mardi 10 mars 2015

• Qu'est-ce que l'éveil ? - Frédéric Samnidhi



Il est un temps où le regard se perd

dans l'infinité des étoiles,

 

Il est un instant où les étoiles se perdent

dans l'infinité du Regard.



lundi 2 mars 2015

• L'éternité est toujours à l'heure - Malo Aguettant


Toute la beauté de l’être humain réside dans la possibilité de s’interroger sur sa véritable nature.
L’enjeu de ce qu’il est convenu d’appeler la quête spirituelle est la croyance en un moi séparé et auteur de ses actes, croyance qui est à l’origine de la souffrance et de la nostalgie de l’unité perdue.
Tout notre malheur provient du fait que l’on s’identifie à une forme autour de laquelle l’ego se cristallise. Mais la seule chose à laquelle nous ne pouvons pas nous identifier, c’est justement notre identité. « Être » n’est pas une identité.
En amont de tout ce qui constitue le contenu d’une existence, il y a être.

Pouvons-nous nous libérer des constructions imaginaires du mental, de ce parasitage permanent, pour accéder directement à « être », c’est-à-dire à ce que nous sommes déjà ?
Il s’agit de revenir à quelque chose de très simple, mais qui n’est pas facile pour autant : l’immédiateté d’être, en amont de toute représentation de soi.
Sur le plan de l’être, il ne nous manque rien. Ici, là, maintenant, vous pouvez apprécier la qualité très particulière de cet espace vivant que vous êtes. Cet espace permet un regard sans jugement, et donne accès directement à chaque situation concrète, dans toute sa dimension et dans toute son intensité.
Il n’y a en réalité ni « ici », ni « maintenant », ni souffrance, ni éveil, sauf dans nos rêves. Le mental transforme en concept et neutralise la moindre vérité, issue d’un enseignement authentique, qui pourrait le remettre en question.
Rien ne manque à cet instant dès lors que nous sommes présent.


© Extraits publiés avec l'accord des Éditions Accarias-L'Originel

Avant de découvrir cet espace de liberté, ce que nous sommes ultimement, en amont de nos sensations, de nos émotions, de nos pensées, il est indispensable de commencer par reconnaître à quel point nous sommes déterminés par nos conditionnements, conscients ou inconscients. L’évidence s’impose alors de se donner les moyens, grâce à une vigilance incarnée, de se surprendre en flagrant délit de dépendance. Ce constat constitue un véritable choc. Tant qu’on ne l’a pas vécu, on vit dans son rêve. Si nous gardons la moindre illusion en ce qui concerne la force des déterminismes et leurs conséquences dans tous les aspects de nos existences, nous resterons prisonniers de notre mental, et aucun progrès vers la liberté intérieure, ce qu’on appelle la libération, la réalisation, ne sera possible.


En amont de tout ce qui constitue le contenu d’une existence, il y a être.
En amont de notre apparente identité, de notre nom, de notre sexe, de nos qualités et défauts, des sensations et des émotions que l’on éprouve, des pensées que l’on a, il y a être.
Un livre ne peut pas changer les événements de notre vie, mais il peut changer le regard, la perspective, à partir de laquelle nous les vivons. Si notre relation aux situations auxquelles nous sommes confrontés est différente, ces situations ne nous affecteront pas de la même manière. Nos pensées, nos émotions, ne seront plus les mêmes.
La substance même de la vie n’est que relation. Les sensations nous mettent en relation avec notre corps qui lui-même est en relation avec le monde. Nos émotions et nos pensées sont également des ensembles de relations qui interagissent avec les sensations. Il suffit donc de changer notre regard sur ces relations pour que notre expérience de la vie change radicalement. Notre vie devient ainsi la qualité d’attention que nous lui portons.
La vie, avant de se manifester dans le monde apparent des phénomènes, est elle-même attention sans attente, c’est-à-dire conscience.
Ce livre ne prétend pas parler de ce que nous sommes, mais plutôt examiner tout ce qui vient interférer avec cette conscience-être.
Il s’agit d’une enquête sur les représentations que nous nous faisons de nous-mêmes. Toutes ces images, toutes ces histoires que nous produisons à longueur de vie forment autant de filtres, d’écrans, entre ce que nous sommes essentiellement et ce à quoi nous réduisons notre vie.
D’où proviennent ces images, ces histoires ? Pourquoi apparaissent-elles avec autant d’insis tance ?
Pouvons-nous nous libérer de ce bruit de fond, de ce parasitage permanent, pour accéder directement à « être », c’est-à-dire à ce que nous sommes déjà ? Ou bien sommes-nous condamnés à passer notre vie entière sous hypnose, esclaves de nos émotions et de nos pensées ?

L’urgence de cette question constitue le sujet de ce livre.


L'ÉTERNITÉ EST TOUJOURS À L'HEURE

Tout à coup, ce matin, penché sur une églantine au bord du chemin, ce n'était plus un simple promeneur qui sentait le parfum d'une fleur mais bien plutôt l'univers entier qui respirait son propre parfum.

Une vache, longuement, m'avait regardé. Je plongeai mon regard dans le sien. Et puis, brusquement, il n'y eut plus qu'un seul regard entre nous.

Une légère brise souffla par-derrière et fit voler en éclats ce qui pouvait encore se prendre pour quelqu'un. Alors, un coucou chanta au coeur même de l'instant.

Le reste de la promenade, ce fut la routine habituelle du cosmos : le monde se déployait au feu de la conscience comme un chat qui s'étire dans un rayon de soleil pour exposer chaque millimètre de son corps.

Le promeneur de la vie se déplaçait dans le corps du monde, vibrant de conscience.

«Je» est une vitre inexistante que l'on ne connaît que par les baisers de sang de la vie, dont il est couvert de toutes parts.

C'était étrange, il y avait à la fois comme un air de deuil et d'ivresse dans l'air : une vie soumise à son image s'achevait ce matin-là. Elle avait effacé sa propre image. Quand toutes les deux se font face, il y en a toujours une de trop. Alors, il faut s'attendre au pire.

Et ce fut le chaos du monde dans toute sa splendeur. Sa beauté semblait faire signe. Mais ce qui faisait signe et ce à quoi il faisait signe étaient la même chose.

Et si, en se brûlant le corps au soleil du désir, en se brûlant le coeur au soleil de la passion, on ne cessait pas de se consumer au soleil de la conscience ?

Oui, c'est bien ça, cette incessante marée de l'oubli qui n'en finit pas d'aller et venir pour toujours, inlassablement, ramener le souvenir, non pas du passé qui n'existe pas, mais le souvenir du présent, la présence, tout simplement.

Dès le moment où l'on est dans le moment, cela s'appelle un événement. Alors, tout est à sa place. Personne ne peut faire cesser cet événement précisément parce qu'il n'y a personne dans ce moment.

Et si la vie de cet homme, qui était parti pour une simple promenade, et qui n'en reviendrait jamais, n'était que le sourire furtif que la vie se faisait à elle-même ?

C'est ainsi que, parfois, «je suis» se prend à répondre de la nécessaire futilité du monde. Dès cet instant, il est, à lui seul, la loi de gravitation universelle de l'amour.

L'éternité est toujours à l'heure. Ne la faisons pas attendre. Soyons exacts.


Blog de Malo Aguettant : Être n'est pas une identité


mercredi 25 février 2015

• Nouvelles parutions

Parmi les grandes figures spirituelles de notre temps, Krishnamurti (1895-1986) fait exception. Il ne s’inscrit dans aucune des grandes traditions philosophiques ou religieuses et peut difficilement être rapproché d’autres penseurs, sages et mystiques de notre époque.
Écrire aujourd’hui un livre sur K. alors que tant d’ouvrages reprenant ses exposés s’affichent sur les rayons des librairies, est une gageure. Pourtant cette pléthore de textes n’est pas sans inconvénients, le principal étant peut-être de faire perdre de vue la grande simplicité et cohérence de sa pensée. Il reste une place pour une synthèse dégageant les grandes lignes de sa vie et de son message. C’est le projet de ce livre.
L’intelligence et la force de son message nous interpellent encore aujourd’hui : changer de regard, se libérer du connu, accueillir le réel, agir et vivre relié.
En ce temps de crises (économique, sociale et existentielle) nous avons besoin de lumière pour orienter nos vies et notre agir. Krishnamurti fait partie des sources qui peuvent nous en donner. Il a l’avantage sur d’autres sages et gourous prodigues de leurs conseils de ne pas chercher à nous imposer les siens. Rebelle ayant mis et tenu à distance l’univers des religions et des idéologies, il nous invite simplement à la vérité et à la liberté. 
Apôtre du silence, de l'expérience immédiate, du retour aux choses mêmes, K. renvoie sans cesse chacun à sa propre évidence. Sa singularité est d'être le témoin d'une innocence première, le messager exigeant d'une liberté sans frontières, d’être ancré dans la profonde vacuité.
C’est à cette innocence, à cette liberté et à cette vacuité qu’il nous convie.

© Extrait publié avec l'accord des Éditions Accarias-L'Originel

Par quelque bout qu’on le prenne, le premier constat que Krishnamurti nous amène à faire est celui de la nécessité d’une mutation de nos esprits et de nos cœurs. Sans une conversion profonde de nos manières de voir et de vivre modifiant notre regard et notre agir en ce monde, celui-ci ne peut que descendre une pente qui le mènera inexorablement au chaos. C’est cette conviction et le désir que ce changement se produise qui a déterminé sa longue marche à travers les nombreux pays qu’il a traversés, où il s’est posé et s’est exprimé. Une transformation du dedans des hommes et des femmes qu’il a rencontrés est le motif essentiel qui l’a fait agir et parler.
Le premier pas de cette transformation est la prise de conscience d’un mal-être, d’un dysfonctionnement de la société humaine et de chacun des individus qui la composent. Comme le Bouddha annonçant Sarvam Dukkham – Tout est souffrance – Krishnamurti, devant l’état de l’humanité, se livre à un constat pétri de tristesse et d’indignation:
«Les êtres humains ont souffert dans le monde entier et à travers les âges. Ils ont eu dix mille guerres. Songez aux hommes et aux femmes mutilés, aux larmes versées, à la détresse des mères, des épouses, à tous ceux qui ont perdu enfants, conjoints, amis... et nous continuons en multipliant les armements sur une vaste échelle. Il y a cette immense souffrance de l’humanité. Ce pauvre homme sur le bord de la route qui ne connaîtra jamais aucun confort... Il y a la souffrance de l’ignorance, de la solitude... la souffrance de la mort, d’avoir perdu quelqu’un. Et puis celle de notre propre dégénérescence, de notre propre perte, de notre manque d’intelligence, de capacité...» «Le monde entier est dans un état de confusion, de misère grandissantes. Cette souffrance, non seulement individuelle mais aussi collective, est extrêmement aiguë. Il s’agit d’une catastrophe mondiale.»
Pourtant, si K. dresse un tel état des lieux dans lesquels nous vivons, ce n’est pas pour se complaire dans la plainte et le ressentiment, mais pour appeler à l’action. Car à côté de ce tableau désolant de notre monde, il en dresse un autre, différent, qu’il ne cessera de reprendre au fil de ses interventions. Le monde est en souffrance, certes, mais il est aussi beau et vivant, et «nous sommes le monde», ce qui veut dire que nous avons pouvoir, en travaillant sur nous, de l’améliorer, de le changer. Nous pouvons lever le voile de l’ignorance, désactiver les réflexes de la peur, désamorcer les pulsions de la haine et de la violence. C’est la certitude en tout cas qui l’a toujours habité et a fait de sa vision de l’existence humaine une vision positive, évolutive, ouverte sur un inconnu prégnant de vie et d’amour.
La première chose pour nous orienter vers la transformation qui nous attend est d’apprendre à voir ce qui est et ce qui est à faire. À cet égard, K. nous conseille d’examiner la manière dont notre mental fonctionne, c’est-à-dire d’analyser le petit cinéma de notre cerveau qui nous projette à longueur de journée ses représentations, ses sollicitations, et que pour faire bref il appelle «la pensée».

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 L’écriture de ce livre répond à un élan pour partager et accompagner l’éveil à notre nature véritable, Être.

Voyage au cœur de soi est un guide spirituel à l’intention de personnes aspirant à se rapprocher de leur vérité profonde et à rayonner la Splendeur de Être. À partir d’une vision installée dans la Non-dualité, ce livre invite  à retrouver l'Unité. Il propose une approche unifiant le divin et l’humain, la conscience et la matière, la contemplation et l’action.
En tant qu’être humain, nous avons accès à deux dimensions : la dimension spirituelle, Être et la dimension humaine. Claudette Vidal partage ces espaces avec nous et nous accompagne dans leur découverte.
Plusieurs livres traitant de Non-dualité occultent le plan humain. L’auteur nous propose ici une vision élargie. L’originalité de cet ouvrage est de proposer une vision où il est nécessaire de reconnaître sa réalité humaine pour la transformer à la lumière de la conscience.
Le point de vue de la Conscience Source est un non point de vue. Le point de vue humain, quant à lui, traduit une expérience unique et personnelle. Le Divin et l’humain, l’Impersonnel et le personnel sont à jamais unis pour révéler l’infinie Beauté de l’expérience humaine.
Portant un regard sur l’évolution de l’humanité, ce livre facilite la compréhension du processus de transformation individuel et planétaire dans lequel nous sommes actuellement impliqués. L’éveil de la conscience y occupe une place prépondérante. Des panneaux indicateurs pointent, parfois discrètement et parfois ouvertement en direction du Soi.
Sans être lié à une religion ou courant spirituel, ce livre, à l’écriture fluide, porte le souffle de la mystique chrétienne, de l’hindouisme, du shivaïsme du Cachemire, du soufisme et d’autres courants spirituels.
Un livre inspirant qui donne du cœur et de l’élan pour le cheminement vers Soi.

Claudette Vidal est née au Québec et vit maintenant dans le sud de la France. Elle s’est éveillée à sa propre nature lors d’une rencontre avec Gangaji. Elle offre des rencontres et des retraites au Québec et en Europe. Elle a publiée, chez le même éditeur, Chemin d’éveil.

© Extrait publié avec l'accord des Éditions Accarias-L'Originel

Nous pourrions longuement disserter sur les caractéristiques d’une vie vécue dans l’ego. Il y aurait beaucoup à en dire. Tous les jours nous entendons des personnes étaler leurs malheurs ou leurs exploits et faire état de ce qu’elles aiment ou n’aiment pas. Tous les jours, nous échangeons avec des personnes vides intérieurement. Elles se réfugient dans leur mental et racontent tout ce qui s’y présente. Qu’elles parlent ou pas, leur mental fonctionne à plein régime. Il domine. Jusqu’à ce que le sommeil nocturne s’impose, le mental est actif. Dès le réveil, le mental se réactive… il est à nouveau bouillonnant. Il ne s’arrête jamais.

Pourquoi l’emprise de l’ego est-elle aussi forte ?
Pourquoi un Dieu vivant, si c’est ce que nous sommes, ne peut-il arrêter ce chaos ?
Vous êtes-vous déjà posé la question : pourquoi un Dieu vivant se laisse-t-il contrôler par un petit ego souffrant, vindicatif et intransigeant… ?
Comment ne pas se poser cette question essentielle… ?

La réponse est dans la question…

Car qui poserait cette question ?

L’ego, voilant la nature profonde de Être, ignorant l’identité de son Créateur et imbu de certitudes, est incapable de se poser cette question et - a fortiori - de s’intéresser à la réponse. Tout questionnement visant à réduire son pouvoir, à ébranler sa suprématie et à le remettre en question est d’emblée rejeté. Pourquoi partagerait-il ce pouvoir qui lui est si cher et qui nourrit fortement son sentiment d’exister ?

L’ego n’a aucune raison de laisser entrer… ne serait-ce qu’une parcelle de lumière.

Et pourtant…
Un jour, la souffrance pour certains, le questionnement pour d’autres, laisseront pénétrer un peu de lumière.
Malheureux, parfois dépité, il renoncera à une petite partie de son pouvoir pour éprouver un peu de soulagement, un certain apaisement… si minime soit-il.
Le réveil aura sonné… peut-être ? Probablement faudra-t-il plusieurs réveils pour qu’il perde un peu de sa superbe et rende les armes… À ce moment-là, et seulement à ce moment-là, un espoir de libération pourra être envisagé.

Nous parlons d’un réveil. Du réveil de qui s’agit-il ?

Il ne peut s’agir du réveil de l’Être, Être ne dort pas, il EST.

Il s’agit du réveil du dormeur. Qui est le dormeur ?

Le dormeur est le petit « moi », une création virtuelle.

Soudain, l’envie de découvrir quelque chose de nouveau surgit.
Nouveau, mais pas totalement inconnu... nous en soupçonnions déjà l’existence depuis un moment… L’attrait pour la découverte de ce trésor devient irrésistible, incontournable. C’est le début de la quête.

La majorité des gens vivent leur vie principalement dans l’ego, occasionnellement et furtivement ils expérimentent être, mais n’en sont que rarement conscients. Comme leur intérêt pour les affaires spirituelles n’est pas encore éveillé, ils sortent rapidement de cet état que leur mémoire qualifiera plus tard de moments idylliques. L’ego souffrant revient à la charge… Il exigera rapidement son butin. Fouetté par son insatiable besoin de reconnaissance et de contrôle, il revient avec force et détermination.

Nous nous sentons enfermés dans cette pièce trop petite pour nous… Nous pressentons que la vastitude infinie est la réelle dimension de notre maison. Alors, arrive un moment où nous voulons sortir de notre prison et retrouver notre vrai Soi. Les sentinelles (les peurs) font leur travail, elles gardent les portes du temple. C’est leur fonction. Pour sortir de cette chambre obscure, l’ego devra être humble et lâcher le contrôle. Une multitude de croyances devra être réévaluée à la lumière de la conscience. Chez certains, par un geste symbolique, l’ego devra se rendre et déposer les armes pour qu’une ouverture puisse se produire.

Sortir de la prison mentale ne se réalise pas à force de volonté. C’est dans le lâcher-prise et l’abandon que l’ouverture se déploie. Il ne s’agit pas de vouloir lâcher prise, juste de se relâcher intérieurement et de goûter…

L’ego éprouve un grand besoin d’amour et de reconnaissance. C’est lorsque la Conscience source pose un regard aimant sur la forme pensée appelée moi, que celle-ci disparaît. La conscience et l’amour permettent de dissoudre les murs de l’espace où l’ego est enfermé. N’étant plus fixé dans le mental, le regard Un se dévoile. L’identification au corps physique, émotionnel et mental cesse. La notion de séparation s’estompe. Peut-être faudra-t-il encore un peu de temps pour qu’elle disparaisse complètement…

Bien que leur nature véritable soit Amour et Conscience, les personnes qui vivent dans l’ego en sont souvent coupées ou partiellement inconscientes. Elles accèdent à cet espace de façon inopinée et furtive.

Selon l’espace où se trouve notre attention, les actions à mettre en place sont différentes.
Dans la conscience limitée, lorsque l’attention est captive du mental ou identifiée à une émotion, lorsque nous nous sentons piégés, enfermés ou bloqués, nous sommes appelés à lâcher prise et à nous ouvrir.
Nous pouvons aussi nous redresser intérieurement et physiquement pour retrouver notre verticalité, et ainsi accéder à notre puissance intérieure. Ce positionnement du corps et de la conscience aide à déplacer notre attention vers la Source, pour reconnaître que c’est en soi que le blocage ou le sentiment d’enfermement est vécu. À cet instant, la conscience commence à se détacher de sa création et revient vers elle-même.

À l’image d’une grande maison que nous n’avons pas totalement investie, une pièce est vacante. La Conscience est toujours là et nous l’ignorons. À nous de la découvrir et de l’habiter en conscience.
Dans la Conscience illimitée, nous pouvons voir, ressentir et accueillir les créations. Cette Conscience est impersonnelle ; la volonté personnelle n’y donne pas accès. C’est l’abandon de la volonté personnelle qui donne accès à la Conscience source.

lundi 23 février 2015

• Là, j'ai disparu - Bertrand

 🙏
Il y a quelques années, j’écrivais le dernier message de 2008 sur ce site. Ce que je pensais très sincèrement être un beau témoignage d’éveil.Quelques mois après ce témoignage, une série d’événements troublants m'ont trouvés aux cotés de Mooji lors d’une retraite au Portugal. 
Un des participant s’est assis aux pieds de Mooji, il a décrit la même expérience que moi et a demandé si c’était ça l’éveil ?
Mooji a sourit, il a répondu « …this is nothing… ».
Alors j’ai bien failli me lever pour protester, comment pouvait-il prétendre que la plus merveilleuse des expériences n’était RIEN.
Mooji a poursuivi,  « …Vous souvenez-vous du début de cette expérience ?... »
Bien sur, comment l’oublier.
« … Vous souvenez-vous de la fin…? »
Bien entendu.
«… Qu’est-ce donc qui a pu observer cette expérience du début à la fin ? Qu’est-ce donc qui était là avant et est encore là maintenant…? »
Là, j'ai disparu. Quelque chose de plus grand que la plus grande expérience, de plus grand que n’importe quelle expérience. Quelque chose d’intemporel, de toujours présent, quelque chose qui n’a pas de nom, pas de qualité, quelque chose de vide mais de complet. J'étais cela, mais cela n'était pas "moi".
Cela fait maintenant 6 années que la vie me vit, que les choses se font, sans qu’il n’y ait plus quelqu’un pour les revendiquer. La vie s’occupe de tout, elle est simplement merveilleuse.
Gratitude infinie à Mooji.
Que la vie vous vive pour l’éternité.

Om Shanti.

vendredi 13 février 2015

• Un témoin vivant de l’Éternité


DVD de deux entretiens avec Virgil réalisés par Samir Coussa et May Char.
+
deux Bonus  : “Ma rencontre avec Virgil”  : deux témoignages de Betty et de Jean Bouchart d’Orval.

Réalisation © Revue 3e millénaire

“Tu n’apprends rien par la mémoire. Ton cerveau il ne t’éclairera jamais. Tu as l’impression que tu es éclairé par ça. Mais c’est faux. Il te tient encore dans une machine d’illusions.”

Virgil Hervatin (1935/2012), né en Yougoslavie, a vécu au Québec à partir de 1960. Ignorant l’existence de toute dimension spirituelle, il connut un éveil en 1991. En quelques années, un nombre croissant de chercheurs sont venus le rencontrer. Il exhortait ses interlocuteurs à vivre pleinement le présent, et les ramenait toujours à eux-mêmes afin d’éviter tout attachement à sa personne. Il était un témoin vivant de l’Éternité.
Mais l’Éternelle Présence s’est incarnée chez un homme qui n’avait absolument jamais lu les livres qui intéressent tous les chercheurs de Vérité. Il n’avait jamais rencontré ni cherché à rencontrer un sage ou un éveillé, pas plus qu’il n’avait jamais manifesté le moindre intérêt pour les grandes traditions de l’histoire de l’humanité. Il n’avait jamais été, non plus, un homme religieux.

jeudi 22 janvier 2015

• L'important est de savoir quelque part que cela existe - Patrice Bailly


Transpercé par l'éveil
Patrice Bailly
(Revue 3e Millénaire Mars 2014)

Je ne peux écrire ce qu'est l'éveil, car vivre ne s'écrit pas, nous ne pouvons qu'en faire l'expérience ici et maintenant.
Aussi, je peux témoigner de ce jour vécu un matin de l'année 2006.

Alors que j'avais traversé de nombreuses années à rechercher ce qu'était l'amour, Dieu, la vie, qui je suis, j'étais arrivé à un stade d'épuisement si intense, que cela n'était plus supportable une seconde de plus de vivre ainsi, ou plutôt je devrais dire, de survivre.

C'est alors que j'ai ressenti un besoin profond d'abandonner «patrice», cette histoire d'un «moi».

Cet individu donnant l'illusion d'exister en dehors des autres, en dehors de la vie,
apportant la souffrance dans la séparation du toi et du moi, l'impossibilité d'être en compagnie sans distance et l'impossibilité de parvenir à l'union telle que je la ressentais possible en mon cœur, cet individu là m'était étranger, je n'en voulais plus.

Je savais en moi que l'amour tel qu'on me le décrivait n'était pas l'amour, mais où et qui était-il ?

Chercher ne m'était plus possible, j'étais au bout.
J'avais tant prié, imploré Dieu de m'aider, de me donner une réponse, rien n'était venu.
Le mot qui est venu : STOP !

Tant pis, si c'est la mort que je rencontre, j'étais prêt à tout abandonner.

Les peurs qui autrefois me retenaient, m'empêchaient de faire le saut dans ce que mon mental nommait le vide, la mort, la fin de l'existence, tout cela n'était plus.
Je ne pouvais plus revenir en arrière, je n'écoutais plus le mental et ses peurs, j'étais le témoin sans connaissance du témoin de tout ce qui arrivait, je me dépouillais des histoires.

J'ai réalisé alors en mon intérieur, que tout ce à quoi je m'étais identifié, les pensées, les émotions, les situations, les fonctions, tout cela n'était pas moi, je m'en étais détaché, je voyais clairement en cette paix, ce silence, sans qu'aucun effort ne soit nécessaire.

Je voyais mon corps, je voyais le présent se dérouler sans analyse, sans histoire, l'esprit en paix, le corps détendu, l'âme en joie.
Je ressentais, de le vivre, que j'en étais témoin et que ce n'était pas moi.
Tout était tranquille, j'étais paisible, simplement témoin de cela, comme à la maison, au chaud.    

J'avais enfin sauté dans ce vide, et je n'y avait pas trouvé la mort (sinon celle d'un moi illusoire), mais la vie.

Il me revient même parfois d'avoir vu à cet instant, pour imager la situation, comme une flèche, qu'un ange aurait pu m'envoyer, afin de me transpercer, de me réveiller de mon sommeil.
Oui, je me laissais transpercer par l'amour, je m'abandonnais à lui.
Tout était fluide en cette écoute silencieuse, cet accueil profond, je dansais librement sur le fil de la vie.

Je ressentais que je n'avais rien à faire, je me laissais totalement aller dans l'inconnu, dans le risque d'être cela, j'étais cela sans le savoir et c'était suffisant.
Entendre le cœur ici, sans jamais rien retenir, suivre l'intuition.

J'étais en confiance, pas en quelque chose, mais en cela, là où il n'y a plus personne qui sait, là où entre moi et ce qui est, il n'y a même plus la connaissance du silence.

Je pouvais capter, être témoin, mais plus aucune analyse, plus aucune histoire n'étaient nécessaire pour être.
Cette simple présence suffisait à me sentir plein, plein de vie !

Cela ne peut pas être décrit, c'est impossible, c'est impersonnel, c'est l'amour.

L'important est de savoir quelque part que cela existe et de le vouloir fortement en vous, cela est la foi. Alors, cela vient.

Aujourd'hui, je peux dire, d'en avoir fait l'expérience, que ce « je », ce « patrice », cette vie que je croyais avoir, ce temps qui passe, ces croyances, cela n'était que des histoires.
Mon monde n'était pas le monde, ma vie n'était pas la vie.
Cet individu n'existait pas, il ne surgissait et disparaissait que par l'attachement à des pensées.
Je prenais conscience, que l'impermanence était vue, et que j'étais celui qui voit, et que ce témoin, je ne pouvais le supprimer.

J'étais immuable avant tout cela, je n'avais plus besoin de ce moi pour exister, plus besoin d'être quelqu'un pour ressentir l'amour, plus besoin de m'identifier à une compagne, un travail, un nom, car je me sentais pleinement vivant, sans que je n'ai rien besoin d'avoir de plus, ni de faire, j'étais libre et heureux de constater que vivre ne demande rien, aucun effort, car nous sommes toutes et tous la vie.

La partager en cet était de paix et de liberté était merveilleux, je m'oserais même à dire, Divin !
Je suis heureux aujourd'hui de pouvoir témoigner que la souffrance peut disparaître totalement et de le partager avec ceux et celles qui croisent mon chemin, dans l'ouverture.

Je terminerais par ceci :

«  lorsque vous acceptez totalement tout ce qui est, sans condition, lorsque vous ne
résistez plus, que vous êtes cet immédiat, que vous avez jeté toutes les histoires, que
vous n'agrippez rien, alors le miracle se fait, cela arrive sans vous, cela est l'amour, la
confiance. Trouvez cela, restez-y. »

Retrouvez Patrice Bailly sur sa page web.

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Du nouveau sur la toile !

Sortir de l'aliénation - et (re)trouver la vie normale : Le blog de Laure qui nous parle de son expérience d'éveil et des hypothèses qu'elle a pu en tirer.

"L’ « éveil spirituel », une série de sensations physiques qui mènent à une nouvelle perception du monde, une nouvelle gestion de ses émotions, une nouvelle « conscience ».
Ce blog s’adresse à ceux qui l’ont vécu et cherchent à se l’expliquer, cherchent des voies pour y accéder, ou à ceux qui en cherchent un point de vue rationnel. Il s’agit d’un témoignage, mais c'est aussi une étude sur les émotions, les comportements vus sous l'angle des réactions aux injustices.

Un blog pour tenter de comprendre ce qu’est le phénomène appelé « éveil spirituel », « illumination », ou encore « intelligence émotionnelle ». Le point de vue n’est ici pas religieux ; je tente juste, à partir de mon vécu, de comprendre de qui se passe dans le cerveau humain lors de cette expérience unique dans une vie."


Très intéressés par la non-dualité depuis quelques temps, nous avons monté une petite association non lucrative (loi 1901) avec quelques amis. L'idée est d'organiser des rencontres avec des "non-dualistes" (Laurent, Gérard, Armelle, Dayana, etc.) comme le fait Être-Présence, mais un peu partout en province. Et surtout, nous privilégions les retraites, car il y a une douceur d'être en résidentiel qui nous rapproche.
Il y a un calendrier des retraites en Europe à la disposition de tous, mais aussi nos propres retraites. Notre première retraite aura lieu fin avril avec Laurent Levy ! 
Un coup d'oeil sur les évènements à venir. 
Depuis quelques semaines nous sommes sur Facebook.

samedi 3 janvier 2015

• La quête est finie ! - Michel Anvers

Sans exagérer, je crois pouvoir dire que je suis un "chercheur intérieur" depuis ma plus tendre enfance.

Très tôt, j'ai dû admettre que la déchirante mélancolie qui me rongeait ne m'accorderait aucun répit durable. Il a donc fallu me mettre en chemin vers un ailleurs plus supportable.

N'étant né ni beau, ni fort, ni riche ni particulièrement intelligent, je me suis vite résigné à ne pouvoir attendre aucune consolation de l'extérieur. C'est donc contraint et forcé par les circonstances que je suis devenu successivement un enfant introverti, un adolescent solitaire, un adulte tourmenté.

J'en plaisante aujourd'hui mais, comme tous les chercheurs de ce type-là (je parle de ceux qui, comme moi, ont eu le malheur d'être mis en mouvement par la souffrance plus que par la curiosité), je n'ai pas eu tous les jours l'occasion de me réjouir, durant les trois ou quatre décennies, entrecoupées d'interminables stagnations, d'un cheminement entremêlant psychologie et spiritualité.

Résumer une telle aventure en quelques lignes est évidemment impossible. L'idée d'en faire un roman s'est imposée à moi, je pourrais dire "malgré moi", il y a quelques années – vous pouvez découvrir celui-ci sur un autre blog : epousailles.over-blog.com.

Mais alors que j'écrivais les dernières pages de ce roman, quelque chose d'inédit dans mon histoire s'est produit : une rupture subite et radicale, comme un sentier suivi des années durant dans l'obscurité et qui, tout-à-coup, se perd.

Je ne le savais pas encore à ce moment-là, mais ma quête était terminée, alors que j'étais apparemment loin d'avoir obtenu ce que j'en espérais !

Il m'a fallu près de deux années pour l'admettre, pour m'avouer vaincu. Deux années que j'ai qualifiées d'impasse. Pas de ces impasses passagères auxquelles j'avais si souvent été confronté auparavant et qui cèdent un beau jour, lorsqu'un point de vue nouveau se fait jour, non, pas de ces impasses-là, mais une impasse cette fois totale et parfaitement irréductible, tels ces sables mouvants qui vous engloutissent un peu plus au moindre geste pour tenter de leur échapper.

Au terme de ces deux années et lorsque enfin mes forces et ma résistance furent épuisées, la paradoxale Compréhension est advenue un jour, très simplement, sans tambours ni trompettes.

Publié le 23 décembre 2014

Michel Anvers est l'auteur du blog la-quete-est-finie.
Il dit à ce propos : 

Pourquoi ce blog ?

L'envie de témoigner de cette période d'impasse et de son issue est là, je ne saurais la nier. Alors, un témoignage de plus sur le net ? Oui, effectivement. Un témoignage différent – chaque témoignage est différent de tous les autres – qui parlera à certains d'entre vous, pas à d'autres.

J'avais tenu un journal, pendant ces deux années d'impasse, comme on s'accroche à une bouée, comme pour tenter, naïvement, de retrouver des repères dans ce désert. Après quelque temps d'un repos bien mérité, je me suis penché sur ces pages écrites dans l'obscurité, je m'en suis imprégné et j'ai rédigé un certain nombre de chapitres qui reprennent, autant que faire se peut, la chronologie de l'impasse, telle que je l'ai vécue. À chacun de ces chapitres j'ai adjoint un commentaire pour tenter de mettre en lumière les éléments qui, justement, constituaient l'impasse. Le texte intégral sera probablement édité prochainement en format numérique.

Dans l'attente, j'ai souhaité en proposer ici quelques extraits (qui paraîtront progressivement), pour susciter la discussion. Des rencontres sur le sujet, en petit comité, ont lieu chez moi, en Auvergne (80 km au sud-ouest de Clermont-Ferrand). Ceux d'entre vous qui, après lecture de ces pages, le souhaiteraient, y seront les bienvenus.

Par ailleurs, un certain "U" ("comme Ulysse, qui tente de revenir chez lui", ainsi qu'il le dit lui-même) m'a contacté individuellement et nous avons échangé à plusieurs reprises. Il m'a semblé judicieux de retranscrire ici nos discussions : vous les trouverez à la suite des extraits proposés.

En résumé :

des extraits choisis de mon témoignage (journal et commentaire) ;
la transcription de mes échanges avec "U" ;
la possibilité de participer à des rencontres en Auvergne ;
et, bien sûr, celle de me contacter par mail ;
enfin, la possibilité d'organiser des rencontres dans d'autres lieux, à votre demande.

Je vous laisse donc découvrir tout cela et j'attends vos réactions avec, je l'avoue, une certaine gourmandise.

Voir aussi cette page sur Éveil Impersonnel


INFO DERNIÈRE MINUTE :

Michel Anvers sera à Clermont-Ferrand pour une série de rencontres sur le thème de la non-dualité. La première est prévue le 31 mars. 
Pour plus d'infos : ICI.


vendredi 28 novembre 2014

• La Présence est un présent - Quentin Disneur


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