En voyant la nature de l’esprit, il n’y a rien à « voir »
car elle n’est pas un objet de perception.
Nous la voyons sans rien voir.
L’esprit se reconnaît lui-même spontanément,
au-delà de toute dualité.
Le chemin qui y conduit est la conscience de l’instant présent,
libre de toute interférence.
C’est une erreur de croire que la vérité ultime
est difficile à reconnaître.
La méditation sur la nature de l’esprit est en réalité très simple,
car il n’est nul besoin d’aller quelque part pour la trouver.
Aucun travail n’est nécessaire pour la produire ;
aucun effort n’est requis pour la découvrir.
Il suffit de s’asseoir,
de laisser l’esprit se reposer en lui même
et de regarder directement
celui qui pense qu’il est difficile de trouver la nature de l’esprit.
À cet instant, nous la découvrons directement,
car elle est toute proche
et toujours à portée immédiate.
Il serait absurde de craindre de ne pas réussir à découvrir
la nature de l’esprit,
puisqu’elle est déjà présente en nous.
Il suffit de se tourner vers soi-même.
Lorsque l’esprit dirige son regard vers lui-même,
il se trouve
et découvre que celui qui cherche
et ce qui est cherché
ne sont pas deux choses différentes.