samedi 30 mai 2020

• C'est LÀ, éternellement - Mère

J'ai été comme plongée dans le bain de l'Amour du Suprême... avec la sensation de quelque chose qui est sans limite; c'est-à-dire, quand on a la perception de l'espace, que c'est partout (c'est au-delà de la perception de l'espace, mais dans la perception de l'espace, c'est partout). Et c'est une sorte de masse vibratoire homogène, IMMOBILE, et pourtant avec une intensité de vibration sans pareil, qui peut se traduire par une lumière chaude, dorée (mais ce n'est pas ça, c'est beaucoup plus merveilleux que cela!). Et alors, c'est partout à la fois, partout identique à soi-même, sans alternances de haut et de bas, sans changement, dans une intensité de sensation qui est invariable. Et ce «quelque chose» qui est propre à la nature divine (qu'il est très difficile d'exprimer en des mots) est à la fois immobilité absolue et intensité vibratoire absolue. Et Ça... ça aime. Il n'y a pas de «Seigneur» et il n'y a pas de «choses»; il n'y a pas de sujet, il n'y a pas d´objet. Et Ça aime. Et comment dire ce que c'est que Ça?... C'est impossible. Et Ça aime partout et tout, tout le temps, en même temps.
Et toutes ces histoires que tous ces soi-disant saints et sages ont racontées, que l'Amour de Dieu «va et vient», oh! c'est d'une stupidité sans nom! – C'est LÀ, éternellement; Ça a toujours été là, éternellement; Ce sera toujours là, éternellement, toujours semblable à soi-même et au maximum de sa possibilité.
Ce n'est pas parti, et ça ne pourra plus partir maintenant.

Agenda de Mère, 22 juillet 1964

vendredi 29 mai 2020

• Conversation avec Didier Weiss sur Radio Ici et Maintenant

"La disparition de quelque chose qui n'existait pas..."

mercredi 6 mai 2020

jeudi 16 avril 2020

• Rencontre confinée avec Nassrine Reza



Retrouvez d'autres échanges live sur la chaîne YouTube OLAM

mercredi 15 avril 2020

• La planète est sur "pause" - Franck Lopvet

Franck Lopvet est un conférencier et penseur contemporain. Pour cet homme, qui a choisi de s’aligner sur ce qu’il ressent comme juste pour lui, ce moment historique est une occasion unique de rentrer à la maison, de prendre soin de soi et de nous occuper de notre grain de sable. Dans cette "crise de la main tendue" ou tout est vrai et faux à la fois, on a déjà les réponses pour vivre ce moment sacré. Un Franck Lopvet qui nous saisit dans notre humanité.

Quelques citations du podcast de Franck Lopvet : 

"On veut que ça bascule et bien voilà, nous sommes exaucés"
"Je ressens quelque chose de sacré dans ce qui est en train de se produire"
"Chacun obtient toujours la preuve de ses croyances"
"Il faut être capable de tout perdre, d'être perdu et de s'en remettre à l'invisible"
"La vérité est propre à chacun"
"Chacun est face lui, à sa croyance et à sa responsabilité"
"Le sens dans cette situation, c'est celui que chacun va y donner"
"S'occuper de soi est la posture la plus altruiste possible"
"Le pire et le meilleur ne sont pas séparés"
"La planète est sur pause"
"Ton état intérieur, c'est ta vie extérieure »



samedi 11 avril 2020

• Rencontre confinée avec Julie Ann



Voir aussi d'autres vidéos de rencontres sur la chaîne Holy Life Prod Channel

jeudi 9 avril 2020

• Rencontre confinée avec Somasekha



Merci Alain pour ce bel échange.
Voir aussi la page Facebook Olam.

mardi 7 avril 2020

• Tu es ce regard silencieux - Chahna

Lorsque je me suis retrouvée terrassée par la peur, au cœur d’un cyclone à Porto Rico en février 1998, j’ai reçu  la grâce d'entrevoir, dans l'œil du cyclone, que tout ce qui est autour de moi est en réalité en moi. Le vacarme et la destruction des vents de tempêtes, la peur de la mort imminente, puis finalement, la soumission à ce qui est et l’abandon de la lutte contre tout ce que j’aurais aimé rejeter ou éviter, tout cela est en moi.

L’œil du Cyclone est apparu exactement au même moment où un relâchement se produisait en moi, au cœur de la peur, faisant place à une paix et une douceur, un silence d’une majesté  auquel je n’avais encore jamais goûté jusque là. C'était comme un œil miniature qui s'éveillait au centre de ma poitrine, et qui grandissait, et grandissait. En cet instant, j’ai réalisé que j’étais tout Cela. L’œil du Cyclone était la porte qui me dévoilait le Silence de l’au-delà. Le Silence de ma vraie nature., un ciel bleu majestueux, intouché par les nuages et l'horreur du spectacle.

Si tu es vraiment intéressé à vivre en paix, découvre sans plus aucune excuse pour reporter cela à demain, que tu es ce ciel bleu radieux de la conscience, qui n’est voilé que par les illusions de tes propres guerres intérieures. Le Ciel, ta conscience n’est pas touché par les nuages et les tempêtes, il est seulement voilé. Juste derrière les nuages, tu es le bonheur,  la paix, ici et maintenant, et sans que cela ne dépende d'aucunes conditions.

Fais face à tout ce qui se présente dans ta vie en restant dans l’œil, dans le regard, au centre du cyclone. En restant dans ce regard silencieux et sans commentaires. C'est un peu comme le regard d'étonnement d'un enfant qui découvre ce qui es là pour la toute première fois. Dans cet étonnement, il n'y a pas de place pour l'interprétation, l'intimité est complète.

Tu n’as plus besoin de te laisser emporter par les tempêtes qui ont lieu dans tes pensées, tes émotions, ton corps ou les évènements qui apparaissent comme des cyclones dans ta vie. Tu peux réaliser que tu es cet espace d’accueil et rester ouvert.

Tu ne trouveras pas la paix à la périphérie, mais au cœur, dans les profondeurs de ton être, là où il y a un silence si pur...Il s’agit d’un détournement de l’attention, de la périphérie au centre de ton être.

Les distractions seront fortes et tout te tentera de les suivre; tes pensées sont sans issues lorsque tu essaye de trouver des solutions pour survivre... L'ego, celui pour qui tu te prends, le paquet d'idées que tu as sur toi-même, te tentera encore et encore en te donnant toutes sortes de justificatifs pour te prouver que tu n'es pas arrivé et que tu as encore beaucoup de travail à faire pour être celui que tu rêves d'être!
En vérité, tu ne seras jamais celui que tu veux être, car celui là ne vit que dans ton imagination, c'est une image ! Celui là n'est qu'une pure fabrication de ton mental, souvent l'image contraire de celui que tu crois être en ce moment. Cette imagination n'a qu'un seul but, t'éviter le face à face courageux avec la vérité, avec la réalité telle que tu l'as créée jusqu'ici, en laissant les fantômes revenir à la maison !

Seul en te retrouvant au centre du cyclone, tu réaliseras que tu es déjà celui que tu rêves d'être, et tellement  plus...

Prends le temps de t'arrêter, de fermer les yeux et de te reposer, où que tu sois, quelle que soit ta situation, et respire tranquillement, sans rien attendre, sans rien vouloir d'autre que ce qui est là. Puis diriges ton attention à être simplement conscience d'être qui tu es, exactement et entièrement comme tu es. Tu verras qu'il y a là un immense apaisement.

Tu es ce regard silencieux, paisible, serein. Tu es l’œil du cyclone, et quelles que soient les tempêtes alentours, tu es toujours le ciel bleu et clair de la pure conscience, du pur Amour, de la pure Paix que tu cherches partout ailleurs...et dans lequel apparaissent et disparaissent des évènements, des corps, des jeux divins plus ou moins nuageux ou plus ou moins plaisants.

En cet instant précis, la souffrance ne peut pas exister, parce que la souffrance n'existe que lorsqu'il y a comparaison avec situation imaginaire,  faisant référence au passé ou à l’avenir. La souffrance est la bataille entre ce qui est, et ce que tu rêve.

La souffrance a lieu  lorsque nous donnons crédit à ce qui vit dans notre mémoire, plutôt que de vivre pleinement ce qui est ici.

Juste ici, juste maintenant, si tu as l'impression de souffrir, regardes avec soin ce qu'il en est en vérité. Regardes de quoi est faite ta souffrance ? De quoi souffres tu au juste ? Qu'est-ce qui n'a pas le droit d'être là ?

La souffrance commence dans ton mental. S'il y a souffrance, c'est que tu rejette quelque chose. Tu rejette une manifestation, et tu en voudrais une autre. Tu es peut-être seul, et tu voudrais être en couple, tu es peut-être malade et tu voudrais être en bonne santé, tu es peut-être sans travail et tu voudrais travailler, tu as peut-être peur, et tu voudrais être dans la paix.

La distance entre ce qui est et ce que tu imagines qui devrait être, est le piège d'illusion avec lequel tu t'éloigne du bonheur et de la beauté de cet instant, de la liberté et de la plénitude, de la paix de ce moment.
Si tu cesses de vouloir autre chose que ce qui est, tu découvres si il y a réellement quoi que ce soit qui te sépare du bonheur que tu cherches, et tu découvres la paix et la joie immuables de l’Être.

Peut-être devras tu faire face et expérimenter la déception, la colère, la peur, la tristesse, mais que préfères tu, leurs faire face, les sentir, les aimer et en finir avec la souffrance maintenant ? Ou bien continuer à croire à des tas de prétextes, d'idées et de jugements qui défendent que c'est impossible d'arrêter la souffrance maintenant  ou encore, qu’elle est là à cause des autres, ou de ceci ou cela que tu imagines être à l’extérieur de toi ?

Le bonheur véritable se trouve lorsque l'on est prêt à faire face à tout ce qui se présente dans notre vie, sans plus vouloir autre chose. Lorsqu’on est prêt à laisser revenir le karma que l’on a crée, de retours à sa source.

Lorsque la peur, la peine, la solitude, la déception, la colère, la révolte, la frustration, sont accueillie, vraiment accueillies telles qu'elles sont, et que tu es capable de t'aimer exactement comme ça, tout devient un guide, un tunnel à traverser qui t'emmène à la grande révélation de CELUI QUI EST CAPABLE D'AIMER SANS CONDITION, c'est à dire de l'Amour lui-même. Cette découverte est la fin de toute séparation et de toute souffrance , et cela n'est possible qu'en cet instant précis.

Toute attente que cela se produise à condition que... "je trouves le bon compagnon, je sois en bonne santé, j'aie le bon travail, je sois plus claire sur ce que je veux et ne veux plus etc.etc. sont des façons de fuir le face à face immédiat avec ce qui est ici , et qui a tant besoin d'être reconnu et aimé. C'est le regard qui libère, le regard de la bienveillance.

Expérimentes par toi même, et vois si cela est vrai que tu es ce Pur Amour, et que cet amour est absolument sans condition. Vois si quoi que ce soit peut réellement t’empêcher  d'aimer les choses telles qu'elles sont, en cet instant précis ?

Tu es libre de toute souffrance dès que tu dirige ton attention ici, maintenant, en toi, réalisant la splendeur de Ta Véritable Nature qui n'est autre qu'un vaste espace d’accueil sans aucun jugement, sans aucune préhension.

Laisse tout revenir à l’Amour, toutes les douleurs et séparations, toutes les guerres et rejets…
Tout cela n’a en vérité lieu qu’en toi-même. Le monde que tu vois autour de toi est le reflet de ce qui a lieu en toi, et l'on ne voit toujours que ce qu'on veut bien voir !

Lorsque chacun sera prêt à prendre cette responsabilité en réalisant cela, et à cesser de projeter ce qui est trop douloureux sur un autre, alors, la paix pourra réellement se répandre partout. En vérité, cela a déjà lieu.

Seul l’Amour peut accueillir toutes les peines du monde, toutes les tempêtes du monde…Et l’Amour ne peut faire cela qu’en toi. Pourquoi ne pas s’en remettre à Lui dès maintenant ?
Source du texte

vendredi 3 avril 2020

• Rencontre confinée avec Didier Weiss


Nous avons la joie de vous annoncer la naissance du Site Web de Didier, que vous pouvez parcourir avec beaucoup de plaisirs : https://fr.nondualexplorations.com/

lundi 16 mars 2020

• La Merveille des Merveilles - Bernard Harmand


Fin janvier 2020 Bernard dans un de ses messages m’annonçait que lors de ma prochaine visite, il en profiterait pour accorder un dernier témoignage public, avec trois autres chercheurs très proches, dont il voulait bien qu’il soit filmé, afin que le film soit vu par les chercheurs sincères qui le désireraient. Et il ajoutait :
« Le samedi premier Février 2020,ce sera mon dernier témoignage public … Pourquoi ?J’ai tout dit sur mon cheminement, ma Passion, et mon expérience du But ultime…
Pourquoi continuer de répéter sans cesse les mêmes paroles ?
Je ne suis ni un Guru, ni un conférencier, heureusement !
Témoigner n’est pas un métier mais un geste d’Amour et je l’ai accompli avec tout mon Amour parce que je vous Aime !
Pour achever mon Témoignage et parce que j’ai entendu des horreurs sur YouTube en voulant rechercher des petits films ou vidéos sur RAMANA et NISARGADATTA, je voulais préciser encore une fois et j’espère avec des mots nouveaux certaines particularités de la recherche que certains “éveillés” salissent au quotidien…
Ils n’ont pour excuse que leur ignorance et devraient se taire car le chemin vers la RÉALISATION, et non l’éveil , est quelque chose de très sérieux…
Le But ultime de notre recherche est une Merveille que j’essaie depuis plus de 20 ans de décrire au mieux mais nos pauvres mots restent impuissants et c’est finalement normal »
Ce témoignage a donc eu lieu le Premier Février 2020 en présence seulement de 4 chercheurs très proches de Bernard . Il sera donc en partie monté sur un film par deux d’entre eux spécialisés en cette matière, et de mon côté je tenais à en faire partager l’essentiel sur ce site dédié à Bernard.
Ce témoignage avec ces 4 chercheurs qui seront nommés dans le texte C1, C2, C3, C4, s’est déroulé sur plusieurs heures et sera pour la commodité du lecteur expurgé des points trop intimes et partagé en plusieurs parties numérotées regroupées sous un thème.
Il va sans dire que ces textes ont été soumis avant parution à Bernard et qu’il les a approuvés vivement en disant justement à quel point ce pouvait être un trésor pour certains chercheurs. De ce fait, que l’on s’en rende compte ou pas, ils sont un cadeau précieux de sa part, qui je l’espère sera entendu à sa juste valeur. De tout cœur et bonne lecture : Alain. 
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Bernard : Bon qu’est-ce que je pourrais dire de plus alors ?
C2 : Tu pourrais peut-être décrire cela plus dans ta vie quotidienne, comment tu vois ta famille, comment tu vois les autres êtres humains, les paysages, les oiseaux, c’est quoi de vivre en étant Réalisé en fait ? Parce que je crois que ça peut vraiment inspirer et faire vibrer des chercheurs.
Bernard : C’est LA VIE tout court, dans sa totalité, sans besoin de rien !
C’est complet, c’est merveilleux et c’est pour cela que j’aime bien l’appeler une merveille, c’est la Merveille des Merveilles!
Et de description il n'y a rien parce que ce n'est pas dans un espace-temps, ça fait bizarre n'est ce pas de dire cela et ça me gêne même...
Mais non je ne devrais pas le dire mais je ne suis pas dans un espace-temps, alors que je suis en train de vous parler dans mon corps !
Vous voyez bien que ce n’est pas facile à dire, car moi je me mets tellement à la place du chercheur, car j’ai tellement aimé ma recherche que j’ai toujours du mal à parler ainsi mais:
JE NE SUIS PAS DANS UN ESPACE-TEMPS,
QUAND MON CORPS DORT, JE NE DORS PAS, JE SUIS LÀ ET JE REGARDE, MAIS EN MÊME TEMPS JE NE REGARDE PAS :
C’EST TOUT LÀ EN FAIT !
TOUT EST AU MÊME ENDROIT ET IL NE SE PASSE RIEN, SANS TEMPS, SANS RIEN ! ET POURTANT C’EST TOUT ALORS COMMENT LE DIRE AUTREMENT ?
Je vais essayer de chercher des mots, aidez-moi mais….
C2 : Et comment tu vois les autres ?
C4 : (En même temps que C2) Et les autres eux ils ont l’impression d’être dans l’espace-temps, c’est leur réalité
Bernard : (L’air un peu gêné qu’on l’amène là) Les autres ?
Plusieurs parlent ensemble confusément : Ta famille…
Bernard : Ma femme n’entendra pas j’espère  ! (Elle était sortie en ville)
C2 : Mais ce n’est pas grave ! C’est pour les chercheurs Bernard !
Bernard : Exactement c’est pour les chercheurs ! De toutes façons je sais que ma femme ne s’inquiète pas puisqu’elle sait que je cherche pour elle et elle l’a assimilé ! (Riant)
Emmanuelle : Comment tu vois les autres ?
Bernard : Comme le reste, ce n’est pas réel ! C’est du cinéma !
C’est une pièce de théâtre et c’est bien joué remarque…Pas par tout le monde n’est ce pas ! (Riant). Les gilets jaunes ce n’est pas terrible (rires).
Je ne peux pas le voir comme quelque chose de sérieux quand même et pourtant c’est grave, il se passe des choses graves dans le monde, mais c’est tellement temporaire par rapport à l’éternité !
Parce que l’éternité ça ne veut rien dire, on utilise le mot éternel mais on ne sait pas ce que cela veut dire, mais quand on est dedans on se rend compte qu’il n’y a pas de limites quand même. Alors on a beau avoir une vie qui dure, même 100 ans, ce n’est rien et en fait tout est comme cela, le moindre fait humain. On ne voit pas en fait !
Pour moi LA BASE si je parle sans le bonhomme Bernard je peux dire que tout ça n’existe pas: voilà ! Alors on en revient, il faut l’avouer, aux formulations hindoues plus classiques: irréel, illusoire, maya
C4 : Maya oui !
Bernard : Eh bien voilà mais ce n’est pas souvent que je dis cela !
C2 : Tu sais Bernard on est dans un monde où l’on fonctionne par les opposés, soit on est identifié et alors on valide l’individu, soit on est désidentifié et l’on nie l’individu et le mot illusion est comme une négation de l’individu, mais moi ce que j’entends c’est que l’on peut être cet individu parce que c’est naturel et en même temps on est LA BASE.
Bernard : Oui , comme ça ce sera bien plus simple : il y a bien une vie manifestée produite par cette BASE merveilleuse, qui la produit pour rien, c’est comme cela.
Donc il y a bien un individu qui fait ce qu’il peut, mais qui finit. C’est le seul truc qui ne va pas dans la vie et qui m’a fait chercher, tout cela est bien beau mais ça ne dure pas et qu’est-ce que je vais faire moi ? Moi je veux être heureux tout le temps, on me l’avait promis quand j’étais petit avec le paradis, et bien c’est une bonne nouvelle me dit Ramana : c’est vrai mais tu n’as pas besoin de mourir. Alors ai-je bien expliqué comme je voyais alors ?
C2 : Disons que ça commence mais ça va continuer. Mais Bernard par exemple, là on est quatre en face de toi, alors on est juste des petites étincelles à peine visibles, par rapport à LA BASE ?
Bernard : Comme le reste
C2 : Comme le brin d’herbe là-bas, la porte, enfin comme tout quoi
Bernard : Oui il y a un décor c’est tout, c’est vrai oui !
C2 : Donc tu nous vois tous pareils comme ça ?
Bernard : Oui !

Vu sur le site d'Alain Jacquemart "Tout par amour", dédié à Bernard Harmand

dimanche 16 février 2020

• Le Soi est évident - Ramana Maharshi


Un jour, un certain Sarma demanda à Ramana s'il fallait suivre un chemin méthodique pour arriver à être un mystique accompli. En effet, Ramana lui-même semble avoir passé des années abîmé dans la contemplation, les yeux fermés. Les gens disaient qu'il pratiquait la concentration, la méditation ou une forme d'ascèse.

La question posée en tamoul, la langue natale de Ramana et traduite en anglais, vérifiée par lui (car Ramana parlait et lisait l'anglais), était celle-ci :

Dans la vie des mystiques occidentaux, on trouve des descriptions de la voie mystique avec les trois étapes bien distinctes de la purgation, de l'illumination et de l'union. L'étape de la purgation correspond à la période de ce que nous appelons (en Inde) la sâdhana. Y a-t-il eu ces périodes dans la vie de Bhagavan (Ramana) ?

Ramana répondit :

Je n'ai pas connu ces périodes. Je n'ai jamais pratiqué aucun prânâyâma (exercice du souffle), ni aucun japa (récitation de mantras). Je n'avais aucune idée de ce que sont la méditation ou la contemplation. 
Et même quand j'en ai entendu parler ensuite, ça ne m'a jamais attiré. Même à présent mon esprit refuse d'y prêter attention. 
Une sâdhana (une pratique spirituelle) implique un objet à atteindre et un moyen pour l'atteindre. Que pourrait-on atteindre que l'on ne possède déjà ? Dans la méditation, la concentration et la contemplation, la seule chose que nous ayons à faire est ne pas penser et rester tranquille. Alors nous serons dans notre état naturel. 
Cet état naturel a bien des noms (sanskrits) - moksha, jnâna, âtma, etc., et ils donnent lieu à maintes controverses. Pendant un temps, je suis resté les yeux fermés. Cela ne veut pas dire que je pratiquais une sâdhana. A présent encore, je reste parfois les yeux fermés. Si les gens disent qu'alors je pratique une sâdhana, qu'ils le disent. Je m'en fiche. 
Les gens semblent croire qu'en pratiquant une sâdhana le Soi va un jour descendre sur eux sous la forme d'une grande chose, avec une immense gloire et qu'ensuite ils auront ce que l'on appelle sâkshâtkâra ("le fait de rendre évident", la "perception directe"). Le Soi est sâkshât (évident), certes... Mais il n'y a pas d'action (kâra) ni rien à accomplir (krta) à son sujet. Le mot kâra implique que l'on fasse quelque chose. Mais le Soi n'est pas réalisé en faisant quelque chose, mais plutôt en ne faisant rien - en restant tranquille et en étant simplement ce que l'on est en réalité.

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lundi 6 janvier 2020

• Nous sommes bien plus vastes que cela ! - Gérard Perrin


Nous ne sommes pas ce que nous croyons être (« moi » dans le monde). 
Nous sommes bien plus vastes que cela ! 
Nous sommes Être, et Être rayonne les qualités que nous recherchons habituellement, qualités sans contraires et sans conditions : la paix, la joie, l'amour, la sérénité, la beauté, l'unité, etc. 
Nous n’avons pas besoin de développer ni de mériter, ni d’acquérir ces qualités car, même si nous n’en avons pas conscience, nous sommes ces qualités, nous sommes le bonheur que nous recherchons !
Gérard nous invite à le réaliser et à en prendre la mesure. 
Après une carrière plutôt conventionnelle (études de médecine, psychothérapie, etc.), une expérience unique et les aléas de la vie ont conduit Gérard à changer sa vision du monde, de l’individu et du bonheur. Il apporte une perspective différente sur lui-même, sur ce que nous sommes... ou sur ce que nous croyons être.
Pour lui, "le bonheur est notre nature même". Il n’a donc pas besoin d’être recherché ou développé et aucune stratégie n’est nécessaire pour le réaliser. Avec lui, la joie semble venir naturellement.
Faites attention, Gerard pourrait bouleverser nos idées préconçues.

"Demeurez en tant qu'Être... et, à force d'y revenir, encore et encore, Être dévoile ses qualités..."

Pour aller plus loin : Regarder ce qui est