernant ce fameux : faire, ne pas faire, et maintenant que fait-on ? (sourire)… Voici un texte de Denis Marie d’une extrême clarté et simplicité !

"Ce qui est révolutionnaire, c’est de réaliser que la « solution» ou le « but» est avant tout questionnement, toute recherche. Cela a pour effet de squeezer en nous toute velléité, tout espoir et toute crainte. La Vérité est déjà ici, et s’adonner encore à une quelconque recherche, c’est tout simplement la nier, l’éviter.
Ici, laissez toute lutte, laissez tout combat.
« Soyez» simplement.
Accueillez-vous, tout comme la vie vous accueille, maintenant, sans condition, dans cet espace, dans le souffle nouveau qui vous respire.
Venez de la Paix, n’y allez pas !
Détendez-vous…
Connaissez votre Paix…
Laissez-la vous trouver…
Prenez appui sur « ce» qui reste et demeure,
« ce» qui est vrai et qui vous porte depuis toujours.
Ne pas tenter de maintenir la présence à Soi, mais réaliser la présence inconditionnelle de Soi. Celui ou celle qui maintient quelque chose par une « pratique» se détourne de « ce» qui tient de lui-même, se détourne de la Vie.
Le retour à la distraction est notre justification à la discipline du « maintien» . Nous ne voulons pas voir comment la distraction est notre choix, qu’elle n’a rien d’une fatalité. Le vivant, lui, n’est pas distrait, car le propre de la vie, c’est la Vie.
Toute tentative, toute stratégie de « pratique» est un acte de reniement à l’égard de Soi, de notre nature. C’est vouloir en faire une chose optionnelle, plus ou moins présente et sur laquelle on peut intervenir, alors qu’elle est absolue, qu’elle est le fondement inhérent à toute entreprise.
Le « non-effort» , cela ne signifie pas adopter une attitude oisive et minimaliste, mais ne pas se réfugier dans la compensation et le « faire» .
Il ne s’agit pas de « ne pas faire» pour « ne rien faire» , mais décider de nous relier à « celui» que nous sommes « avant» , indépendamment de toute activité.
Si nous comprenons la gratuité de l’existence, nous recevons naturellement l’autorisation, la permission d’être ici, simplement, sans besoin de justification, sans éprouver de culpabilité.
Nous pouvons « Être» en toute simplicité et goûter la paix, le repos, la quiétude de celui qui se sent chez lui."


Publier ce commentaire : Oui, avec plaisir ! Merci Vincent.

• L'illumination, c'est quoi ? - Adyashanti

J'ai la joie de vous faire connaître un nouveau site en Français et d'y découvrir, pour certains qui ne le connaissent pas, Adyashanti, un enseignant contemporain.

Je partage avec vous deux vidéos mis en ligne sur ce blog, et j'en profite pour remercier chaleureusement Laya pour cette nouvelle initiative et son travail de traduction admirable (c'est elle qui, à plusieurs reprises, à traduit en Français certains ouvrages publiés aux Éditions Charles Antoni-l'Originel, dont le savoureux "J'espère que vous allez mourir bientôt", de Richard Sylvester).






vendredi 3 juillet 2009

• Histoires Zen


Un moine zen vivait avec son frère borgne et idiot. Un jour, alors qu'il devait s'entretenir avec un théologien fameux, venu de loin pour le rencontrer, il se trouva dans l'obligation de s'absenter. Il dit alors à son frère :
"Reçois et traite bien cet érudit ! Surtout ne lui dit pas un mot et tout ira bien !"
Le moine quitta alors le monastère. Dès son retour, il alla promptement retrouver son visiteur
"Mon frère vous a-t-il bien reçu ?" s'enquit-il. Plein d'enthousiasme, le théologien s'exclama :
"Votre frère est absolument remarquable. C'est un grand théologien."
Le moine surpris bégaya :
"Comment ?... mon frère... un théologien ?...

- Nous avons eu une conversation passionnante, reprit l'érudit, uniquement en nous exprimant par geste. je lui ai montré un doigt, il a répliqué en m'en montrant deux. je lui ai alors répondu, comme c'est logique, en lui montrant trois doigts, et lui m'a stupéfait en arborant un poing fermé qui concluait le débat...
Avec un doigt, je professais l'unité de Bouddha. De deux doigts il a élargit mon point de vue en me rappelant que Bouddha était inséparable de sa doctrine. Enchanté par la réplique, avec trois doigts je lui signifiait : Bouddha et sa doctrine dans le monde. Il eut alors cette sublime réplique, en me montrant son poing : Bouddha, sa doctrine, le monde, tout cela fait un. La boucle était bouclée."

Quelque temps plus tard, le moine alla retrouver son borgne de frère :
"Raconte moi ce qui c'est passé avec le théologien !
- C'est très simple, dit le frère. Il m'a nargué en me montrant un doigt pour me faire remarquer que je n'avais qu'un oeil. Ne voulant pas céder à la provocation, je lui retournai qu'il avait la chance, lui, d'en avoir deux. Il s'obstina, sarcastique : "de toute façon, à nous deux cela fait trois yeux." Ce fut la goutte qui fit déborder le vase. En lui montrant mon poing fermé, je le menaçais de l'étendre sur-le-champ, s'il ne cessait ses insinuations malveillantes."

◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊

Le maître se promène dans le potager en compagnie de trois disciples après une longue séance de méditation, quand tout à coup, le plus jeune se dirige vers les salades, et écrase sous sa semelle une limace. Le deuxième disciple, sourcils froncés lui dit :

"Tu as eu tord d'écraser cette limace, car quand bien même il s'agit d'un animal trés primaire, c'est néanmoins une forme de vie, et la vie est sacrée et doit donc être respectée. "

et se tournant vers le maître : " N'est-ce pas maître ? "

et le maître lui répond : " Oui, tu as raison. "

Le premier disciple, réagissant avec verdeur, lui rétorque :

" Sans doute cette limace est respectable, mais elle mange nos salades, et ces salades sont notre seule source d'alimentation en cette saison. J'ai donc bien agit en défendant une vie plus évoluée que celle de cette limace : la notre. "

et se tournant vers le maître : " N'est-ce pas maître ? "

et le maître lui répond : " Oui, tu as raison. "

Intervient alors le troisième disciple, plus mûr et plus avancé dans l'étude des processus mentaux :

"Mais maître, le deuxième disciple vous a dit une chose, et vous lui avez répondu qu'il avait raison. Puis le premier disciple vous a dit le contraire, et vous lui avez aussi dit qu'il avait raison. Or on ne peut pas donner raison à une chose et en même temps à son contraire !?"

et le maître lui répondit : " Oui, tu as raison. "