mercredi 2 janvier 2019

• Quand s'ouvre l'oeil de Vajra - Han Shan



En 1586 j'entrai dans ma 41e année. Après une longue période de voyage et d'études, je pus enfin vivre tranquillement dans ma nouvelle demeure de méditation qui venait d'être construite. Mon esprit et mon corps subirent alors une détente bienfaisante et je me sentis merveilleusement heureux. Un soir, pendant la méditation, je vis clairement la Grande Totalité, illuminatrice, transparente, vide et claire, telle l'océan limpide, et rien n'exista plus. Cette vision m'inspira les stances suivantes : 

L'Océan limpide luit
clair et vide, 
aussi éclatant que le reflet de la lune
sur la neige blanche.
Aucune trace d'homme ou de dieu ne subsiste.
Oh ! quand s'ouvre l'oeil de Vajra, 
le mirage disparait. 
La grande terre disparait dans la royaume de la tranquillité.

vendredi 21 décembre 2018

• Une conscience spacieuse et nue - Longchenpa



"Il y a une façon extraordinaire de remédier aux défauts de la méditation : reconnaître notre conscience...
Quand on a un problème, il faut chercher où est ce problème, et qui il gène.
Quand on ne trouve rien,
on reste dans un état de lucidité et de fraîcheur,
une conscience spacieuse et nue.
Tous les problèmes s'évanouissent
dans la clarté de la conscience....
Car tout ce qui se manifeste, tout ce qui arrive,
tout défaut comme toute qualité,
sont le déploiement de la conscience,
rien d'autre.
Quand on se sent bien,
c'est une manifestation de la conscience.
Quand on se sent mal,
c'est une manifestation de la conscience.
Quand on est malade,
c'est la conscience.
Quand on est joyeux,
c'est la conscience.
EN dehors de la conscience,
il n'y a rien du tout.
Si l'on peut comprendre ce point crucial,
on sera vraiment heureux.
C'est comme ça que j'ai moi-même
éliminé tous les problèmes,
et je suis vraiment heureux !"
Longchenpa

La conscience n'est pas ici la conscience morale ou la représentation que l'on a de soi, de tel autre personnes, etc.
La conscience (cit, vidyâ) est simplement la lumière  en laquelle tout apparaît et tout disparaît, instant après instant.
C'est par elle que nous sommes "à l'image et ressemblance" du divin.

Vu sur la page FB de David Dubois

lundi 17 décembre 2018

• L'éveil en suppositoires !

Pour ceux qui n'auraient toujours pas trouvé de cadeaux pour Noël :
Pour une efficacité totale, bien suivre la posologie et le traitement jusqu'au bout...

vendredi 14 décembre 2018

Anjes Créations


Noël approche ! Vous cherchez des idées de cadeaux ? Veuillez visiter la super boutique en ligne de ma soeur qui a un talent incroyable (oui, je sais, c'est de famille !).

Vous allez être bluffé par sa créativité et l'originalité de ses produits, tout en couleur et tout en beauté !


Merci de partager sur vos pages FB, blogs, sites web et autres, si vous en ressentez l'élan !

mardi 27 novembre 2018

mardi 16 octobre 2018

• Conscience prânique et rencontre de la Présence



Voir aussi ce lien sur une autre retraite de 21 jours.
Interview Sud Radio
Interview RFO

vendredi 12 octobre 2018

jeudi 11 octobre 2018

• L'amour c'est "ce" qui regarde - Alain Leprevost

Vous trouverez dans cette vidéo le témoignage d'Alain Leprevost qui, en 2015, a vécu une expérience d'éveil spontané.
Il nous explique ici son vécu, ainsi que le processus d'intégration de l'expérience qui a suivi.

Retrouvez-le sur son site Internet : http://alain-leprevost.fr



mercredi 10 octobre 2018

• Vous êtes ce qui est conscient de ce moi - Charles Coutarel


Faites l'expérience maintenant, n'y pensez pas, ramenez votre attention consciemment et délibérément sur ce "point" ou "espace" de conscience en vous... retournez votre attention vers la conscience elle-même...  ici, maintenant, dans l'expérience directe, trouvez-vous ce "moi" ?... Trouvez-vous ces questions ?...

Nous nourrissons inconsciemment et systématiquement cette idée de nous-même, ce "moi" imaginé et toutes ses identifications et revendications... Il faut bien en faire le constat, en direct, et de là vous commencez à rentrer dans un vivre, dans un "nourrir" conscient. C'est tout. Que nourrissez-vous ?... voyez-le simplement.

Bien sûr ce moi va dire "oui mais"... il discute, c'est sa sauvegarde d'identité, de croyance... Vous êtes ce qui est conscient de ce moi, et de tout le reste, vous êtes avant. Voyez-le... et prenez acte... ou pas... Le "moi" se fait passer pour une victime... c'est juste une fausse identification à laquelle faute de mieux, par défaut, vous vous êtes innocemment identifié. 

lundi 8 octobre 2018

• Il savait que "non-dualité" ne signifie pas "contre la dualité" - Jeff Foster


J’aime Nisargadatta Maharaj. C’était un père de famille remarquablement simple, modeste et sans prétention. Il ne prétendait pas avoir échappé à son humanité, l’avoir gommée ou "transcendée" (quel mot !). 
Il avait une dépendance à la cigarette et est mort d’un cancer de la gorge. Dans son humanité, il n’a jamais prétendu être "parfait" – et en cela réside sa perfection. 
De son vivant, il a souvent admis qu’il était toujours confronté à des remises en question, même si sa capacité de les traiter était infinie. 
Il comprenait profondément le paradoxe d’être à la fois absolument humain et absolue conscience, à la fois une unique vague dans l’Océan et l’Océan entier lui-même. Il n’utilisait pas sa (notre) divinité comme un prétexte pour nier, cacher, effacer ou se moquer de son (notre) humanité.
Il savait que "non-dualité" ne signifie pas "contre la dualité".

Quelqu’un :
"N’avez-vous aucun problème ?"

Nisargadatta Maharaj :
"J’AI des problèmes. 
Je vous l’ai déjà dit. Etre, exister, avec un nom et une forme est douloureux !
Pourtant, j’aime ça. 
Dans l’existence, tout est contenu. Ma nature même est d’aimer. 
Même ce qui est douloureux est aimable.”
.......
"Oui, à l’occasion, une vieille réaction – émotionnelle ou mentale – vient à l’esprit, mais elle est tout de suite remarquée et écartée…"

Jeff Foster

lundi 24 septembre 2018

• La réalité primordiale surgit d’elle-même, sans effort - Colette Poggi


Ce livre invite à un cheminement en compagnie de sept sages qui vécurent entre le IXe et le XIVe siècle au Cachemire. Une conviction inébranlable réunit ces sept âmes : seule l’expérience vivante, enracinée dans la source du « je suis » ouvre à la connaissance véritable et à la délivrance.
Ces maîtres exposent, chacun avec leur originalité propre, l’essence du shivaïsme du Cachemire, héritier des grands Tantra non-dualistes. Ils abordent le thème de la Réalité ultime, faite de Conscience et d’Energie infinies, présente au cœur de la vie divine, du monde et de l’être humain. Perçue depuis des millénaires par les shivaïtes comme une force vibrante se renouvelant à tout instant, cette réalité primordiale est symbolisée par Shiva-Natarâja, Seigneur de la Danse cosmique.
Pour Abhinavagupta ou Lallâ, cette vie universelle nous traverse sans cesse et anime toute chose, esprit ou matière. Dès Vasugupta apparaît l’intuition fondamentale de la Vibration cosmique (spanda) comme essence de la réalité en son aspect dynamique, vie de la conscience, présente au cœur de chaque être vivant.
Il découle de ces paroles transmises de maître à disciple, une vision originale de la vie et de l’univers car, à la différence de l’Advaita-Vedānta de Shankara et des thèses bouddhistes, le Shivaïsme du Cachemire considère le monde comme réel et l’être humain apte à vivre cet éveil au cœur de la vie quotidienne. Pour peu que s’évanouisse en lui l’indolence, que fondent les cuirasses, il retrouvera l’acuité de la conscience et sa liberté native.
Cette approche, bien que lointaine dans le temps et l’espace, demeure d’une actualité déconcertante et vient éclairer notre présent. Elle incite à reconnaître, d’une part, l’unité sous- jacente de l’univers, d’autre part, l’infinie liberté créatrice inhérente à la conscience.
En cela elle s’offre comme une invitation à inventer, ou à réinventer, notre propre vie.

Colette Poggi, indianiste, sanskritiste, docteur en études Germaniques et en Philosophie comparée, enseigne le sanskrit ainsi que la pensée religieuse et philosophique de l’Inde dans divers centres universitaires et culturels. Son domaine de recherches concerne le Shivaîsme du Cachemire dont elle traduit les textes sources. Elle a publiée plusieurs livres dont Les œuvres de vie selon Maître Eckhart et Abhinavagupta.

© Extrait publié avec l'aimable accord des Éditions Accarias L'Originel

La suprême réalité

Tout d’abord, au niveau suprême ne règne que la Conscience absolue cit parfaitement libre, paisible et pure, tandis que caitanya, conscience plénière, intègre toutes les ondes de l’océan-conscience. Ainsi, la pure conscience (cit) dénuée d’objet, est-elle désignée comme l’absolu, l’originel, la dimension en laquelle tout phénomène éclot, vit et se résorbe. Elle est symbolisée par Śiva non distinct de son Énergie, Śakti, potentialité infinie, qui danse l’univers en son aspect de Seigneur de la Danse cosmique Śiva-Naṭarāja. Mais lorsqu’elle intègre l’univers, elle est nommée caitanya conscience en sa plénitude. Au niveau humain, il en va de même, ces modalités sont immanentes en toute conscience individuelle, mais oubliées, en latence.
Cit, terme sanskrit féminin, suggère selon son étymologie l’acte qui accueille, recueille, vibrant toujours au présent ; la conscience cit lie, relie, proche en cela du logos dont la racine verbale legein signifie également rassembler, cueillir, choisir. Cette présence vivante, aux sources de l’être, rime avec originel, primordial, infini, éternel, elle est parfaitement non duelle, sans origine, aussi vaste que l’espace irradiant, kāśa, lit-on dans les Upaniad. Faire l’expérience directe de cette source sans cesse jaillissante conduit au seuil de l’éveil ; il s’agit ensuite d’y demeurer sans faillir.
Quant à la conscience empirique citta, elle est, dans cette doctrine, une simple transformation de cit. Rivée aux objets physiques ou mentaux, cette forme de l’esprit est toujours reliée au passé car soumise à l’enchaînement inexorable action-réaction. Il s’agit de la conscience ordinaire, confinée dans les étroites limites du moi et de ses carapaces mentales, en tout point opposée à la vivante et fluide conscience du « cœur », ouverte et toujours nouvelle.
La conscience présente deux aspects indissociables : lumière et énergie prakāśa-vimara. Avec prakāśa sont évoqués à la fois l’espace kāśa lumineux (du fait de la racine KĀŚ briller resplendir - en tous sens), inaltérable, naturel, et la lumière, originelle, irradiante (pra- vers). L’espace se dévoile sitôt la lumière apparue, de même le monde nous apparaît sitôt que brille la conscience. Dans cet imaginaire, la lumière ne fait qu’un l’espace infini, irradiant, en lequel tout phénomène est accueilli. L’aspect vimara correspond à l’énergie de la prise de conscience, soit l’aspect dynamique et créatif de l’acte cognitif.
Pour Vasugupta et tous les shivaïtes de sa lignée qui lui succèderont, la vibration spanda constitue la nature véritable de la lumière-énergie consciente. Imperceptible, cette pulsation sans origine tisse et sous-tend inlassablement la trame cosmique. En sa plus haute fréquence, elle est conscience pure, plus relâchée elle devient pensée puis matière mais jamais ne déserte aucun aspect de la manifestation, même s’il semble inerte. La vibration universelle suscite l’univers entier en elle-même, à la manière d’un puissant magicien qui serait à la fois compositeur, musicien, instrument et auditeur, mais aussi silence et son, timbre, rythme, harmonie ou dysharmonie et enfin espace en lequel la musique émerge et se dissout.

Quelques termes essentiels relatifs à la réalité absolue :

- tman
Le Soi, tman, essence de l’être, est mis en lumière dans les Upaniad (VIIIe av. J.- C.). Cette dimension profonde, immanente, touche à l’universel: elle en cela supra- individuelle dans le sens où elle n’est ni limitée par un sentiment égocentré ni « encapsulée » dans la carapace individuelle. Elle est par nature non-distincte de Brahman, l’absolu. Qu’il s’agisse de l’ tman ou du Brahman, la traduction couramment utilisée d’absolu ou de soi, ne restitue pas la nuance de vie, de dynamisme, impliqué dans ces termes sanskrits. Pour brahman, la racine BH bṛṃhayati, croître, faire accroître, suggérant une arborescence infinie en laquelle viennent s’inscrire l’univers et ses formes variées.
De même, le nom masculin tman a pour racine le verbe AN, respirer, vivre, se mouvoir, ce qui met en relief l’énergie inhérente de cette réalité intime diversement appelée principe de vie, âme individuelle, essence. Dans le Shivaïsme du Cachemire, en continuité avec les antiques Upaniad ; il est conçu comme Conscience-énergie, de même nature que en sa plénitude, et de ce fait nommé « le danseur », en analogie avec Śiva-Naṭarāja. Sa nature est vie, vibration, conscience universelle.

- satt
Satt, la réalité n’est ni tangible, ni objet de pensée, cependant sans elle rien ne serait.

De même que les reflets cachent la paroi du miroir, les phénomènes du monde se mouvant sans cesse, comme des ombres sur un mur, occultent le fond qui permet leur apparition. Sat est le participe présent du verbe être en sanskrit, AS : « étant », de là : présent, réel, vrai, vertueux. Sat-texprime le fait d’être, au présent. On ne peut que s’y accorder, non pas la saisir, car elle ne peut être « objet ». C’est à partir de la conscience du Soi, ou de Soi, que se réalise cette expérience: « Tant que l’on n’a pas une parfaite conscience de Soi, le Soi non reconnu n’a pas une connaissance irrécusable des choses » rappelle Abhinavagupta dans le Kramastotra.

- sahaja,
Le spontané, sahaja, qualifie la réalité primordiale dans le sens où elle surgit d’elle-même, sans effort. Ce terme s’applique aussi à la compréhension intuitive qui permet de « reconnaître » soudain ce que l’on a toujours su, sans le savoir ! Pratyabhijñest précisément cette reprise de contact fondamentale, intuitive, de nature mystique. Les chercheurs de ces écoles cachemiriennes ont bien perçu que l’essentiel se connaît sans effort, spontanément, comme se forme un écho. Sahaja a pour corollaire nanda la félicité sans pourquoi. 

vendredi 21 septembre 2018

• L’éveil est un basculement de la conscience - Eckhart Tolle



L’éveil est un basculement de la conscience, au cours duquel la pensée et la conscience se dissocient. Chez la plupart des gens, ce basculement ne se manifeste pas sous la forme d'un événement mais d'un processus. Même les rares êtres qui connaissent un éveil soudain et puissant, apparemment irréversible, passent eux aussi par un processus au cours duquel le nouvel état de conscience se met en place graduellement et transforme tout ce qu'ils font, pour ainsi finir par faire intégralement partie de leur vie.
Dans cet état, au lieu d'être perdu dans vos pensées, vous vous reconnaissez comme étant la présence qui se trouve justement derrière les pensées. Ces dernières cessent d'être une activité autonome prenant possession de vous et régentant votre vie. Dans cet état, c'est au contraire la présence qui prend possession de la pensée. Alors, au lieu de contrôler votre vie, la pensée devient la servante de la présence. Cette présence est en fait le lien conscient que vous entretenez avec l'intelligence universelle. Cette Présence est conscience sans pensée.