vendredi 18 août 2017

• Le Père Noël ne peut pas réaliser qu'il n'existe pas ! - Suyin Lamour et Pierre Leré Guillemet

En attendant les vidéos des satsangs à Carcassonne avec Pierre Leré Guillemet, voici déjà un petit extrait sur un sujet que j'ai à coeur de partager : l'illusion du personnage-moi. Car divers discours spirituels parlent du moi comme d'une entité qui refuse de lâcher prise, qui s'accroche, qui veut nous maintenir dans l'illusion, et dont il faudrait se débarrasser pour s'éveiller... Ce qui a pour effet de consolider l'impression qu'il est réel et de générer une lutte permanente. Le moi n'est pas une entité, c'est un concept. On ne peut donc pas l'éliminer, on peut seulement réaliser qu'il n'a pas de réalité substantielle, et qu'il n'a donc aucun pouvoir, ni celui de maintenir l'illusion, ni celui de lâcher prise.


jeudi 17 août 2017

mercredi 16 août 2017

• Dans la pureté primordiale de l'esprit - Machik Labdron


Vous pouvez réciter des mantra, accomplir des rituels,

Connaître la totalité des enseignements,

Toutes les écoles philosophiques et leurs théories,

Mais cela ne vous fera pas réaliser Mahâmudrâ, la nature de l'esprit.

Attachés à vos points de vue,

Vous ne faites qu'obscurcir la claire lumière de votre esprit.

Respecter des vœux qui ne sont rien d'autre que des concepts,

Blesse d'une manière ultime votre pratique spirituelle.

Restez libres de toute élaboration mentale,

Libre de considération pour vous-mêmes,

Comme les vagues de l'Océan, naissant et mourant spontanément,

Sans concepts, sans attachement à aucun point de vue,

Dans la pureté primordiale de l'esprit,

Comme une seule lueur qui dissipe l'obscurité,

Et d'un coup vous réaliserez les enseignements des sûtra, des tantra

Et de toutes les écritures.

Tous les phénomènes sont comme des oiseaux qui traversent l'espace.

À cet instant, cela a du sens de rechercher l'essence de l'esprit.

Lorsque vous regardez l'esprit, il n'y a rien à voir.

Dans ce "rien à voir" vous verrez le sens profond.

La vue suprême est au-delà de toute dualité sujet-objet.

La méditation suprême est sans méditation.

L'activité suprême est sans action.

Le fruit suprême est dépourvu d'espoir et de peur.

La vision suprême est sans point de référence.

La méditation suprême est au-delà de l'esprit conceptuel.

La pratique suprême est celle qui ne fait rien.

Le fruit suprême échappe à tous les extrêmes.

Si vous réalisez cela, l'illumination est atteinte.

Si vous pénétrez la voie de Mahâmudrâ, vous atteindrez la nature essentielle.

Tout concept sera tranché, tout enseignement réalisé,

La perfection atteinte, les signes de réalisation accomplis

Et vous traverserez l'océan de l'illusion.

lundi 7 août 2017

• Se tourner naturellement vers celui qui est conscient - Mipham Rinpoché


Ainsi, (...) en permettant à votre attention de se tourner naturellement et doucement vers celui qui est conscient – celui qui ne pense pas – vous découvrez la pure présence éveillée de rigpa, libre de tout mouvement de pensée, au-delà de toute notion d’extérieur ou d’intérieur, sans entraves et ouvert, comme un ciel clair.


dimanche 6 août 2017

vendredi 4 août 2017

• Un abyssal repos - Richard Boyer


Quelque temps après le début de cette descente de la Force – qui ne s’est jamais interrompue depuis plus de trente ans - je vécus une première « percée » qui dura trois semaines. Durant ces journées, de jour comme de nuit, je perdis ma conscience habituelle de chercheur qu’animait ce flot descendant d’énergie.
Les limites de mon corps s’étaient évanouies et je me retrouvais identifié à une immensité vide pleinement éveillée. Ce corps n’était plus qu’un point infime dans la vaste expansion de l’âme. Cet espace totalement ouvert, clair et conscient, était la tranquillité même : une sorte de spectateur invisible, immobile, hors du temps et de l’espace, libre, à jamais libre de toutes les occurrences de la réalité. Sans aucune contrainte, aucune limite, aucune caractéristique. Un abyssal repos qui contemplait une réalité improbable et toujours en mouvement.
Cette réalité était la même qu’avant. Rien n’avait changé. Simplement « je » n’appartenais plus à ce monde de la forme. J’étais plein d’une insondable félicité, j’étais une perpétuelle, spatiale et immédiate présence, infiniment consciente d’elle-même. »


jeudi 3 août 2017