vendredi 7 janvier 2011

• Dieu Seul Sait car Lui Seul Est - Amano


Le chercheur est un leurre, nécessaire à la recherche. 
Ne pas s’attacher au chercheur, 
c’est aussi reconnaître et découvrir qui ou quoi cherche.


Visiteur : Tu dis que seule est la recherche et aussi que le chercheur n’est qu’un leurre. Pourrais-tu apporter quelques précisions sur ce phénomène de la recherche et sur l’idée enregistrée que nous avons du chercheur ?

Amano : Oui, Bien sûr. Cette aventure de la Conscience ressemble tout à fait à un jeu qui se déroule par delà notre soi-disant acceptation ou autorisation psychique, Dieu seul sait comme je le répète à tous vents. Quand il est dit que seule est la recherche, c’est qu’en fait, rien ne se passe vraiment pour le chercheur. Tout se passe autour de cette compréhension intuitive de la recherche, comprenant que tout est Conscience et que c’est la Conscience elle même se cherchant au travers de toutes ses manifestations programmées, selon le bon vouloir de cette conscience, par cette conscience, pour cette conscience.
L’organisme corps mental est synonyme de Conscience manifestée en je suis et par ce biais, une machine fabuleuse et ingénieuse dotée d’une grande capacité créative qui enregistre et façonne toutes les données et sensations qui lui sont proposées depuis la nuit des temps. Toutes ces informations lui sont transmises d’une fonction plus subtile de la Conscience que l’on peut nommer Absolu, Conscience non manifestée, Conscience Une, Dieu, Principe directeur, Pensée Guide, Souffle Vital, Energie Libre ou autre terme évoquant la Réalité. Au bout du compte, il n’y a qu’une Conscience qui englobe tout, prenant des aspects et des noms divers selon le besoin de l’explication et l’expérience du moment. Cette Conscience en mouvement adapte toutes les informations et perceptions reçues, aux sens du corps et du mental, qui sont en fait ses propres instruments avec lesquels elle se conditionne, se concrétise afin de se découvrir, se développer et se reconnaître elle-même en elle même. Le chercheur est juste un prétexte mais un outil indispensable de la Conscience Une pour s’exprimer et continuer son expansion ou sa croissance universelle. 
C’est l’identification à cette idée du chercheur qui éloigne du sens véritable de la quête.
La Conscience se cherche elle même, cela paraît être un non sens car ce n’est qu’Elle en Tout et en Tous, c’est peut être pour cela que l’on parle du Jeu de la Conscience, incompréhensible mentalement.

V :  Quel est le sens de toute cette mise en scène ?

A : Qui pourrait le savoir ? C’est le mystère à découvrir en soi ! Tant qu’il reste l’identification au corps mental, l’interprétation aux idées d’être ceci ou cela, des hypothèses surgissent de toutes parts mais cela ne reste que des hypothèses. Rien ne peut être compris sans être vécu. Les unes disent que c’est une quête insatiable dans la constitution et la réalisation d’un Seul Corps ou Organisme Universel Conscientisé ; d’autres proposent tout simplement, le Jeu de la Conscience (Lila en Orient) sans dessein particulier. En fait, est-ce vraiment important de savoir tout le fonctionnement de ce processus, pour Etre ! Cela se découvrira en son heure si cela doit être découvert. La curiosité et le pourquoi du comment est sans nul doute une démarche intéressante pour mieux développer et formuler des théories enrichissantes, mais qui ou quoi est là pour voir, pour percevoir, pour ressentir intimement ce qu’il est en rapport avec ce qui est, me paraît être aujourd’hui plus approprié et plus important.

Dans tous les cas, ces hypothèses quelles qu’elles soient ne font que traverser la psyché humaine et dépassent l’entendement d’un esprit limité qui limite et que s’y attarder longuement comme l’on voit partout autour de nous, c’est tout bonnement s’y perdre.
Toutes ces incompréhensions intellectuelles que nous cherchons à élucider lors de notre enquête font parti du Jeu de la Conscience et le pauvre mortel limité par ses idéations et ses peurs n’y peut strictement rien car il se passe vraiment que ce qui doit se passer. Tant qu’il pense ou croit y pouvoir quelque chose, il se leurre, en ne faisant qu’ajouter de nouveaux concepts aux anciens.
Par contre, dans cette turbulence vitale tout semble mis en place de manière à garder l’intérêt d’une vie passionnée et active, où le soi-disant chercheur se doit de tout mettre en oeuvre pour chercher à comprendre le pourquoi et le comment de sa venue sur cette terre et le but qu’il se doit d’atteindre. Les efforts conséquents pour comprendre et les difficultés que cela engendre seront délaissés une fois l’acceptation de ce jeu de la Conscience Une, admise.  
En fait, on ne peut rien savoir ni confirmer véritablement. Tout se passe comme cela doit se passer, ni plus ni moins, selon le programme de chacun et selon la Volonté de Dieu ou de la Conscience Ultime, jusqu’à l’adhésion intuitive à ce phénomène conscientiel qui se vit de lui même. L’idée du chercheur est obligatoire pour la compréhension de toute quête, spirituelle ou pas, avec tous ses agréments et désagréments qui jalonnent son parcours. Par contre, cette quête intime révélée en soi nous conduit à un Univers Intuitif Spontané qui déborde de Paix, d’Amour et de Compassion. La Conscience nous vit et sans elle rien ne serait. A mon avis c’est la seule formule valable et preuve tangible que nous ayons pour notre avancée spirituelle.

V : Sans la Conscience nous ne serions pas et rien n’aurait d’existence !

A : Oui. Dans ce concept, Tout a sa raison d’être grâce à la Conscience Une qui nous le fait confirmer, qui le confirme en nous. Sans la Conscience rien ne peut être et sans elle qui nous vit, nous ne serions pas, donc incapables de reconnaître ce fait, cette évidence. C’est un fait conscientiel qui se regarde, deux miroirs face à face dans et pour une seule et unique vision.   

V : Il est vrai que ce n’est pas évident pour celui qui entend cela pour la première fois !
  
A : Oh, mentalement rien n’est évident. Ce que le mental appelle évidence ne peut être qu’une approche incertaine de la réalité. Seule l’évidence spirituelle est la Réalité. Nous sommes l’évidence même, le fait, la preuve de ce qui EST. Au début de la quête intérieure, à la recherche de ce que nous sommes, il est difficile pour un esprit conditionné par ses idées, d’accepter et de comprendre cette sorte de soumission, nécessaire au bon déroulement de cette aventure pittoresque et malgré tout, merveilleuse.
Une auto investigation ou analyse intérieure est recommandée pour comprendre lucidement cette expérience conscientielle à vivre et s’apercevoir que l’esprit est déjà soumis à une idée égotique, encore plus tenace et plus conditionnelle, qui leurre l’entité et se leurre elle même. Voir et comprendre consciemment cette sorte de soumission la réduit considérablement.

V : Tu dis que le chercheur est la Conscience Une et j’ai entendu aussi que tu disais que le chercheur est l’ego, j’y vois là une contradiction !

A : Oui, il peut y avoir une contradiction, cela dépend souvent de l’interprétation de ce qui est perçu et selon la réception de l’interrogateur. Tout est Conscience, autant la Conscience au travers du chercheur à la recherche d’elle-même pour sa propre expansion tout comme le chercheur à la recherche de valeurs glorifiantes pour lui même, autrement dit l’ego. La recherche est le processus de la Conscience en quête d’elle-même mais pour cela, elle a besoin d’un moyen utile qui se manifeste sous la forme du chercheur. Ce chercheur se met en quête de sa Source consciemment ou inconsciemment mais le problème survient quand ce chercheur individualise sa recherche, la faisant sienne, à son profit par identification à l’organisme corps mental visant vers un idéal imaginé, voyant se vivre avec d’autres organismes corps mental se vivant dans la même configuration. Le véritable chercheur cherche son Origine et met tout en œuvre pour retirer ce qui la couvre ou se délivrer de ce qu’il n’est pas afin de reconnaître ce qu’il est réellement. Le chercheur devenu individualiste fait de sa recherche un moyen d’obtenir satisfaction, de réussites matérielles, de valorisations spirituelles ou autres. Ce deuxième chercheur interprète la recherche pour son propre compte et non dans le sens de se laisser guider intuitivement vers ce qu’il est en réalité. Ce chercheur ne peut donc pas être autre que l’ego qui fait de la quête un outil de survivance pour sa probable continuité ou sa propre glorification.

Extrait d'un livre à paraître : Dieu Seul Sait.
Vu sur un nouveau blog à découvrir, celui d'Amano.