mardi 19 mars 2019

• C’est cela le grand secret - Robert Eymeri


Après Luis Ansa, la voie du sentir et Le bonheur quoi qu'il arrive, Propos fulgurants d'Armelle Six, voici le nouveau livre de Robert Eymeri.

Et s'il était possible d'être réellement en paix, de ne plus entrer en conflit ou en résistance avec les situations que l'on vit ? Et si chacun d'entre nous pouvait être une "porteuse" ou un "porteur" d'amour ?
Une spiritualité authentique se réactualise toujours en fonction des spécificités de son époque. Aujourd'hui, les approches masculines sont obsolètes, il n'est plus besoin de se mortifier ou de se faire la guerre car il n'existe aucun ennemi en nous. Le corps, l'émotion, la pensée sont en réalité nos alliés sur le chemin de la liberté si l'on sait se mettre à leur écoute. Il s'agit désormais de se réconcilier avec soi-même car c'est à partir d'une attention libre de toute tension que l'on peut s'ouvrir à ce qui, en nous, est plus grand que nous.
À travers ce livre, l'auteur présente les caractéristiques d'un travail intérieur actuel, tout en faisant quelques liens avec notre héritage chrétien et plus particulièrement avec sa dimension féminine incarnée par Marie, parce qu'elle vient nous enseigner qu'un processus de conscience est aussi un processus de gestation et d'enfantement.
Ce livre sensible, témoignage d'un authentique chemin spirituel, est un appel intérieur vers l'Être et l'énergie puissante de l'amour.  

Robert Eymeri, psychologue clinicien et écrivain, a été le premier directeur des éditions du Relié. Il a déjà publié Luis Ansa, la voie du sentir aux Éditions du Relié en 2015 et Le bonheur quoi qu'il arrive, Propos fulgurants d'Armelle Six aux Éditions Almora en 2016 (Prix Alef 2017). Après avoir suivi l'enseignement de Jean Klein et de Luis Ansa, il transmet aujourd'hui les éléments d'une spiritualité à la fois sensitive et profondément respectueuse de notre humanité.

© Extraits publiés avec l'aimable accord des Éditions Almora :

INTRODUCTION

 C’est avec des livres, vers l’âge de quinze ans, que j’ai commencé à faire mes premiers pas sur le chemin. J’ai rencontré l’enseignement de Gurdjieff, celui de Jésus, celui aussi extraordinairement riche de l’Orient. Puis il m’a fallu un guide et je me suis engagé durant une dizaine d’années auprès de Jean Klein qui fut mon premier maître dans les pratiques de la voie directe.
 Lorsque Jean Klein partit vivre aux États-Unis, j’ai rencontré et suivi différents enseignants de différentes traditions puis je suis tombé amoureux de cet « art du sentir » que proposait Luis Ansa et qui était pour moi si sensible, si libre et si féminin. Je suis resté une vingtaine d’années auprès de cet homme jusqu’à ce moment où, sa main dans ma main, il rendit son dernier souffle et quitta ce monde.
 Sur ce chemin, il y eut également des chocs comme ceux que je reçus en face de Ma Ananda Mayi, de Krishnamurti ou du maître soufi Hassan Dédé de la lignée de Rûmî. Il y eut encore des rencontres et des amitiés avec des enseignantes et des enseignants contemporains qui me marquèrent chacun à leur manière. Puis un jour, une évidence s’imposa, l’attention se tourna vers elle-même et la liberté intérieure fut reconnue. Commença alors l’approfondissement et l’agrandissement de cette liberté à toutes les situations, à toutes les relations. En réalité, commença l’acceptation et la célébration de la vie ordinaire.
 Jean Klein et Luis Ansa m’ont montré l’essentiel. J’ai ensuite cheminé par moi-même, réinventé ce qui avait été reçu afin de trouver mes propres mots et ma propre forme pour énoncer la joie qu’il y a à être là, à vivre dans la présence. Cette école du féminin par laquelle Luis Ansa m’a fait passer, cette écoute de l’écoute que j’ai apprise auprès de Jean Klein, m’ont naturellement préparé à vivre dans l’ouverture et dans cette ouverture un regard nouveau s’est posé sur mon héritage culturel et religieux.
Un soir d’hiver, je suis entré en résonance avec cette grande figure féminine que l’on appelle Marie. Dans la mystique chrétienne, Marie n’est pas seulement la mère de Jésus, elle est celle qui enfante la conscience christique, celle qui engendre l’amour en chacun de nous, celle qui génère la grâce. Elle est cette matrice infinie qui nous met au monde dans notre humanité profonde. Plus je côtoyais cette dimension d’amour absolu, plus j’avais envie de faire des ponts entre notre héritage chrétien et les pratiques contemporaines de spiritualité.
 Durant ces deux dernières années, j’ai eu l’impression que sa présence me guidait, m’inspirait, me conseillait et c’est dans cette proximité avec elle qu’un désir d’écriture est né.
 Ce livre parle de la relation que l’on peut avoir avec ce qui, en nous, est plus grand que nous. Il nous invite à ne pas rester dans notre inertie, dans notre solitude, dans le monde étroit de notre mental et de notre égocentrisme. Il nous propose de sortir de la peur et de nous ouvrir à l’abondance de l’amour, un amour qui ici n’a pas de contraire et n’est pas l’opposé de la haine ; un amour qui nous apprend une autre façon d’être au monde, sans compétition, sans ennemi, sans bouc émissaire, sans victime et sans bourreau.
 Nous vivons aujourd’hui une époque charnière. D’un côté, se joue une fin de civilisation avec ses violences quotidiennes, ses barbaries et ses catastrophes annoncées ; et d’un autre côté, émerge le désir d’une nouvelle humanité, plus sensible, plus respectueuse du vivant et de notre environnement. Face à cette situation, nous pouvons refuser de voir ce qui se passe et essayer coûte que coûte de continuer à vivre comme on a toujours vécu ; nous pouvons également opter pour la peur et les discours de fin du monde ; ou croire que nous sommes fondamentalement impuissants et qu’il en a toujours été ainsi. Mais nous avons aussi une autre possibilité : suivre cet appel intérieur qui nous invite à grandir, à changer de niveau de conscience pour entrer dans l’expérience de la présence.
Quand on décide de s’aventurer sur ce chemin, de devenir un « porteur d’amour » comme disait Luis Ansa, on sait que plus rien ne sera comme avant. Une nouvelle vie commence. On s’embarque dans un voyage qui n’aura pas de fin ni de frontières. En fait, ce sont les portes du Royaume qui s’ouvrent.
Mais quelles que soient nos convictions ou notre foi, le chemin implique toujours, à un moment ou un autre, un travail sur soi. On quitte alors le plan de l’érudition, de l’interprétation, de l’adoration pour se confronter à la mise en pratique de l’enseignement et à son expérimentation. C’est à cette concrétisation, à cette incarnation de l’amour, que ce livre vous invite.
 Alors, par quoi commencer ? Où est le point de départ ? C’est simple. Le point de départ, c’est moi. Tel que je suis, là, en cet instant.

Robert Eymeri

Je vis à l’extérieur de moi-même

En croyant que mon bonheur dépend d’un objet que je peux acquérir ou perdre, qu’il est tributaire d’une cause extérieure, cette croyance me rend instantanément incomplet.
Il faudrait donc que je me demande si ce qui me manque peut être vraiment comblé par quelque chose de tangible, par quelque chose que je pourrais acquérir ? Tant que je n’ai pas interrogé ce sentiment d’incomplétude, tant que je ne l’ai pas investigué, je vais désirer toutes sortes de choses, faire toutes sortes de projets sans savoir, en réalité, après quoi je cours.
Lorsque je prends le temps d’examiner cette question, je me rends compte que ce n’est pas après une possession que je cours, ni après du temps libre, ni après de la considération, du pouvoir ou de l’argent ; je cours après ce qui est antérieur à tout cela, après ce qui est premier, je cours après de l’amour. Lorsque je regarde en profondeur ce qui me motive, je peux ramener tout ce que je fais à une recherche d’amour. Je veux être aimé, tout simplement. Je veux plaire pour être aimé. Je veux être riche pour être aimé. Je veux être en bonne santé pour être aimé. Même lorsque je cherche à me faire respecter, même lorsque je suis en colère, même lorsque je mens, même lorsque je me tais, c’est pour être aimé. Quant à cette voiture de marque, cette bague en or ou cette montre que je voudrais acheter, elles ne représentent finalement qu’un substitut de cet amour que je recherche.
Alors qu’est-ce qui est véritablement en jeu ? Qu’est-ce que l’amour représente pour moi ? Pourquoi en ai-je autant besoin ? Simplement parce qu’il me rend vivant.
C’est cela le grand secret : l’amour est l’essence même de la vie, il est l’arrière-plan sur lequel tout se déploie et il est en même temps ma véritable nature. Ce n’est pas un besoin émotionnel que je ressens, c’est un besoin existentiel. Je cherche de l’amour parce que je ne me sens pas pleinement vivant, parce que je vis à l’extérieur de moi-même. Par ce fait, cette recherche est en réalité un appel de moi-même à moi-même, c’est un appel à être ; j’ai la nostalgie de ce que je suis.
Si je regarde bien ce qui se passe, chaque fois que j’acquiers quelque chose, chaque fois qu’un désir est accompli, pour un très court instant, je me sens comblé, je me sens plein, je me sens libre. Parce que, dans ce très court instant, je suis libéré de l’objet et je peux me goûter. Dans ce très court instant, je me sens être. En fait, au travers des objets ou des actions, c’est ma propre nature que je cherche constamment à éprouver.
Mais tant que je vis dans cette extériorité de moi-même, tant que je cherche à m’éprouver à travers des objets, cette plénitude ne peut être que de très courte durée. Tant que je suis persuadé que l’amour est à l’extérieur, qu’il peut être obtenu, qu’il peut être acquis ou perdu, je ne peux qu’être insatisfait parce que je ne cherche pas au bon endroit. L’amour n’est pas un objet, ce que je suis n’est pas un objet.

vendredi 15 février 2019

• On peut l’appeler présence, attention, conscience inconditionnée - Eckhart Tolle



Une portion significative de la population terrestre reconnaîtra bientôt, si ce n'est déjà fait, que l'humanité se trouve devant un choix brutal : évoluer ou mourir.

L'humanité doit réagir à une situation critique qui menace sa survie même. Le dysfonctionnement de l'esprit (ego), déjà reconnu il y a plus de 2 500 ans par les anciens sages et maintenant amplifié par la science et la technologie, menace pour la première fois la survie de la planète tout entière.
Penser est devenu une maladie et celle-ci survient quand les choses sont déséquilibrées.

Le mental est un magnifique outil si l'on s'en sert à bon escient.
Dans le cas contraire, il devient très destructeur. Plus précisément, ce n'est pas tant que vous utilisez mal votre «mental» c'est plutôt qu'en général vous ne vous en servez pas du tout, car c'est lui qui se sert de vous. Et c'est cela la maladie, puisque vous croyez être votre mental. C'est cela l'illusion. L'outil a pris possession de vous.

La condition humaine, c’est d’être immergé dans la pensée. La plupart des gens restent toute leur vie prisonniers des limites de leurs pensées. Ils ne dépassent jamais un sentiment de soi personnalisé, construit par le mental et conditionné par le passé.

Tout comme en chaque être humain, votre conscience comporte une dimension beaucoup plus profonde que la pensée. C’est votre essence même. On peut l’appeler présence, attention, conscience inconditionnée. Dans les enseignements anciens, c’est le Christ intérieur, votre nature de Bouddha.
Découvrir cette dimension vous libère, ainsi que le monde, de la souffrance que vous vous infligez, de même qu’aux autres, lorsque le « petit moi » définit tout votre bagage et mène votre vie.

.../...

Si elle n'est pas enracinée dans la conscience, la pensée devient égoïste et dysfonctionnelle. L'ingéniosité dépourvue de sagesse est extrêmement dangereuse et destructrice. C'est l'état actuel de la majeure partie de l'humanité. L'amplification de la pensée par la science et la technologie, ni bonne ni mauvaise en soi, est elle aussi devenue destructrice, car, souvent, la pensée initiale n'est pas enracinée dans la conscience.

La prochaine étape de l'évolution humaine consistera à transcender la pensée. C'est notre tâche urgente. Cela ne veut pas dire cesser de penser, mais tout simplement ne pas être identifié à la pensée, ni possédé par elle.

Extrait de Nouvelle Terre (Éditions Ariane)

mercredi 13 février 2019

• Jamais perdu ! - Nisargadatta Maharaj

Au lieu de chercher ce que vous n'avez pas, trouvez ce que vous n'avez jamais perdu.

vendredi 18 janvier 2019

• Quand le réel se met à chanter - Alain Galatis

Notre esprit et nos sens nous abusent. En croyant que l’image que nous nous faisons du monde est la réalité de ce dernier, nous nous méprenons et nous passons à côté d’une compréhension de nous-mêmes élémentaire.
Il s’agit de découvrir comment notre esprit crée des images et comment notre esprit s'identifie à ces images. Et pour se faire, il est nécessaire de se pencher sur la banalité de notre quotidien. C’est là où tout se joue : qu’est-ce qui se produit réellement dans l’instant où vous êtes, à l’endroit où vous êtes ?
Au terme de notre enquête, c'est ce labeur d'éclaircissement qui nous permettra de reconnaître ce qui n'est pas images : le réel. Et de découvrir ce que nous sommes.
Le ton légèrement caustique et décalé, inhabituel dans ce genre de littérature, oscille avec force entre révolte et humour, entre poésie et philosophie.
Un chant d’amour, un chant de rébellion, un chant de partage, un chant de l’unité : le chant du réel.

Né en 1961 d’un père grec et d’une mère suisse, Alain Galatis vit à Lausanne. Durant de nombreuses années, il écrit de la poésie. Son cheminement ainsi qu’un questionnement incessant sur la nature de la réalité, l’amène à la rédaction d’un premier livre L’indicible publié en 1997. Cette même année, il ouvre la Librairie Ex Nihilo. Depuis il a publié six ouvrages tous consacrés à la non-dualité et enregistré deux CD de chansons.

© Extrait publié avec l'aimable accord des Éditions Accarias L'Originel : 

La forme de l'informe

Le réel se déploie sous d'innombrables formes. Dans certaines formes, des consciences émergent. Ces consciences qui apparaissent dans le réel sont en premier conscience de l'évènement. La très grande étrangeté réside dans le dérapage qui survient où la conscience se déconnecte de son origine et se croit conscience de telle forme particulière. Cela devient presque risible : "Comment ça, tu te croit conscience d'un individu, alors que tu es conscience du tout ! Qu'est-ce qui te prend ? À quoi joues-tu ?"

Sidération

Nous nous trouvons face à un comportement sidérant où l’être humain se révèle capable d’accomplir des prouesses technologiques d’une difficulté folle, des constructions intellectuelles d’une complexité rare, des créations artistiques d’une beauté profonde. Mais ce créateur de génie refuse obstinément d’accomplir une tâche toute simple : celle de distinguer les illusions dont nous sommes à la fois responsables et victimes. Ceci donne un portrait de l’homme effrayant et déconcertant : un être d’une suprême intelligence mais par ailleurs complètement halluciné. Et plus que tout, il tient à ce compromis impossible. Aucune intention de lâcher le morceau. Cela semble lui plaire, ne le dérange en aucune manière. Il a bel et bien l’intention de vivre dans cet écartèlement douloureux et malsain.

Fatalité

Il n’est plus question d’expliquer, de démontrer, d’analyser, d’inciter, cela ne sert à rien. L'être humain ne veut pas faire ce travail, c’est tout. S’il montrait la moindre velléité de s’y intéresser, vu les capacités qui sont les siennes, il résoudrait ce problème en un tour de main : « Attends un peu que je te démonte cette illusion, tu vas voir, c’est très simple ! » Mais non, l'être humain s’arc-boute dans cette posture d’une intelligence délirante qui ne parvient pas à déceler les travers de son fonctionnement. Pourquoi, alors, ne pas accepter cela comme une fatalité ? Pourquoi ne pas se dire : l'être humain est ainsi, sa nature est celle du délire ? Pourquoi refuser ce fait ? Justement parce qu’il a les moyens de traverser cet état, les moyens de trouver une cohérence qui devrait lui être naturelle. Il le peut mais ne le veut : toute la tragédie humaine.

Le travail

Le seul travail à accomplir serait de se pencher sur les aspects les plus simples de notre compréhension du monde. Ne jamais rien considérer comme acquis, mais toujours tout remettre en question, systématiquement, patiemment. Il serait nécessaire de s’interroger sur les évidences les plus élémentaires. Il faudrait se pencher sur la banalité de notre quotidien. C’est là où tout se joue : qu’est-ce qui se produit réellement dans l’instant où vous êtes, à l’endroit où vous êtes ? C’est un travail de décapage, de nettoyage. Nous devrions dissoudre ce qui obscurcit notre vision. Autrement, autant prétendre nous repérer et nous orienter, les yeux bandés, au milieu d’une forêt vierge.

Le chemin

Il y a un long chemin à parcourir. Et la seule possibilité que nous ayons est de nous mettre en mouvement. Accomplir un premier pas, puis un second. Ce n’est pas trop compliqué. Nous devons initier un mouvement. Après, cela se fait plus ou moins tout seul. C’est une démarche rationnelle, la recherche d’une cohérence, le désir de mettre fin à une confusion, la curiosité de comprendre notre fonctionnement. Et c’est un questionnement passionnant, fascinant. Il s’agit de découvrir comment notre esprit crée des images, comment notre esprit définit que ces images expriment la réalité du monde et comment notre esprit s’identifie à ces images. Au terme de notre enquête, c’est ce labeur d’éclaircissement qui nous permettra de reconnaître ce qui n’est pas images : le réel. C’est ce labeur qui nous permettra de comprendre ce que nous sommes. Puisque nous ne sommes pas des images. Puisque nous ne pouvons être ce que nous pensons être. 

Nouvelle parution des Éditions Accarias-l'Originel :

http://www.originel-accarias.com/Edition/marciszewer.html

mercredi 2 janvier 2019

• Quand s'ouvre l'oeil de Vajra - Han Shan



En 1586 j'entrai dans ma 41e année. Après une longue période de voyage et d'études, je pus enfin vivre tranquillement dans ma nouvelle demeure de méditation qui venait d'être construite. Mon esprit et mon corps subirent alors une détente bienfaisante et je me sentis merveilleusement heureux. Un soir, pendant la méditation, je vis clairement la Grande Totalité, illuminatrice, transparente, vide et claire, telle l'océan limpide, et rien n'exista plus. Cette vision m'inspira les stances suivantes : 

L'Océan limpide luit
clair et vide, 
aussi éclatant que le reflet de la lune
sur la neige blanche.
Aucune trace d'homme ou de dieu ne subsiste.
Oh ! quand s'ouvre l'oeil de Vajra, 
le mirage disparait. 
La grande terre disparait dans la royaume de la tranquillité.

vendredi 21 décembre 2018

• Une conscience spacieuse et nue - Longchenpa



"Il y a une façon extraordinaire de remédier aux défauts de la méditation : reconnaître notre conscience...
Quand on a un problème, il faut chercher où est ce problème, et qui il gène.
Quand on ne trouve rien,
on reste dans un état de lucidité et de fraîcheur,
une conscience spacieuse et nue.
Tous les problèmes s'évanouissent
dans la clarté de la conscience....
Car tout ce qui se manifeste, tout ce qui arrive,
tout défaut comme toute qualité,
sont le déploiement de la conscience,
rien d'autre.
Quand on se sent bien,
c'est une manifestation de la conscience.
Quand on se sent mal,
c'est une manifestation de la conscience.
Quand on est malade,
c'est la conscience.
Quand on est joyeux,
c'est la conscience.
EN dehors de la conscience,
il n'y a rien du tout.
Si l'on peut comprendre ce point crucial,
on sera vraiment heureux.
C'est comme ça que j'ai moi-même
éliminé tous les problèmes,
et je suis vraiment heureux !"
Longchenpa

La conscience n'est pas ici la conscience morale ou la représentation que l'on a de soi, de tel autre personnes, etc.
La conscience (cit, vidyâ) est simplement la lumière  en laquelle tout apparaît et tout disparaît, instant après instant.
C'est par elle que nous sommes "à l'image et ressemblance" du divin.

Vu sur la page FB de David Dubois

lundi 17 décembre 2018

• L'éveil en suppositoires !

Pour ceux qui n'auraient toujours pas trouvé de cadeaux pour Noël :
Pour une efficacité totale, bien suivre la posologie et le traitement jusqu'au bout...

vendredi 14 décembre 2018

Anjes Créations


Noël approche ! Vous cherchez des idées de cadeaux ? Veuillez visiter la super boutique en ligne de ma soeur qui a un talent incroyable (oui, je sais, c'est de famille !).

Vous allez être bluffé par sa créativité et l'originalité de ses produits, tout en couleur et tout en beauté !


Merci de partager sur vos pages FB, blogs, sites web et autres, si vous en ressentez l'élan !

mardi 27 novembre 2018

mardi 16 octobre 2018

• Conscience prânique et rencontre de la Présence



Voir aussi ce lien sur une autre retraite de 21 jours.
Interview Sud Radio
Interview RFO

vendredi 12 octobre 2018

jeudi 11 octobre 2018

• L'amour c'est "ce" qui regarde - Alain Leprevost

Vous trouverez dans cette vidéo le témoignage d'Alain Leprevost qui, en 2015, a vécu une expérience d'éveil spontané.
Il nous explique ici son vécu, ainsi que le processus d'intégration de l'expérience qui a suivi.

Retrouvez-le sur son site Internet : http://alain-leprevost.fr