jeudi 3 avril 2025

• Dans l'étreinte sereine du lieu saint de Tiruvannamalai - Andrew Chen

 

Un profond silence emplit aujourd'hui bien des cœurs, un silence qui fait écho à l'immensité de la Réalité – un mystère qu'Andrew Cohen a exploré et éclairé avec tant de passion. Avec sa disparition, le 25 mars 2025, dans l'étreinte sereine du lieu saint de Tiruvannamalai, en Inde, le paysage spirituel a perdu l'une de ses figures les plus dynamiques, stimulantes et, finalement, transformatrices. Andrew Cohen n'était pas seulement un enseignant ; il était une force motrice, un innovateur spirituel qui a lancé une quête mondiale pour une compréhension plus profonde et plus intégrée de la conscience et de notre potentiel au sein de l'univers en devenir.

Lire la suite sur andrewcohen.com

Voir également ce lien sur Éveil Impersonnel

mercredi 2 avril 2025

• Se connecter au grand Tout et à l'Unité - Ginette


Suivi d'une méditation de re-connexion à l'Instant Présent (efficace en cas de contamination au Coco-Vide) :


 

jeudi 27 mars 2025

• Laisser fondre ce qui te sépare de l’Infini - Lalla

 

Je suis entrée en moi-même, et j’ai vu que je n’étais rien. Et ce rien était tout.

Ne cherche pas Dieu dans les livres ou les rituels. Trouve-le dans le silence de ton cœur, dans la lumière qui se lève derrière tes yeux fermés. Là où il n’y a plus d’effort, il y a la grâce.
Quand tu cesses de vouloir saisir, de vouloir nommer, alors la vérité vient à toi comme une brise, douce et vaste.
Tout ce que tu crois avoir à apprendre, tu le portes déjà en toi. Il ne reste qu’à t’ouvrir, à laisser fondre ce qui te sépare de l’Infini.

Voir aussi cette page.

mercredi 26 mars 2025

• Pas de "soi", pas de "je" - Dodrupchen Rinpoché

 
Quand tu réalises qu'il n'y a pas de soi alors, à travers la vacuité, tu réalises qu'il n'y a pas de je.

dimanche 23 mars 2025

• S'incliner devant ce qui n'a pas de Nom - Sofia Ama


                 Retrouver l'intégralité du texte Ici.

 

lundi 17 mars 2025

mardi 11 mars 2025

• Une attention naturellement présente et dénuée d’effort - Jigmé Tenpé Nyima

Tu as aussi dit : «J’ai entendu, de la part d’une tradition orale, que si on médite en soutenant la continuité de l’attention (dran pa), vient un moment où se manifeste une sorte d’attention qui est une caractéristique de la pure présence éveillée proprement dite. Je n’ai toutefois pas creusé la question. Qu’en est-il?»

La concentration ordinaire par laquelle on repose l’esprit a une composante de tranquillité, mais elle est faible puisqu’elle implique un support temporaire. Par contraste, la concentration de la pure présence éveillée reposant en elle-même est une propriété innée de la nature authentique, et elle n’est donc pas séparée du «flot» de la dharmatā. Cela signifie qu’il n’y a pas de rappel délibéré d’un objet d’attention – autrement dit, pas d’«attention conditionnée» – au sein de la pure présence éveillée proprement dite. Plutôt, il y a une attention naturellement présente et dénuée d’effort; une attention intrinsèque, dirions-nous, et non fabriquée. En d’autres termes, la claire lumière est maintenue et il y a ce qu’on appelle une «attention véritable qui empêche de se perdre dans les expressions de la présence éveillée». Cette sorte d’attention advient quand la pure présence éveillée est rendue manifeste par la force de la méditation; elle survient spontanément, comme l’éclat qui accompagne l’or. Tant que tu dois dépendre d’une attention cultivée délibérément, tu n’as pas transcendé la dimension de l’esprit ordinaire. Ça n’empêche toutefois pas de maintenir l’essence de la présence éveillée par le biais d’une forme d’attention conditionnée en vue de susciter l’attention authentique. Comme l’explique Le Précieux trésor des instructions essentielles, «les débutants parviennent à l’absence de distraction par le biais d’une application délibérée».

Sources

vendredi 7 mars 2025

• Tourner l'esprit vers lui-même - Mipham Rinpoché

 

Si tu concentres ton esprit sur lui-même, tu parviendras à la quiétude et, progressivement, la vision pénétrante qui perçoit la nature des choses poindra.

Oriente ta conscience ordinaire – cette présence vive, claire, ouverte et brillante – vers le centre vide de ton cœur, et laisse-la se déposer. C'est ce qu'on veut dire quand on parle de tourner l'esprit vers lui-même. Dans cette expérience, il n'y a rien du tout sur quoi se concentrer.

Poser l'esprit dans le cœur ou simplement le « laisser être » sont essentiellement la même chose. Le point clé, c'est la détente de l'esprit. Quand on reste présent, les nœuds de la pensée en viennent à se défaire d'eux-mêmes.


Repose-toi tranquillement et laisse l'esprit se stabiliser. Puis, oriente-le doucement vers lui-même, l'esprit observant l'esprit. Alors, le secret de l'esprit – union de la vacuité et de la clarté – se dévoilera naturellement. Il en émergera une expérience de la clarté vide du grand état naturel – la sagesse spontanée, née d'elle-même...


lotsawahouse

mercredi 5 mars 2025

• Nous nous déposons dans l'essence (ou le visage) de l'esprit - Khenpo Ngawang Palzang

Ici, dans le Dzogpachenpo, nous nous déposons, sans aucun artifice, dans ce que nous nommons l'essence (ou le visage) de l'esprit : autrement dit, sa condition fondamentale, laissée simplement telle quelle, sa propre nature inhérente.

Ensuite, il est dit : « Tout en restant non distrait, laissez l'esprit regarder en lui-même. » Le simple fait de nous tourner vers l'intérieur met à nu notre capacité naturelle, innée, à connaître notre « présence éveillée ordinaire » (tamal gyi shépa) et la fait apparaître.

Ensuite, à tous moments, que ce soit en mangeant, en dormant, en nous déplaçant ou en restant immobile, si nous pouvons maintenir cela, avec attention et sans oubli, comme un vieil homme qui regarde un enfant jouer, ayant reconnu le dharmakāya, la source de la libération, nous pourrons amener les pensées qui en sont l'expression sur le chemin et elles seront libérées dès qu'elles apparaîtront, sans laisser la moindre trace.

Sources

lundi 3 mars 2025

• En réalité, il n’y a personne qui demeure - Jamyang Khyentsé Chökyi Lodrö

La pure Présence éveillée du dharmakāya non né
N’est pas l’œuvre de causes et de conditions;
elle existe d’elle-même.
Vive, alerte, fraîche, claire et nue,
Non entachée par les pensées
concernant le percevant
ou le perçu,
Ni affectée par une compréhension hypothétique –
Demeure cette expérience naturelle de concentration.
«Demeurer» n’est toutefois qu’une expression :
En réalité, il n’y a personne qui demeure,
ni aucun maintien
en tant que tel.

Dans ce rigpa-vacuité – le propre visage du dharmakāya –,
Repose en tout temps,
dans une reconnaissance sans distraction.

vendredi 28 février 2025

• Observer, comme dans un miroir, son propre visage - Yangthang Rinpoché

Si tu souhaites regarder dans le miroir de la nature de l'esprit,


Ne regarde pas vers l'extérieur, mais tourne-toi vers l'intérieur.


 Regarder vers l’extérieur amène l’illusion perpétuelle.

Mais regarde vers l'intérieur et tu verras ton propre esprit.

Il n'y a pas de dualité entre ce qui est vu et celui qui le voit,

C’est « voir » de manière non duelle.

C’est pourquoi on le nomme « la Présence éveillée qui se connaît elle-même ».

L'esprit lui-même se voit lui-même.


jeudi 27 février 2025

• Coémergeance simultanée de la sagesse et de l'ignorance

 

J'ai assisté à une conférence remarquable de Philippe Cornu sur la nature de l'esprit dans le dzogchen.

 

Nous confondons l'esprit ordinaire (sem) avec l'esprit éveillé (rigpa) qui est vacuité claire, ouverture totale, source de tous les phénomènes.

Mais d'où vient l'ignorance de notre vraie nature (marigpa) ?

P. Cornu a précisé qu'il y a deux types d'ignorance :

 

1) l'ignorance coémergente


2) l'ignorance fabricatrice.

 

L'ignorance coémergente est l'ignorance fondamentale qui nous fait oublier ce que nous sommes, à savoir des Bouddhas parfaits. D'où vient-elle ? Elle se produit en même temps que l'esprit à partir de la sphère de la réalité absolue, depuis des temps sans commencement. Clarté de l'esprit et ignorance de l'esprit sont simultanées. Elles ne sont ni unes ni distinctes. Pourquoi y a-t-il coémergence de la clarté et de l'ignorance ? C'est un mystère mais la source est potentialité absolue, donc l'ignorance de soi est une potentialité.


L'ignorance fabricatrice va venir en sus de l'ignorance coémergente accentuer l'oubli ; elle va imaginer une dualité entre un moi intérieur et un monde extérieur. La dualité va se cristalliser, se durcir et le samsara va devenir de plus en plus souffrance et illusion.


Pourquoi y a-t-il ignorance ? Tout est jeu en réalité, libre déploiement de la source dans toutes ses modalités.


La libération c'est la reconnaissance de la nature de l'esprit. Cette reconnaissance est directe et immédiate pour le dzogchen, sans gradualisme.


José Le Roy

mercredi 26 février 2025

• Tu feras l’expérience d’une clarté immaculée - Khenpo Gangshar

 

Plaçant ma tête aux pieds du roi du Dharma, je lui offre mon hommage :
Bénissez-moi afin que je puisse voir la luminosité naturelle.

Eh toi, héritier de la lignée à la chance immense !

Assieds-toi le corps parfaitement immobile,
comme un pieu de chêne planté dans la steppe !

Reste impassible,
les yeux semblables à ceux d'une déité dans une fresque !

Laisse ton esprit se poser, décontracté et détendu,
comme une pièce de tissu étendue sur le sol.

Ainsi posé, dans un espace comparable à un ciel sans nuages où toute conceptualité a cessé, tu feras l’expérience d’une clarté immaculée, aussi transparente que celle d’un cristal sans défaut, qui n'est rien d'autre que la vue ultime de la lumineuse Grande perfection.

Demeure de façon égale au sein de la pure luminosité semblable au ciel d’où la torpeur et l'agitation sont naturellement éliminées et ne se manifestent plus – une méditation non conceptuelle, sans faute et d'une clarté éblouissante. Lorsqu'une pensée s'élève, bonne ou mauvaise, elle est reconnue pour ce qu'elle est et ne perturbe plus. Concentre-toi sur le moment présent et observe ta nature authentique ; sans faire aucun effort, vois ton esprit se détendre à mesure que les pensées sont pacifiées à leur propre place.

Lorsque tu es en mesure de pratiquer pendant de longues périodes, cela peut ressembler, par exemple, à une eau boueuse que l'on agite, puis qu'on laisse reposer – la lucidité innée de l'eau apparaît. De la même manière, lorsque d'innombrables apparences se manifestent et qu'on les voit juste comme des reflets, la clarté naturelle de l'esprit devient encore plus évidente. Cela mène alors à l'émergence sans effort de diverses qualités, telles que les différentes sortes de clairvoyance et ainsi de suite.

Même si le grand Maître de l'Oḍḍiyāna apparaissait devant toi, il n'aurait rien de plus à dire sur la vue de la Grande perfection.

Même si Longchen Rabjam apparaissait devant toi, il n'aurait rien de plus à t'enseigner sur la pratique qui consiste à prendre la pensée comme chemin.

Même si les glorieux vingt-cinq disciples apparaissaient devant toi, ils n'auraient rien de plus à dire concernant cette pratique.

Quant à moi, un yogi, c'est ma pratique et je n'ai pas d’instruction de méditation plus élevée à t'offrir.

Aussi minutieuse que soit l'analyse à laquelle tu te livres, quand le vent souffle, il disperse naturellement les nuages et on peut voir le ciel. Efforce-toi de voir la clarté vide, l’esprit lui-même, de la même façon – aucune compréhension n’est supérieure à celle-ci. Reste simplement sans rien fabriquer, sans rien analyser et, comme une eau laissée tranquille redevient claire, tu en viendras à voir la vacuité de l'esprit. Il n'y a rien qui surpasse ceci.

Les vues sont nombreuses, mais celle de la vacuité de l'esprit, libre de toute saisie, est la vue exacte de la Grand Perfection. Lorsque la mort vient aux yogins qui pratiquent cette méthode, ils sont capables de s'emparer de la claire lumière de la mort.

En entendre parler est bénéfique, mais je prie pour que l'expérience réelle de la claire lumière te devienne évidente.

Écrit par le vieil ignorant, Gangshar Wangpo. Puisse cela s'avérer significatif !

Sources : Lotsawa House


vendredi 21 février 2025