mercredi 15 avril 2009

• Une persévérance vigilante uni pointée - Ramana Maharshi

De façon catégorique Ramana dit une fois : Pour pratiquer la recherche du Soi chaque jour est auspicieux et chaque instant est bon, il n’y a pas d’interdits, n’importe où et à tout moment elle peut être pratiquée ; cela peut être aussi en présence d’autres personnes sans que celles-ci s’en aperçoivent. Toutes les autres méthodes (sadhana) font appel à des objets extérieurs et à un environnement ou un comportement particuliers ; mais pour l’atmavichara, rien d’extérieur n’est requis ; la seule chose qui est nécessaire est de tourner le mental vers l’intérieur. Pratiquant la recherche du Soi, on peut aisément en même temps être occupé à d’autres activités. De plus l’atmavichara étant un mouvement purement intérieur, on ne risque pas de distraire les autres personnes présentes aux alentours ; ce qui n’est pas le cas pour les autres sadhanas telles que les pujas ou méditation avec posture, où les autres vous remarquent. Seule une persévérance vigilante uni pointée est nécessaire dans la recherche du Soi, et cela est accompli purement intérieurement à tout instant.

6 commentaires:

Annabelle a dit…

Merci Patrice pour cet article ainsi que pour cette photo. J'ai fait de "L'enseignement de Ramana Maharshi" ma Bible. Ramener l'esprit à l'intérieur et chercher "Qui suis-je ?". Qui pense ainsi ? Qui souffre ?
Rester tranquille pour prendre conscience du Soi.
Quelques lignes de lecture et qu'est-ce qui s'évanouit ?
Une photo pour lui sourire et qui nous sourit ?
Il s'adresse à chaque facette de l'être.
Un ami me disait - il n'y a pas si longtemps - que lorsqu'il est allé vivre en ermite au pied de son bien chéri Mont Arunachala, son enseignement attira à lui tant de monde que finalement il n'était jamais tranquille. Il fallait voir ce que faisaient les gens, ils voulaient manger de son assiette, ils se chapardaient les affaires, étaient sans arrêt accrochés à ses basques, le laissant sans répit. Un jour, il en avait plus qu'assez et organisa sa fugue. Et puis, alors qu'il s'échappait, à un moment donné il se fit faire un croche-pied : c'était une femme. Il ne la reconnut pas tout de suite. En fait, il s'agissait de la Mère Divine qui lui demanda de retourner auprès des autres. C'était son destin. Il ravala ses ambitions de fugue et s'en retourna d'où il venait.
Bien à Toi !

David a dit…

Ils sont cinglés les gens quand même pour en arriver là.
C'est vrai cette histoire ?

Annabelle a dit…

Bonjour David,
Il n'y a qu'à lire l'ouvrage "L'enseignement de Ramana Maharshi" pour se faire une idée de ce qui rend les gens cinglés et quelle forme cela prend !
Une histoire reste une histoire. Au-delà, reste le Soi
Bien à vous.

yannick a dit…

Il s'est passé la même chose avec frère Antoine dans sa grotte du sud de la Frnace...

Annabelle a dit…

Merci Yannick pour cette info !
Je ne connaissais pas Frère Antoine, mais renseignements pris sur la bloggosphère, mon chemin croisera peut-être le sien parce que j'espère m'établir à quelques dizaines de kms de son rocher d'ici quelque temps !
Du coup, j'ai découvert ça : ipapy.blogspot.com/2007/11/frre-antoine.html
Pas mal les citations de Vincent, non ?

shandora a dit…

très interessant aussi...plus que je cherche , plus de personnages interssantes je trouve....comme quoi, la Vie est plein de surprises!