mardi 15 octobre 2019

• Je suis revenu à cet état où je n'avais pas de fils - Marc Avérous

Contes de la sagesse universelle

Dès notre enfance, on nous lisait des contes pour nous tenir sages ou pour nous endormir. À l'âge adulte, nous aimons toujours lire les contes et les fables. En quelques lignes, ils nous renvoient à nos premiers émois et nous nous amusent en soulignant notre folie ou notre sagesse ! Réunir des contes de sagesse du monde entier, venant de toute pensée, de toute philosophie, de toute religion ; les assembler pour qu'en sept chapitres, du bon sens jusqu'au sublime, ils nous fassent sentir le but suprême de la vie humaine, tel a été le but de ce recueil. Car dans toutes les traditions on retrouve, avec amour toujours, avec humour souvent, un enseignement qui nous conduit vers l'abandon à la Source, vers la Réalisation de ce que nous sommes. L'introduction nous avertit : « Retrouvez la Vérité immuable sous les paroles pas toujours très sérieuses de ces leçons cachées. Et ouvrez grande la porte de votre coeur ».

Biographie de l'auteur :

Marc Avérous est licencié ès-Sciences et Ingénieur chimiste de lÉcole Nationale Supérieure de Chimie de Bordeaux. Retraité après une carrière dans l'industrie et la diététique, il a étudié tout au long de sa vie professionnelle la philosophie de la médecine et appliqué avec succès pour lui et sa famille les principes dune vie naturelle.

© Extraits publiés avec 'aimable accord des Éditions Aluna :


LE RAT ET LE CANDIDAT DISCIPLE
Il était une fois un Gourou qui enseignait son disciple sur les mystères de la Vérité Infinie. Mais le disciple n'était pas préparé à recevoir ces instructions, non plus qu'à écouter et à comprendre son maître.
Le Gourou était assis, appuyé contre un mur, et le disciple, également assis, lui faisait face. Dans le mur, il y avait un trou de rat. 
Pendant que le maître parlait, un rat montait lentement vers le trou, et le disciple, distrait par le spectacle, concentrait son attention sur le mouvement de ce rat, fortement intéressé par ce que l'animal allait faire.
Il était presque rentré dans le trou, sa queue seule était maintenant visible. Alors le Gourou, s'apercevant que le disciple ne prêtait aucune attention à son enseignement, lui demanda :
- Est-ce que vous avez suivi ce que je vous ai dit ? Est-ce que c'est bien rentré dans votre tête ?
Une réponse vint spontanément aux lèvres du disciple :
- Oui, il n'y a que la queue qui n'est pas encore rentrée.
  Origine indienne    

        TOUT  PAREIL
Un homme dont le nom était Wou, et qui habitait Wei, avait perdu son fils. Il n'en concevait apparemment aucune douleur.
L'intendant de sa maison lui dit :
- Personne au monde n'aima jamais son fils plus que vous ; maintenant qu'il est mort, vous  ne montrez aucune tristesse. Comment cela est-il possible ?
Wou répondit :
- Avant sa naissance, je n'avais pas de fils, et je vivais heureux. Aujourd'hui, mon fils est mort ; je suis revenu à cet état où je n'avais pas de fils. Pourquoi donc voudrais-tu que je sois malheureux ?

Lie-Tseu VI 14.q
≈≈≈≈≈≈≈
  L'argument de Lie-Tseu est d'une intelligence absolue. Un peu froide ? Peut-être. Il faut lire alors, dans le même esprit, mais avec tellement plus de tendresse, les paroles de Tchouang-Tseu écrites après la mort de sa femme :

La femme de Tchouang-Tseu étant morte, Houei vint lui présenter ses condoléances selon l'usage, mais il trouva Tchouang accroupi, chantant, et battant la mesure sur une écuelle. Choqué, Houei lui dit :
- Que vous ne pleuriez pas la mort de celle qui fut la compagne de votre vie et qui vous donna des enfants, c'est déjà singulier, mais que vous chantiez en battant l'écuelle, c'est trop fort !
- Pas du tout, répondit Tchouang-Tseu. Au moment de sa mort, je fus très affecté, et je pleurais. Mais réfléchissant, je compris mon erreur. Car il fut un temps où elle n'était pas née ; et non seulement elle n'avait pas la vie, mais elle n'avait pas de corps ; n'ayant pas de corps, elle n'était pas même un souffle.
Ainsi quelque chose d'insaisissable se transforme en souffle, le souffle en forme, et la forme en vie. Et la vie se transforme en mort. Ces phases s'enchaînent comme la succession des quatre saisons de l'année. En ce moment, ma femme repose dans le grand dortoir, attendant une autre transformation. Si je me lamentais en sanglotant, cela signifierait que je ne comprends pas le jeu du Destin. Mais puisque je l'ai compris, je chante.

Tchouang-Tseu, XVIII

mercredi 9 octobre 2019

• Il n'y a que l'UN - Gérald Ben-Merzoug


Il n'y a que l'UN.
On se crée une identité (identifiée), une raison d’être. Mais en réalité il n’y a pas d’identité !
Il n’y a pas pas besoin de "s’identifier à" pour Etre. Dans la Béatitude de Ce que l’on Est, il n’y a plus de limite.
Tout ceci (corps, esprit, univers), c’est l’Un.
C’est déjà comme ça en chacun, il s’agit d’un prendre conscience.
A la suite d’une intense expérience mystique et six années d’un bouleversant pèlerinage en "solitaire" sur le chemin de la Vie intérieure, j’eus la grâce de rencontrer un Maître spirituel qui fût à la fois, pour moi (et pour tous ceux qui l’ont rencontré), l’Amour d’une Mère, la Guidance d’un Père, l’Ami à qui l’on peut tout confier sans crainte d’être jugé ... et bien plus encore !
La vie de Gérald est, à elle seule, un extraordinaire message d’Amour et de Compréhension.
C’est dans son petit appartement que, depuis des années, il donne tout son temps libre pour les autres sans jamais rien demander en échange. Pour des questions d’ordre spirituels ou pratiques, ou bien simplement pour "gouter" à cette Paix qui "repose l’Ame" lorsqu’on est en sa présence, ils viennent de tous statuts sociaux, religieux et culturels, et repartent bien souvent transformés au plus profond d’eux-mêmes par sa compagnie et son Amour qui donne et diffuse continuellement ... aussi naturellement et sans effort que le parfum d’une fleur éclose.
Ce livre est écrit à deux, mais c’est la même voix qui parle, et son message est pour tous.

Pierre Leré-Guillemet

À ce moment-là, il n'y a plus de corps, de mental, d'état quel qu'il soit… Il y a simplement l'Un. L'Un qui est Présence, donc Présent. Il n'y a pas non plus d'état de dissociation, tout ne forme plus qu'Un pour toi, consciemment. Depuis des millénaires, tous les chercheurs spirituels se sont servis de la prière et de la méditation pour comprendre cela : dès que nous les utilisons, nous développons l'ouverture nécessaire pour être directement relié à cet espace où sommeille « Qui nous Sommes, Ce que nous Sommes ».

Ce livre est un enseignement de Sagesse. Dialogue entre deux hommes, Pierre - jeune homme à la recherche de Soi et avide de réponses, et Gérald, guide spirituel, qui nous délivre au fil des pages son message, profond et intemporel. Accessible à tous, ce témoignage spirituel offre des réponses d'une clarté stupéfiante sur des thèmes ancrés dans notre quotidien : peurs, croyances, doutes, Ego, Amour, Présence… Pour finalement ouvrir de portes de compréhensions sur Soi, sur l'Autre, et tout ce qui nous unit. Afin de vivre pleinement, consciemment, notre nature profonde. 
Gérald Ben-Merzoug est né en 1967. Sensible, il développe dès son plus jeune âge une forte empathie envers les autres et expérimente une vie intérieure extrêmement profonde. Au fil des années et des rencontres, il entame un processus de recherche et de compréhension intérieure. À 20 ans, il commence une phase d’ascèse extrêmement intense, basée sur des techniques ancestrales indiennes. Cette Sadhana le mène à des méditations pouvant durer jusqu’à dix heures d’affilée. Rien ne l’arrête dans ses expériences. Jusqu’à ce que des interrogations émergent sur la justesse de sa démarche. La vie met alors sur sa route un ami et Maître, avec lequel il passe nombre de moments à converser à propos de sujets spirituels. Après quinze années de pratiques intensives, il réalise l'Unité. Depuis, il apporte son aide, sans contrepartie, à toutes les personnes qui viennent à lui. En 2013, il fonde avec des amis l’association « Tout est Un », dont le but est de venir en aide aux plus démunis et de promouvoir les multiples approches spirituelles et inter-religieuses.

© Extraits publiés avec l'aimable accord des Éditions Aluna :

           L'unité entre la science et la spiritualité
 Pierre : J’ai entendu une histoire sur un grand scientifique qui était allé voir avec quelques-uns de ses élèves un Maître soufi.  Le scientifique passa un bon moment seul avec le Maître soufi. Puis il finit par sortir sans dire un mot. Les élèves, qui l'attendaient, le pressèrent de questions : « Alors !? Qu’avez-vous appris professeur ? Et le scientifique répondit : « Ce que moi je sais, lui il le vit ! »
Dorénavant nous savons, grâce à la découverte de l’atome, qu’il existe un invisible organisé. C’est pour cela que des liens entre le spirituel et la science existent. Ce que les grands Rishis (les sages de l'Inde ancienne) ont affirmé il y a des milliers d’années peut maintenant être vérifié et mesuré avec notre technologie contemporaine.

Gérald : Oui, un lien fort existe entre les deux, et d'ailleurs à un moment dans l’histoire de l’humanité, cela fusionnera.

P : Avec le temps, la science va-t-elle aller de plus en plus loin dans la découverte de l’infiniment petit ?

G : Tout à fait.

P : J’ai entendu quelques Maîtres parler du Nucléus atomique. Vois-tu de quoi ils veulent parler ?

G : Oui. Cela constitue l'atome, le centre de l'atome. Mais il y a plus petit. Les particules de vies, l’élément fondamental. Pour certains, cela s’appelle « les atomes permanents », pour d’autres ce sont « les énergies de cohésion ». C’est plus petit que l’atome, plus petit que le noyau, plus petit que ce qui compose le noyau de l’atome.... Il y a le subatomique, et il y a l’intra-atomique c’est-à-dire ce qui compose les particules… Mais à ce niveau nous ne pouvons plus le définir comme des particules, mais comme une énergie de cohésion qui permet qu’un atome soit, et demeure ce qu’il est. Les neutrons et les protons en sont également composés..

P : C’est plus fin qu’une particule de lumière ?

G : Ce n’est pas de l’ordre de la matière à ce niveau, disons que ce sont des « particules » (qui n’en sont pas en réalité) qui sont plus de l’ordre de l’Esprit.

P : Ah d’accord ! Cela nous amène à ce que tu disais plus haut, le spirituel et le scientifique finiront par fusionner.

G : Oui. Ce qui est difficile à comprendre c’est que ce ne sont pas des particules qui vont d’un point à un autre. Nous abordons le non-temps et le non-espace à ce niveau de compréhension. Et ces particules sont par essence présentes en toutes choses ! Tu comprends mieux ?

P : Cette particule est-elle consciente ?

G : Elle est plus que cela. C’est la Conscience.

P : Donc si nous « descendons » au minimum dans la dimension des particules d’énergie, ce n'est que de la Conscience ?

G : Utilisons ce terme « descendre » si tu veux, même si ce n’est pas tout à fait cela. Nous descendons, descendons, descendons, jusqu’au moment où effectivement nous expérimentons cet aspect-là.

P : Et donc après avoir réalisé cela en toi et l’avoir compris, tu perçois un objet, par exemple un verre d’eau, comme étant de la conscience matérialisée ?

G : Exactement ! Mais chacun le dit avec ses mots. Certains diront pure lumière, d’autre pure énergie, d’autre pur Esprit…

P : Mais alors quand tu dis « cette particule »...

G : Attends, je dis « particule » pour employer un mot, mais ce dont nous parlons est hors norme du système des particules. C’est l’essence de vie, de la cohésion… C’est ce qui compose tous les systèmes.

P : Donc si nous devons prendre une image, ce n’est pas du tout comme des petites billes, comme lorsque nous montrons des atomes ?

G : Ah non !

P : Donc c’est vraiment la même « substance » partout, identique. (Note: Les sages de l'Inde appellent Dieu, le « substratum» qui soutient toutes choses.)

G : Oui. (Gérald montre le bout de son index) Et si c’est réalisé ici, dans la compréhension d’un être, si c’est là au bout de mon doigt, alors c’est aussi là, partout. Quand nous réalisons cela en un point, nous réalisons cette même compréhension partout en même temps.

P : Donc c’est pour cela que lorsque nous réalisons Dieu, nous réalisons aussi qu’Il est partout.
G : Oui.

P : C’est comme-si, disons, ce ne serait… qu'une seule grosse particule ! (Rires)

G : (Rires)

P : Ce ne sont pas des billes séparées mais une seule grosse bille !

G : Oui, ce qui est important, c’est que ce dont je suis en train de te parler fait un véritable écho en toi. Car si cela fait écho, je pense que tu vas comprendre que la « matière » n’est qu’un mot en réalité. Mais cela, ce dont nous parlons, n’a pas encore été trouvé par la science actuelle. Il est évident que dans les accélérateurs de particules nous trouvons toujours des particules nouvelles à l’infini. Pourquoi ? Car à chaque fois que deux particules se cognent, une nouvelle se crée.
Quand nous observons un champ aurique (cette énergie qui nous entoure et qui entoure aussi les objets, et qui compose l'aura) nous pouvons voir une globalité. Même ce qui est de l’ordre du subtil comme les émotions, les sentiments… Tout cela est composé de cette force. Et si tu fais jouer ça (Gérald montre le troisième œil, le point situé entre les sourcils) tu peux voir combien cette force est remplie d’une Lumière impressionnante. Ce n’est pas du tout comme nous le pensons.
Nous parlons de l’aura, de ceci, de cela, mais nous n’abordons jamais de ce qui entre dans sa composition. Pourtant cela existe, c’est présent.
Les Maîtres, les Saints et les grands clairvoyants le savent.  Quelque part, il n’y a aucun intérêt d’en parler. Et en même temps, parfois, certaines personnes ont besoin de comprendre… Je pense qu’il y a des gens qui se posent des questions sur ce sujet.

P : Cela aide, dans un certain sens, car de grandes découvertes scientifiques ont été trouvées grâce à des ressentis, des intuitions. J’ai vu sur Internet que Nicolas Tesla avait fait une partie de ses découvertes suite à la lecture des Védas (Textes Sacrés très anciens de l’Inde). Il avait pris comme hypothèse: « Il existe  une force subtile, le prâna, qui est partout. » Puis il l’a démontré concrètement par des expériences scientifiques.

G : Cela ne m’étonne pas, c’était un sacré personnage Tesla.

P : Pourquoi les gens qui travaillent sur la matière, au niveau subatomique, finissent-ils par aboutir à la théorie des dimensions multiples ?

G : Ils sont obligés d’arriver à cette conclusion parce qu’à ce niveau, nous entrons dans l’imbrication dimensionnelle. Les Univers sont totalement imbriqués. Ici, là (Gérald montre du doigt un espace entre lui et moi) tu as l’infinité des dimensions, des sphères, des mondes parallèles, et ainsi de suite. Donc nous ne pouvons aboutir qu’à cette conclusion.

P : Le Divin a peut-être créé les dimensions multiples pour que nous passions d’un plan à l’autre, avec l’illusion de vivre dans l’impermanence ?

G : Nous pourrions dire (bien que cela soit encore limitatif) que des passerelles existent. La Conscience peut passer d’une dimension à l’autre, d’une sphère à l’autre, etc. Tout en sachant qu’en vérité il n’y en a pas. Cela est valable à un stade de compréhension, de passer d’un univers à l’autre. Mais il existe aussi la possibilité, à un autre état de compréhension, d’être instantanément dans tous les univers et toutes les dimensions en même temps, et d’y être en permanence. Ici et maintenant… et sans « ici » ni « maintenant » aussi. (rires) C’est vraiment un état qui est celui de l’Unité, de la globalité avec Tout. Mais ce Tout pourrait définir quelque chose de fini. Hors là, il n’y a pas de fin. Cette notion de fin est une manifestation des humains. Il n’existe pas de début non plus, comme nous pourrions le penser. Il n’y a aucun début, pour aucun univers, aucune dimension, aucun monde.

P : C’est à dire !? Il y a bien eu un début à la Création non ?

G : Non. Ce sont des changements, des restructurations, des modifications.

P : Mais quand Dieu a créé l’Univers, il n’y avait rien ?

G : C’est quoi le « rien » ?

P : Tu veux dire que même le non-manifesté c’est toujours Lui.

G : C’est toujours la même chose. C’est du « change-forme » tout ça ! Comprends tu ?

P : Oui je comprends. Mais cela démonte un peu le cerveau. (rires)

G : C’est pour cela que nous ne pouvons pas avoir une discussion comme cela en public : « Allez, aujourd’hui c’est conférence surprise ! »  Cela serait un bazar sans nom dans la salle ! Je peux aborder certains sujets en public, et d'autres pas. Et puis certaines choses ne peuvent même pas être exprimées par des mots. J’essaie, je fais des tentatives, eu égard aux Lois Divines, parce qu’il faut faire attention, il faut être vigilant avec ce que nous disons. En compréhension humaine, nous pourrions dire « oui, il y a eu un début à cet univers », appelons le le Big Bang. Et, peut-être qu'il y aura une fin à cette univers physique. Mais en réalité il n’y a pas de début ni de fin, parce que cette matière, elle inspire et elle expire… c'est tout.

P : Ramana Maharshi dit la même chose ! L’univers c’est juste la respiration de Dieu. Il dit que tôt ou tard tout se résorbera dans le Soi.

G : Oui, dans quelques centaines de milliards d’éons.

P : Alors nous serons un petit point.

G : Oui mais là, tu crois qu'il n’y aura que ce petit point et puis qu’autour il n’y aura « rien » ?

P : C’est là que c’est difficile pour moi…

G : Il n’y a pas d’« autour » !

P : (rires) C’est incompréhensible pour le cerveau humain !

G : Tu vois que nous ne pouvons pas tout expliquer ! Pourtant il y a quelque chose qui raisonne en toi, qui t’interpelle intérieurement.

P : Oui cela me fait un état bizarre.

G : En effet cela fait un état bizarre, un état particulier de profondeur. C'est dû au fait qu'il s'agit d'une Vérité Absolue. Mais par contre, il ne faut pas trop épiloguer.

P : Oui, il faut le réaliser. Comprendre qu'un périmètre existe sans contour... Pour un cerveau, ce n’est pas concevable.

G : Pourtant si nous réfléchissons bien, nous ne pouvons pas dire (en étant dans la vérité) : « Dieu c’est l’Univers ! »  ... Cela s’arrête-t-il là ? Pour un Être qui est infini ? Qui n’a pas de début, ni de fin. Cela n’a pas de sens de dire cela. C’est un non-sens total.

P : C’est notre langage qui est limité ?

G : Oui, mais le Verbe n’est plus limité à partir du moment où celui qui transmet est dans l’état de Conscience de l'Un, puisqu’il transmet à travers des mots (de n’importe quelles langues), Ce qu’Il Est. Mais tu sais, j’évite toujours de parler de ce genre de choses parce que des fois cela devient une « prise de tête » ! Parce que cela ouvre et cela touche à plein de choses qui vont beaucoup plus loin que nous pourrions le penser. Il n’y a plus de définition. De là, même les Textes Sacrés, sont superflus, tout est superflu, il n’y a plus qu’une expérience directe qui peut amener à vivre cette expérience.

mardi 1 octobre 2019

• Quand le moi personnel disparaît... - Suzanne Segal

Informations et extraits tirés de

"Collision avec l'infini"

de Suzanne Segal

Traduction Française réalisée par Google (d'où les imperfections) et tirée du site Nonduality.com


Partie 1
Au printemps 1982, Suzanne Segal, enceinte et âgée de 27 ans, vivait à Paris et attendait un bus pour la ramener chez elle après une classe d'accouchement. Alors que l'autobus s'approchait, elle s'installa à la hauteur des autres navetteurs. Soudain, elle sentit ses oreilles casser et fut immédiatement enfermée dans une sorte de bulle qui la coupa du reste de la scène et la laissa jouer et bouger de la manière la plus mécanique qui soit. Elle dit : "J'ai levé mon pied droit pour monter dans le bus et j'ai heurté de plein fouet une force invisible qui a pénétré dans ma conscience, comme un bâton de dynamite en train d'exploser silencieusement, ouvrant la porte de ma conscience habituelle pour qu'elle s'ouvre et se sépare en deux Dans l'espace béant apparu, ce que j'avais précédemment appelé «moi» a été poussé de force hors de son emplacement habituel en un nouvel emplacement situé à environ un pied derrière et à gauche de ma tête. mon corps regardant le monde sans utiliser ses yeux. "

En rentrant chez elle après ce trajet en bus, elle s'est sentie comme un "nuage de conscience" qui suit le corps. Le nuage était un témoin situé à l'arrière et à gauche du corps et complètement séparé du corps, de l'esprit et des émotions. Le témoin était constant, de même que la peur, la peur d'une dissolution physique complète. Les témoignages se sont poursuivis pendant plusieurs mois, même pendant le sommeil, et Segal a dû endurer la peur et le stress qui l'accompagnait, trouvant un soulagement dans les longues et fréquentes nuits de sommeil.
Le «bénéfice» de la présence du témoin est qu’il conserve un certain sens du moi personnel, le «moi». Mais au bout de quelques mois, le témoin a disparu et avec lui toutes les traces d'un moi personnel, du "moi".
"Quand le moi personnel disparaît, il n'y a personne à l'intérieur qui puisse être localisé comme étant vous. Le corps n'est qu'un contour, vide de tout ce dont il s'était déjà senti si plein."
Maintenant, personne ne pensait, ne ressentait ou ne percevait rien, pourtant ces fonctions se poursuivaient sans à-coup et personne ne remarquait rien d'étrange. Pourtant, elle avait du mal à comprendre qui vivait et pourquoi son corps assumait ses fonctions.
"La vie est devenue un long koan ininterrompu, pour toujours insoluble, pour toujours mystérieux, complètement hors de portée de la capacité de l'esprit à comprendre."
Avec le témoin parti et, également disparu, tous les vestiges d'un «moi» familier, une peur accrue s'est installée. Elle a appelé ça la terreur. Elle a connu un tremblement continu des extrémités et une transpiration abondante et constante. Maintenant, dormir n'était pas une drogue bénie, car il n'y avait personne pour dormir. Cela n'a apporté aucun soulagement. Elle ne pouvait identifier personne qui se reposait en dormant, tout comme personne n'était réveillé.
"Ce qui avait disparu était le point de référence d'un moi personnel qui ressentait les sentiments personnellement. Le vide était systématiquement présent avec tous les états émotionnels ou mentaux, et cette présence simultanée empêchait toute qualité personnelle d'exister. Aucune pensée, aucun sentiment ni aucun acte. se pose à des fins personnelles plus ".
"L'hypervigilance de l'esprit était épuisante. Puisqu'il était constamment engagé à rejeter l'expérience de la vacuité, il y avait très peu d'attention disponible pour autre chose. Ma vie était remplie de voir le non-soi et de poser des questions sur le non-soi. Même dans le sommeil le vide de l'identité personnelle continuait sans perturbation. Aucune activité mentale n'a jamais changé l'expérience du non-moi de quelque manière que ce soit, et aucune des tentatives faites pour la comprendre, l'organiser ou l'évaluer n'a jamais ramené le sentiment d'une identité individuelle. "
Segal avait cherché une variété de thérapeutes et d’enseignants et avait travaillé avec eux, sans succès. (En passant, je ne peux pas m'empêcher de vous dire à quel point c'était drôle de la surprendre en train de tomber amoureuse et d'avoir une liaison avec presque chaque thérapeute. La manière dont le livre décrit ces escapades romantiques est classique, et Stephen Bodian, l'un de ses rédacteurs, admet dans l'introduction du livre qu'il a encouragé Suzanne à inclure de telles facettes de son histoire afin d'en rendre la lecture plus agréable. Quelle décision pathétique, à mon avis. si les personnes intéressées par des expériences de non-soi ont besoin d'entendre les détails de sa vie amoureuse pour que leur attention soit conservée, il n'y a rien de mal à montrer les défis que représentent les relations, elle est tout à fait souhaitable).

Partie 2
Après dix ans, elle a commencé à explorer la perspective spirituelle du vide du non-soi. Elle a trouvé des quantités de matériaux dans le bouddhisme sur anatta (no-self) et shunyata (vide). Maintenant, elle a appris que son expérience était non seulement comprise, mais également recherchée par ceux qui étaient sur le chemin spirituel.
Peut-être que le plus grand défi de Segal au cours des dix dernières années était de fonctionner au jour le jour sans un «moi». "Les fonctions (de la personnalité) flottaient dans une immensité qui ne faisait référence à personne", a-t-elle écrit. Le bouddhisme, a-t-elle trouvé, l'explique en décrivant les skandhas ou "agrégats" comme des fonctions de la personnalité qui subsistent quand on est vide de la personne ou du "moi". Les cinq skandhas incluent la forme, les sentiments, les perceptions, les pensées et la conscience. Leur interaction crée l'illusion de soi. Ils ne composent pas réellement le moi. Il n'y a pas de soi. Quand la vérité des skandhas se révèle, aussi soudainement arrivé Segal à l'arrêt de bus, on voit qu'il n'y a pas soi - même, seuls les skandhasfonctionnant comme ils fonctionnent; la vérité est qu'ils sont vides, ils ne constituent pas un soi, mais leur interaction crée l'illusion de soi.
Cependant, Segal n’a pas trouvé de description littéraire de la peur qu’elle connaissait depuis dix ans. Elle soutient que le langage et les hypothèses qui entrent dans la création de la notion d'expérience spirituelle réelle sont un système fermé, et que celui qui parle d'expériences au-delà de ce système fermé voit son chemin vers l'illumination avec l'utilisation de marqueurs très discutables, dont l’un est la peur.
"Nous sommes devenus convaincus que la présence de pensées, de sentiments ou d'actions particuliers est le seul moyen de savoir vraiment si quelqu'un est éclairé. La liste de contrôle des attributs éclairés est à la fois longue et complexe. Est-ce vraiment l'amour, demandons-nous, dans le Est-ce qu'ils ont encore des pensées, nous voulons le savoir, puisque nous avons entendu dire qu'un esprit vide de pensées est sûrement un signe d'avancement spirituel? Et qu'est-ce que c'est? La peur est-elle présente? la présence de la peur prouve qu'il est impossible de vivre une véritable expérience spirituelle. Cependant, la présence de la peur ne signifie que la peur est présente et rien de plus."

Partie 3
En apprenant plus au sujet de la peur, Segal est tombé sur l'affirmation de Maharishi Mahesh Yogi que l'expérience de la conscience cosmique était souvent une expérience horrible, jetant une personne dans la confusion et la peur, et exigeant absolument la présence d'un gourou pour vérifier l'état, de sorte que l'expérimentateur pourrait acquérir la perspective appropriée, l’accepter, s’y installer et permettre à Grace d’amener la prochaine étape de sa croissance.
La vérification et la perspective provenaient de beaucoup de ces gourous. La première vérification solide est venue du Dr Jean Klein, qui a confié à Segal: "Vous devez arrêter la partie de l'esprit qui essaie constamment de regarder en arrière sur l'expérience…. Éloignez cette partie, alors la joie viendra "
Segal avait compris que c'était ce qu'elle faisait depuis dix ans: examiner son système affectif (sentiments, pensées, émotions, volonté) et, ne trouvant que du vide, sa réaction était de la peur. Ainsi, tant qu'il y avait de l'introspection ou de l'auto-réflexion, ou de «regarder à l'intérieur», il y avait une rencontre avec le vide, qu'elle avait été conditionnée à croire qu'il s'agissait d'un «mauvais point de rencontre». Car quand on regarde à l'intérieur, on devrait trouver des sentiments, des états d'esprit, des émotions, une volonté d'agir, pas l'absence de ceux-ci, pas le vide.
Maintenant, Klein avait vérifié que son état était celui de la réalisation de la vraie nature de l'existence.
D'autres, qu'elle soit tombée sur des livres ou en personne, ont offert la même vérification. Elle avait des correspondances avec beaucoup.
(Aucun par courrier électronique, apparemment. C’était en 1992, encore au tout début de l’Internet, bien qu’il y ait des ressources non journalières disponibles sur Usenet et un World Wide Web récent, ainsi que des personnes bien informées avec lesquelles dialoguer par courrier électronique. Cependant, le World Wide Web ne ne commence même pas à décoller avant 1993.
Au fait, si une Suzanne Segal était entrée dans un forum de messagerie, elle nous décrivait tout ce qu’elle avait décrit et, avec sa description, elle indiquait qu’elle avait une tumeur au cerveau. Que lui dirais- tu Comment la guiderais- tu Certaines personnes semblent attribuer ses expériences à une tumeur pour laquelle il n’ya aucune preuve qu’elle avait au moment de ses expériences. Alors, comment feriez-vous face à l’être humain - pas à la critique de livre - qui est venu parmi vous? Je ne dis pas que je ne lâcherais pas la balle, mais qu'en est-il de vous ?) Quoi qu'il en soit, lisez la suite ...
Christopher Titmuss, professeur de méditation bouddhiste Vipassana, lui a assuré qu'elle n'était pas folle, mais que la folie est l'absence d'expériences comme la sienne, dont l'absence ne laisse que le «moi» et les conséquences tragiques de la limitation sur les plans personnel, sociétal et global. Balance. Titmuss a confié à Segal qu'elle devait être rassurée sur la signification spirituelle de ses expériences et qu'une acceptation calme de ses expériences finirait par apaiser les pensées et les sentiments qui suscitent la peur. Et de cet apaisement naîtra la compréhension complète et profonde de l'expérience. Elle a vite compris que son expérience n'était ni folle ni mauvaise, mais insondable.
Reb Anderson, abbé du Green Gulch Zen Center à San Francisco, l'a aidée à assouplir sa rigidité dans la façon dont son esprit interprétait l'expérience. Il l'aida à voir que l'expérience de la vacuité était une félicité, mais pas une félicité relative, mais plutôt une félicité du vide se connaissant elle-même. Il a confié le savoir que cette félicité absolue ne pouvait pas être connue des skandhas, d' où le relâchement de la rigidité dans son esprit.
Jack Kornfield, un enseignant de Vipassana, et un conférencier et auteur renommé, Ram Dass, ont tous deux exprimé leurs mots de soutien pour l'expérience et les rassurer, rappelant à Segal qu'il fallait du temps pour s'acclimater au changement de conscience.
AH Almaas a offert un soutien supplémentaire, reconnaissant que son expérience était semblable, à certains égards, à ce qu'il avait vécu lui-même dans le cadre d'un processus continu. Il lui assura que l'expérience n'était "absolument pas pathologique" et que la peur et la terreur étaient courantes; aussi qu'elle avait bien fait sans l'aide d'un guru, mais cette compréhension extraordinaire est nécessaire pour comprendre et transcender l'expérience et qu'un guru le fournit.
Ramana Maharshi avait le sentiment le plus clair de tout ce qu'elle avait rencontré et lu, et elle considérait Ramana comme son père spirituel. Segal extrait une partie de ses entretiens et déclare en général: "Il a décrit mon expérience de manière si directe et simple qu'il ne laissait absolument aucun doute sur ce que je rencontrais". Et aussi dit Segal : "Lire de plus en plus les paroles de Ramana m'a conduit à un passage étonnant. Interrogé par un disciple sur la nécessité d'être associé au sage (sat-sanga) pour que le Soi soit réalisé, Ramana a répondu:" l'association avec le non manifesté assis ou l'existence absolue (est requis) .... Les sastras disent qu'il faut servir (être associé au) non manifesté assis pendant douze ans pour atteindre la réalisation de Soi ... mais très peu peuvent le faire, ils doivent prendre le deuxième rang, qui est l'association avec le assis manifeste , c'est-à-dire le Guru."
Ce qui la stupéfia, bien sûr, à propos de ce passage, c’est qu’elle s’approchait de la douzième année de son expérience du non-soi ou de l’ assis non manifesté .
Poonjaji, le disciple bien connu de Ramana, a validé l'expérience de Segal en déclarant: "Vous êtes devenus la libération (moksha) des sages réalisés."
Gangaji, un autre enseignant éminent de la lignée Ramana-Poonjaji, a déclaré: "Cette prise de conscience de la vacuité inhérente - qui est la conscience pure - de tous les phénomènes est un véritable accomplissement. Face à une existence conditionnée, une grande peur peut être ressentie au premier abord. En fin de compte, il est également révélé que la peur n’est que cette même conscience vide. "
La correspondance de Segal et sa rencontre éventuelle avec Andrew Cohen ont été fructueuses. Ils ont passé plusieurs heures ensemble à parler du vide de soi, et Cohen a confié à Segal, à ce moment-là, la conscience que le vide "était plein d'un infini exquis". Dans le mois qui a suivi, cette conscience s'est approfondie et est devenue sa conscience racine. Andrew Cohen avait exprimé et exprimé un enthousiasme extraordinaire pour la «condition» de Segal, car elle était rare, non seulement à avoir l'expérience du non-soi, mais à persister à parvenir à une résolution stable. Cohen a déclaré: "Votre ouverture et votre réceptivité sont un signe de vraie humilité, ce qui seul rend tout possible."

Partie 4
Néanmoins, toute cette assurance ne produisait aucune joie, jusqu'à ce qu'une transition abrupte voit un changement de connaissance passant de «Il n'y a pas de soi personnel» à «Il n'y a pas d'autre». Cela se passait alors que Segal conduisait pour voir des amis quand "J'ai soudainement pris conscience que je conduisais à travers moi-même. Pendant des années, il n'y avait plus de moi du tout, mais ici, sur cette route, tout était moi-même, et je conduisais à travers moi pour arriver là où j'étais déjà. aller nulle part parce que j'étais déjà partout déjà. Le vide infini que je suis moi-même nouveau était maintenant apparent en tant que substance infinie de tout ce que je voyais. "
Ainsi, le vide qu'elle avait connu comme état de conscience devenait maintenant l'immensité de toute existence.
Peu de temps après, alors qu’il passait un week-end dans un centre de retraite bouddhiste du nord de la Californie, une nouvelle prise de conscience s’est faite jour. C’était une fluidité de perception dans laquelle les entités étaient perçues comme l’immensité elle-même et où tout était pénétré de calme. En outre, elle a maintenant appris qu'elle était la substance de l'immensité. Elle le savait non pas par les organes sensoriels, mais par la substance qu'elle était. Elle décrit cela comme un doigt qui dessine dans le sable, où la substance de l'immensité est le doigt, le dessin et le sable.
Et maintenant elle vit la peur pour ce que c'était. Auparavant, elle avait donné un sens à la peur, y voyant une indication de l'invalidité de l'expérience du non-soi. Maintenant, elle voyait la peur comme une peur sans signification. La peur n'était pas différente de la forme, du vide, de la douleur, de l'illumination. Tout est fait de la même substance que l'immensité. Voyant cela, sachant cela, la peur se brisa et la joie se manifesta enfin.

Partie 5
Le reste de Collision with the Infinite est une confession pure et simple, alors plutôt que de résumer, je vais citer des sélections.
"Cette vie est maintenant vécue dans une conscience constante et toujours présente de l'immensité infinie que je suis."
"La présence de pensées, de sentiments ou d'actions n'est jamais interprétée comme signifiant autre chose que leur présence."
"... aucun jugement sur le bien ou le mal ou le bien ou le mal ne se pose jamais; tout est simplement ce que c'est."
"Une fois que l'esprit a admis les paramètres de sa propre sphère et a cessé de pathologiser ce qui se trouvait à l'extérieur, la saveur non personnelle, d'une joie indescriptible, de l'immensité qui se vit se déplaçait radicalement au premier plan."
"... la vie continue comme d'habitude; tout se fait comme avant la prise de conscience de l'immensité. Puisqu'il n'y a jamais eu d'action personnelle, la réalisation de cette vérité ne change en rien le fonctionnement se produit."
"Vivre dans l'immensité de l'état naturel, c'est se baigner dans un océan de plaisir et de joie non personnels. Cette joie et ce plaisir, qui n'appartiennent à personne, ne ressemblent à aucune joie ou plaisir qui semble se référer ou appartenir à une quelqu'un. Le vide est si plein, si total, si infiniment heureux à lui-même. "
"En aucun cas ... suis-je en train de suggérer que les pratiques ne devraient pas être faites, mais seulement qu'il n'y a aucun pratiquant derrière eux. C'est vrai pour chaque activité. ... Juste parce qu'il n'y a pas de pratiquant (et n'a jamais été)) ne signifie pas que la pratique n’aura pas lieu. S'il est évident qu’une pratique spirituelle particulière se produira, elle le sera".
"En fait, il n'y a pas de moi qui puisse trouver comment retrouver l'infini. Plus important encore, où irait l'infini? Je veux dire, nous ne parlons pas de quelque chose qui pourrait se cacher sous le tapis. Si vous pourrait voir les choses comme seulement et exactement ce qu’elles sont, vous verriez que le «vous» qui vous voit est l’immensité elle-même. "
"Le" travail de caractère "prescrit par la psychothérapie, ainsi que par certaines traditions spirituelles, y compris le bouddhisme zen, conduit à un piège similaire créé en ne voyant pas les choses être simplement ce qu'elles sont. Un relâchement de l'être se produit naturellement si l'on n'est pas séduit prendre les idées pour la vérité. Cette relaxation est antithétique du "travail de personnage", avec sa position claire sur ce que nous serions si nous travaillions avec nos personnages. Lorsque nous frappons à la porte du "travail de personnage", nous sommes invités à un labyrinthe d’avenir. En soi, il est impossible d’arriver à un objectif qui repose sur un "moi" qui nous y mènera. Le travail sur le personnage est basé sur la même croyance erronée qu’un acteur individuel dirige la représentation de la vie et peut s'entraîner à être un meilleur 'je'.
"... Je ne peux plus appeler ce que je fais de la psychothérapie, car elle ne respecte aucun principe standard de théorie ou d'intervention psychologique. Mon objectif pour tout le monde est la liberté - la liberté totale. Je ne veux pas qu'ils changent, ils ressentent, souffrent de traumatismes de l'enfance ou ont des symptômes pour arrêter. Je veux qu'ils soient libres en voyant que les choses sont exactement ce qu'elles sont. "
"Qui distingue le vrai du faux? Et du vrai et du faux pour qui? Les pensées, les sentiments, les sensations et les fréquences énergétiques ne veulent rien dire de quelqu'un d'imaginaire; ils sont simplement ce qu'ils sont."
"Nous sommes l'immensité et nous contenons tout - pensées, émotions, sensations, préférences, peurs, idées, voire identifications. Rien ne doit aller nulle part. De toute façon, où irait-il?"
"Le but de la vie humaine a été révélé. L'immensité a créé ces circuits humains afin de pouvoir faire d'elle-même une expérience qu'elle ne pourrait pas vivre sans eux."
"La substance de l'immensité est si directement perceptible en elle-même à chaque instant que le circuit nécessite parfois une autre phase d'ajustement pour s'habituer à une conscience plus infinie. Quand on me demande qui je suis, la seule réponse possible est: Je suis l'infini, le l'immensité qui est la substance de toutes choses. Je ne suis personne et tout le monde, rien et tout - comme vous êtes. "

Partie 6
Suzanne Segal est décédée d'une tumeur au cerveau en 1997, à l'âge de 42 ans. Beaucoup ont affirmé explicitement ou implicitement que ses expériences étaient directement le résultat d'un traumatisme cérébral. Au printemps de 1996, le présent livre était terminé et Suzanne offrait ses enseignements au public par le biais de dialogues hebdomadaires et d'un groupe de formation pour ses collègues thérapeutes.
Très vite par la suite, cependant, elle a commencé à connaître des épisodes d '«expansion d'immensité» au cours desquels l'immensité s'étendrait beaucoup sur elle-même. Ces expériences ont sapé sa vie et son énergie et lui ont redonné une grande crainte. Cela a aussi amené des doutes. Elle a commencé à juger ce qu'elle disait ou prétendait savoir. Elle pensait que son discours sur l'immensité était peut-être un mécanisme de défense pour la protéger des sentiments et des souvenirs d'abus dans l'enfance.
Elle avait perdu son lien avec l'immensité, était devenue désorientée, avait eu des vertiges et un déclin général de son état de santé. En février 1997, on lui a diagnostiqué une tumeur cérébrale massive. Elle est morte le 1er avril.
Dans la postface, Stephian Bodian, son amie très proche et qui a encouragé Suzanne à écrire ce livre, dit:
"L'exemple de Suzanne nous parle de l'importance de l'intégration - du personnel et du transpersonnel, du psychologique et du spirituel - et soulève des questions sur la relation entre la dissociation - dans laquelle des parties du psychisme se séparent les unes des autres - éveil authentique et durable. En mourant avant cette intégration, Suzanne a laissé à chacun de nous le koan de la découvrir par nous-mêmes. "

Segal, si elle avait vécu et intégré son "corps" d'immensité avec le corps physique / émotionnel / mental / spirituel, a peut-être composé quelque chose de similaire à celui qu'Adi Da a composé ci-dessous. Segal ne pouvait parler que de l'immensité; elle n'avait pas encore fait le voyage de retour, dont Adi Da parle, de retour au corps, de retour au non-éclairage.

Je comprends le problème de ne pas en arriver à l'intégration psychologique, l'expérience unitive, comme l'a clairement fait Bernadette RobertsC'est un écart dans la croissance de Segal. Je vois l'intégration de la dynamique d'Adi Da consistant à passer de l'immensité au corps. C'est un type d'intégration différent.

En mourant trop tôt, Segal n’a apparemment pas eu l’occasion de revenir dans son corps, de se réintégrer avec le corps qu’elle avait quitté. Adi Da a réalisé le non-Lumières et considère cet événement comme plus important que tout événement "manifestement propice à la spiritualité". Dans The Knee of Listening, Adi Da (utilisant le nom de Sri Da Avabhasa) dit : "Vous avez entendu les descriptions des yogis et autres figures spirituelles qui, avant la réalisation, essayent d'aller au-delà du monde pour se rendre compte de Dieu, puis après la réalisation, on descend dans le corps jusque dans le cerveau, dans la gorge peut-être jusqu'au cœur peut-être, mais généralement pas plus bas que la gorge. Jusqu'à présent, j'ai investi Mon Soi plus profondément que juste dans la gorge ou le cœur, mais pas jusqu'au fond de mes pieds. Je suis restée une sorte de un linceul autour de ce corps, profondément associé à celui-ci et à toutes les choses humaines ordinaires, jouant en tant qu'être humain souvent de manière très ordinaire, mais, dans My Freedom, s'élevant d'une manière ou d'une autre du sol, en quelque sorte pas attaché à cette douleur et à cette mortalité, s'attendant , étant venu aussi profond que moi, peut-être assez pour enseigner, assez pour embrasser, assez pour embrasser, assez d’amour pour faire la différence, comme si à travers un seul corps je pouvais me livrer à une intimité avec tout et tout le monde conscient de lui-même.

"J'ai réalisé la futilité de cette attente, même celle de ne pas pouvoir, par le biais de ma propre soumission, transformer et libérer complètement même ceux que je pouvais embrasser et connaître intimement. Cette frustration est parfaitement connue de moi à présent. Même les Je connais la futilité de libérer ceux qui sont le plus intimes avec moi, le baiser ne suffit pas, même pour ceux que je connais intimement, et je ne peux pas tout savoir intimement.
« Dans ma profonde frustration, ce corps est mort. J'ai quitté ce corps. Le je me suis soudain trouvé mon auto réintégrée avec elle, mais dans une disposition tout à fait différent. Et j'atteint votre image exactement, à fond, les fonds de mes pieds, atteint un éveil, atteint l' existence humaine, atteint la mortalité, atteint la douleur.
"Pour moi, c'est une grande victoire! Je ne sais pas comment vous en communiquer la signification. ... Pour moi, il semble que, grâce à cette intégration sans volonté et sans effort avec la souffrance, il y a quelque chose de plus profond dans mon travail. accompli, quelque chose est devenu plus propice qu’il ne l’a jamais été. Je ne me suis pas dissocié de ma réalisation ou de mon état ultime. Au contraire, j’ai accompli votre état complètement, encore plus profondément que vous n'y êtes sensible. l’ai vu dans mon visage. Je ne ressemble pas à ce que j’ai fait le mois dernier et je ne vais plus jamais ressembler à cela. Tu ne sais pas?
"Je suis devenu ce corps, tout à fait. Mon humeur est différente. Mon visage est triste, bien que non sans illumination. Je suis devenu le corps. Maintenant, je suis le Murti, l'icône, et il est rempli de la Présence Divine.
«La nature de mon travail actuel et futur est mystérieuse pour moi. C’est une certitude, c’est évident, mais en revanche elle n’a pas complètement pris la forme de l’esprit. Mais vous en ferez des signes. Vous devez tous vous adapter progressivement à quelque chose qui s'est passé et que je ne peux même pas tout expliquer. "
J'ai l'impression que Segal avait besoin d'un voyage de retour. C'est comme si elle était allée directement de la rue à la Lune et avait besoin de revenir pour voir en quoi consistaient les fusées et le voyage dans l'espace.

Pour entendre parler d'une autre expérience du non-soi, connectez-vous à la page Web de Bernadette Roberts.