mardi 6 mars 2012

• La voie sans voie - Nita Burg


Il y a la voie directe, il y a la voie progressive...
La voie directe est 'la voie sans voie'. 
Vous et le monde êtes conscience pure.
Si cette vérité devient ce que vous vivez, 
alors il n'y a rien à 'faire'.
La voie disparaît et la vie devient une fête !


Personne ne peut connaître l'éveil mais pouvons nous ne pas être éveillés ? 


Nous' sommes tous eveillé(e)s !
Il ne reste qu'à 'se' r'éveiller !


Dans l’ici et maintenant je suis au cœur même de la vie
J’entre en contact avec chaque cellule du vivant
Je laisse la Vie m’emplir, vivre à ma place
Je m’abandonne pour l’abondance
Ici je me multiplie
Je deviens réceptacle de la vie
Je suis plus que vivante, je suis Vie !
Je m’offre au monde sans ‘moi’
Ici mon absence devient présence


Comme les images d'un rêve
S'évanouissent au réveil
De même 'l'image' d'un moi
S'évanouit dans l'éveil


L' éveil n'implique aucune action...
La racine de l'être est dans le coeur...


Sommes nous des rêveurs 
ou des personnages rêvés ?


Quand le Silence devient le seul maître à trans_mettre...
Alors la Vérité intime, ultime, s'exprime... silencieusement...


Un grand Regard, espace d’accueil grand ouvert 
avec personne pour regarder le monde


Vous cherchez l'Eveil...
Et si c'était l'Eveil qui vous re_cherchez ?
Laissez faire, être votre véritable nature !
Laissez vous trouver !


Personne, absolument personne ne s'éveille !
C'est seulement la 'personne' qui disparaît...


La Vie est sans intention 
Et 'vous' ?

Voir la page facebook "Regard sur l'éveil" de Nita,
ainsi que la page de son blog...

samedi 3 mars 2012

• Le jardin de la non-connaissance - Rupert Spira

Vu sur le site de Laya (Perles de bonheur) : 

Que nous le sachions ou non, nous sommes toujours cette Conscience ouverte, libre et illimitée, et pourtant nous l’oublions parfois. C’est notre liberté d’oublier.

Une fois que nous avons oublié, aucune autre liberté n’est possible, sauf celle de nous souvenir.

Même si nous sommes toujours cette Conscience ouverte, libre et illimitée, il semble parfois que nous soyons limités. Nous nous sentons limités. La Conscience s’expérimente comme étant aliénée par sa propre projection.

Ayant projeté une limitation au sein de sa propre non-limitation, la Conscience s’identifie ensuite avec cette limitation. Elle oublie sa nature réelle. Elle « tombe » dans l’ignorance.

La Conscience sent alors que sa propre nature est en quelque sorte étrange, inconnue et non familière, qu’elle a été perdue et a besoin d’être trouvée, qu’elle a été oubliée et qu’il est nécessaire de la retrouver, qu’elle est ailleurs, autre et séparée.

La Conscience ne réalise pas qu’elle est précisément ce qu’elle cherche ; elle est déjà elle-même.

Elle ne voit pas clairement que la Connaissance de tout ce qui est connu dans l’instant est la connaissance d’elle-même.

Cependant, peu importe la profondeur de l’identification de la Conscience avec le fragment de sa création, peu importe l’importance de l’ignorance, et les pensées, les sensations et les activités qui en découlent, peu importe le succès avec lequel la Conscience se dissimule de sa propre nature, son souvenir d’elle-même est toujours plus profond que son oubli.

Il en est toujours ainsi, simplement parce qu’avant de sembler devenir autre chose qu’elle-même, la Conscience est toujours et seulement elle-même.

La Conscience est l’expérience première de toutes les expériences, quel que soit leur caractère particulier. C’est ainsi que la recherche d’elle-même, le désir de retourner en elle, d’y demeurer ne peut jamais être éteint.

C’est ironiquement, pour la même raison, que la recherche sera toujours sapée, car dès qu’il est compris que la Conscience s’expérimente toujours elle-même, il est aussi réalisé que la Conscience n’a nulle part où aller, et n’a pas de devenir.

Ainsi, du point de vue de l’ignorance, la recherche est le premier pas que la Conscience entreprend vers elle-même. Du point de vue de la Compréhension, la recherche est le premier pas de la Conscience l’éloignant d’elle-même. Dans les deux cas, la Conscience ne va nulle part.

Même lorsque la Conscience s’est voilée d’un habit de croyances, de doutes, de peurs et de sensations, le goût de sa propre nature illimitée, libre et sans peur est inscrit dans chacune des expériences, et ce goût est souvent expérimenté comme une sorte de nostalgie ou de désir profond.

Ce désir est fréquemment associé, à tort, avec un événement ou un moment de nos vies, le plus souvent l’enfance, lorsque tout, semblait-il, allait mieux, lorsque la vie était plus heureuse.

Cependant cette nostalgie n’est pas celle d’un état qui existait dans le passé, mais bien celle de la paix et de la liberté de la Conscience qui réside en deçà, et se trouve dans la profondeur de chacune de nos expériences actuelles.

Le « bonheur » qui était « alors » présent était simplement la présence non voilée de cette même Conscience, qui voit et comprend ces mots.

La Conscience projette cette expérience courante en dehors d’elle-même, puis elle se perd dans cette projection, dans le mental/corps/monde qu’elle a projeté à partir d’elle-même, et s’identifie avec une partie d’elle. C’est comme si elle disait : « Je ne suis plus cette Conscience ouverte, libre et illimitée. Je suis ce fragment limité que j’ai créé en moi. Je suis le corps. »

En agissant ainsi, la Conscience s’oublie. Elle oublie sa propre nature illimitée. Cet oubli est connu comme   « l’ignorance ». C’est la Conscience qui s’ignore elle-même.

La conséquence de cet oubli de Soi, c’est l’apparition de la nostalgie et le désir profond de la Conscience de retourner en elle, d’être libre. Elle ne réalise pas, pour le moment, qu’à chaque instant de ce voyage prodigue, elle n’est toujours qu’elle-même.

La méditation est simplement la libération de cette projection du poids de la séparation. C’est le « dé-nouement » de la contraction de soi, le « dé-tissage » de toute cette confusion.

Au lieu de concentrer son attention sur le fragment limité, sur l’entité séparée qu’elle avait crue être, la Conscience redirige sa propre attention sur elle-même, telle qu’elle est réellement. Elle retourne à elle-même, elle se rappelle elle-même.

Au lieu de projeter le monde en dehors d’elle-même, la Conscience le récupère et le ramène en elle.

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Extrait publié avec l'accord des Éditions Accarias-L'Originel

Les concepts abstraits du mental ne peuvent appréhender la Réalité même s’ils en sont une expression.

La dualité, la polarisation sujet/objet, est inhérente aux concepts du mental. Lorsque nous parlons du « corps » par exemple, nous nous référons à un objet, qui lui-même implique un sujet.  Si nous explorons cet objet, nous découvrons qu’il est non existant en tant que tel, et qu’il n’est en fait qu’une sensation.

Une « sensation », toutefois, est encore un objet et une exploration plus approfondie nous révèle qu’elle est faite de « ressenti », de quelque chose « de mental », plutôt que physique.

« Ressentir » à son tour se révèle être fait de « connaissance ». Si nous examinons celle-ci, nous constatons qu’elle est faite de conscience.

Si nous explorons la Conscience nous trouvons qu’elle n’a pas de qualités objectives. Elle est pourtant ce que nous nous savons être de plus intime.  Elle est ce que nous désignons par « je ».

Si nous explorons « je », nous trouvons qu’il est fait de…

Les concepts abstraits du mental s’effondrent ici. Ils ne peuvent aller plus loin. Il n’existe pas de mot adéquat pour désigner ce dans quoi le mental se dissout. Nous sommes arrivés à la totale simplicité de l’expérience directe.

Cette « dés-objectivation » est le processus de l’involution apparente par lequel « Ce qui ne peut être nommé » retire sa projection du mental, du corps et du monde, et redécouvre qu’il est l’unique substance de la totalité de l’expérience.

« Ce qui ne peut être nommé », le Vide Absolu dans lequel le mental s’effondre, se projette alors, à l’intérieur de lui-même, en suivant le même chemin d’objectivation apparente, pour recréer l’apparence du mental, du corps et du monde.

« Ce qui ne peut être nommé » et auquel pourtant on se réfère en tant que « Je », la Conscience, l’Être, la Connaissance, prend la forme de la pensée, de la sensation ou de la perception pour pouvoir apparaître en tant que mental, corps ou monde.

C’est le processus de l’évolution apparente par lequel « Ce qui ne peut être nommé » donne naissance au mental, au corps et au monde, sans jamais devenir autre chose que lui-même.

Ce processus d’évolution et d’involution est la danse de l’Unicité, « Ce qui ne peut être nommé » prend forme et se dissout, vibre dans chaque nuance de l’expérience, et se fond en lui-même, transparent, ouvert, vide et lumineux.

Le mental tente de décrire les modulations de cette vacuité qui se manifeste en tant que plénitude de l’expérience, et cette plénitude qui se reconnaît comme vide, sachant pertinemment que ce faisant, il tient une bougie dans le vent.

Le mental décrit les noms et les formes dans lesquels « ce qui ne peut être nommé » se réfracte, pour apparaître comme deux, puis plusieurs, de manière à ce que la Conscience/Être apparaisse comme la Conscience et l’Être.

En utilisant les mêmes noms et formes, le mental décrit le processus apparent par lequel « Ce qui ne peut être nommé » découvre qu’il ne devient jamais quoi que ce soit, qu’il n’est toujours que lui-même, lui-même et lui-même.

Chaque déclaration faite ici est vraie provisoirement par rapport à telle autre, mais erronée en référence à une autre. Elle n’est donc jamais absolument vraie.

L’objectif de chacune d’elles est d’indiquer la fausseté de la précédente, en attendant sa propre destitution.

Chacune est un agent de la Vérité, mais n’est jamais vraie.

Le mental, au sens large du terme* est fait de concepts et d’apparences.  Il ne cerne ni ne saisit jamais la Réalité elle-même.

Cependant, en parlant ainsi, le mental est utilisé pour évoquer plutôt que décrire l’expérience de la Conscience qui se connaît elle-même.
Ces évocations sont des expressions temporaires de « Ce qui ne peut être nommé », comme les fleurs qui éclosent un moment, et répandent le parfum de leur origine dans le jardin de la non- connaissance.

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* Le mot « mental » est employé de deux façons différentes dans ce livre. La première, comme dans cette phrase, comprend (a) penser et imaginer, (b) ressentir (qui se réfère aux sensations corporelles) et (c) percevoir (qui se réfère à la vision, l’ouïe, le goût, l’odorat et le toucher, par lesquels le monde est « connu »).  Dans ce cas, le corps et le monde sont compris comme des projections du mental.  La seconde se réfère seulement à penser et imaginer.  Dans la plupart des cas, le deuxième sens est employé, mais parfois le mot mental se réfère à son sens plus général.

vendredi 2 mars 2012

• Nous sommes les enfants de l'immortalité - Swami Ritajananda

Éveil Impersonnel dédie cette vidéo à Bernard Harmand, avec gratitude.

jeudi 1 mars 2012

• Un est encore de trop - Karl Renz



Tout ce que tu dis est une phrase de trop.
Mais comme de toute façon elle est de trop, rien ne t'empêche de la dire

Qu'est l'homme dans son essence ? Quelle est la raison d'être de toute cette existence ? Y a-t-il un sens profond au-delà des apparences ? Depuis des millénaires, ces questions demeurent les interrogations primordiales de l'humanité. Dans la religion comme dans la philosophie, la science ou l'art, elles ont empreint notre culture.

Au-delà du temps et de l'espace, voici une rencontre significative de la sagesse chinoise et de la mystique moderne sous forme de 81 formulations de l'Indicible.
Dans ce livre, nous rencontrons Lao Tseu, sage chinois qui vécut il y a 2500 ans, et Karl Renz, artiste allemand et mystique de notre temps. Ils se croisent là où temps et espace n'ont aucune signification.
Karl parle précisément de cette dimension du Tao qui n'est ni tangible ni applicable. Le refus de l'homme à fonctionner dans un monde structuré et ambitieux se retrouve comme thème principal dans le Tao Te King et, ici, où sont repris les aphorismes de Lao-Tseu, l’auteur nous parle de sa propre expérience jusqu'à ce que l'« éternel Maintenant », l'intemporalité, soit réalisée dans toutes les cellules de son corps de conscience.
Comme dit Karl Renz, même s'il n'y a rien à comprendre, « il y a toujours quelque chose qui comprend ! »

Dans cet ouvrage, à l'aide de jeux de mots étonnants, Karl pousse la pensée au bout de ses limites jusqu'à ce que l'esprit abdique. Le Tao Te King trouve ainsi une nouvelle expression dynamique et contemporaine.

Karl Renz est né en Allemagne, en 1953. Vers 1980, il connut une première expérience de mort – ou « expérience de vie », comme il la nomme – durant laquelle il prit conscience de l'immortalité de l'Être. Il a publié, en France un premier livre « Pour en finir avec l’éveil ». Karl Renz donne des entretiens dans plusieurs pays européens, en Amérique du Nord et du Sud, en Australie et en Inde.

Extrait (publié avec l'accord des Éditions Accarias-L'Originel) :

Le Tao qui peut être prononcé n'est pas le Tao éternel

Un est encore de trop

Le Tao que l'on peut prononcer n'est pas le Tao éternel.
Le Non-être est la racine du ciel et de la terre.
L'Être est la mère de tous les êtres.
Tous deux sont Un dans leur origine
et ne diffèrent que par le nom.

Le Tao qui peut être prononcé n'est pas le Tao éternel. Ce qu'on peut dire du Tao ne peut pas être ce qu'est le Tao. Quelle que soit ta définition : fini, infini, présent, absent, Je, sans Je, l'Être, CELA, elle n'est jamais adéquate.

Tu pourrais aussi bien dire « sous-vêtement ». Pour moi, « sous-vêtement » est le mot le plus approprié. Ce qui est ici, c'est le manteau et, dessous, il y a toujours le sous-vêtement. Il y a ce qui n'existe pas ; l'existence qui ne doit pas exister pour exister. Ce paradoxe qui existe même quand il n'existe pas.
Ce ne sont que des mots pour indiquer une chose qui n'a besoin d'aucune indication. Tous les paradoxes que tu échafaudes le sont en vain, Dieu merci.

Tout ce que tu dis est une phrase de trop. Mais comme de toute façon elle est de trop, rien ne t'empêche de la dire. Car tout est mensonge, même si tu dis : « Je sais seulement que je ne sais rien ». Ce n'est jamais juste. Et de fait, ça l'est toujours. Ce serait fatal si pour une fois c'était juste, si ça pouvait se trouver, si ça pouvait se rectifier, si la paix que tu es pouvait se trouver dans la vérité d'une phrase ou d'une réalisation.

Question : J'ai déjà fait l'expérience que je n'existais plus. Qu'il n'y avait plus personne. Plus de « Je suis ». Il n'y avait plus personne que j'aurais pu appeler « moi ». Tout avait disparu.

Karl : C'est magnifique ! Et malgré tout, ce n'était qu'une circonstance. Tu peux la décrire. Ce n'est pas ce dont je parle. Je parle de ce qui ne connaît aucune circonstance.

Tu préférerais cette circonstance de non-existence à l'existence, n'est-ce pas ? Ça t'a plu. C'était vraiment agréable, non ? Toutefois, dans cette absence du « je », il restait encore quelqu'un pour l'exprimer. Peu importe si c'était vague ou distant. Ce quelqu'un est encore de trop. Le non-défini est encore une chose définie.

Quand je parle de ce qu'est ta nature, la nature de l'Être, je parle de ce qui, en toute circonstance, est ce que c'est. C'est ce qu'est la conscience pure. Alors quand il y a « je suis », c'est « je suis ». Et quand il y a le monde, c'est le monde. Quand je suis assis ici, je peux dire que c'est ce que je suis. Je suis toujours ce qui est. Il n'y a personne qui se vit comme quelque chose de spécial en l'absence d'un « je ».

Ce qui peut être décrit, investigué, vécu, expérimenté ne peut pas être Cela. Un point, c'est tout.

Devons-nous en faire un livre ? Absolument pas. Mais, en même temps, pourquoi pas !

mardi 28 février 2012

lundi 27 février 2012

• Virgil nous a quitté...


Cher(e)s ami(e)s

C'est avec le cœur gros que je vous annonce le départ de Virgil vers midi moins 15 (11h45) aujourd'hui ce Jeudi 23 Février 2012. C'était une crise cardiaque, Virgil allait mettre la cuillère à sa bouche quand c'est arrivé. Il y a deux jours, il a dû avoir une petite crise et a annulé une rencontre chez nous. Mais par la suite il se portait mieux et comptait venir demain vendredi rencontrer d'autres personnes.
Je me sens rêver, j'ai de la peine à croire que je ne serai plus engagé avec lui dans différentes discussions, ou sentir cette douce énergie et cette effervescence de vie qui émanaient de lui dans toutes les circonstances.
Le premier (et peut être le dernier) pas dans l'éveil est la fin de la psychologie qui limite la vie et colore toute action. Combien de personnes vivent ou ont vécu des états exceptionnels, qui peuvent voir l'invisible, guérir etc.  sans avoir fini avec leur psychologie! Après avoir connu Virgil depuis 1995, je peux dire, sans hésitation, qu'il était un des rares qui n'avaient plus rien à voir avec la psychologie. 
Puissions-nous réaliser un peu de sa clarté et de sa simplicité et vivre cette effervescence et joie de vivre qui donnent tout le sens à ce mot : VIVRE

Samir Coussa
1605 VielMontréal, QcH3M 1G7 Canada

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