jeudi 27 novembre 2008

• Vous ne pouvez pas voir ce qui n’est pas là - Radha Burnier

Radha Burnier
(en présence de Krishnamurti)

« A quoi bon regarder vers l’extérieur ? Tout ce que vous voyez ce sont des objets ! Retournez-vous ! Regardez vers l’intérieur.

« Verrai-je alors le sujet au lieu de l’objet ?

« Si c’était cela, vous regarderiez de nouveau un objet. Un objet est un objet, quelle que soit la direction où vous regardiez.

« Ainsi, je ne peux pas me voir moi-même ?

« Vous ne pouvez pas voir ce qui n’est pas là !

« Que verrai-je donc ?

« Vous verrez peut-être l’absence de vous-même. C’est Cela qui regarde. On l’a appelé le « Vide ».

Le « Vide », c’est le Nirvana, mais ce n’est pas le vide. C’est la Plénitude, cette plénitude qui est amour, béatitude, la Paix qui dépasse l’entendement. La connaissance absolue n’est que l’amour absolu. »
Radha Burnier

7 commentaires:

vincent a dit…

Excellent, excellent tout à fait cela! Ce qui est ne peut être objet de connaissance, nous sommes ce par quoi tout est vu et connu....inconnaissable....non-savoir, c'est là c'est tout!

Nasrudin a dit…

Bravo pour ce blog, il est magnifique et de très bons articles.
Merci pour votre effort

www.eljardindelasrosas.com

Joelle a dit…

Bonjour je découvre ce blog et je suis très intéressée par son riche contenu, je le mets tout de suite sur mes favoris car je compte l'explorer en profondeur...

Philippe a dit…

Bonjour,

J'ai lu beaucoup de livres sur la non-dualité comme vous tous surement, jusqu'à l'"indigestion"...

Krishnamurti est l'un qui m'a le plus influencé, même si ce dernier n'aurais probablement pas aimé ce terme, qui peut laisser penser à un conditionnement mental qu'il dénonçait et qui semble la source de tous les problèmes comme la croyance au moi (le meta-problème ?).

Cependant, même si encore une fois je trouve cette article intéressant, il y a comme à la fois quelque chose qui dit que c'est juste et quelque chose qui résiste, peut être un processus de résistance du moi je ne sais pas, (je ne fait peut être que réciter les textes que j'ai lu).

En outre je ne pense pas être le seul à ressentir cette frustration... on peut lire aussi parfois qu'il n'y a rien à trouvé car rien n'a été perdu, que la recherche est en soit l'empêchement etc...

Et parfois il y a aussi une sorte de lâchée prise de toute recherche.

Puis à nouveau un retour aux lectures, comme si elles devaient me sauver de quelque chose ou m'apporter quelque chose.

Quoiqu'il en soit la découverte du courant non-duel m'a semble t'il permis de prendre un certain recul.

Perso j'y ai été amené par l'aïkido, enfin par la lecture des paroles de son fondateur (car ce que l'on appel aïkido n'est aujourd'hui qu'une imitation d'une forme, alors que cela ne doit être qu'un pure expression de la spontanéité, l'aïkido ainsi ne peut s'enseigner n'y être appris ).

Puis le livre qui fut le catalyseur fut de la prison à l'éveil de Satyam Nadeen, qui est l'histoire d'une personne qui s'éveil en prison (même si le terme de personne éveillé est un non sens).

Ainsi on peut penser que tant que l'on vient ici, c'est que l'on cherche quelque chose et c'est un empêchement à l'éveil.

Qu'en pensez vous ?

vincent a dit…

Philippe
Ainsi on peut penser que tant que l'on vient ici, c'est que l'on cherche quelque chose et c'est un empêchement à l'éveil.
Qu'en pensez vous ?

-Ce que tu dis plus haut est assez juste, pour ta question de la fin de ton commentaire, je dirais
- Pas vraiment, une fois vu (selon son parcours) qu’il n’y a pas de chercheur dans le sens conventionnel ou avant ce parcours et diverses rencontres on pensait qu’un chercheur devrait atteindre l’éveil, il n’en demeure pas moins que la recherche continue, c'est-à-dire cette Source qui a initiée ce processus continue jusqu’à son terme, sa totale reconnaissance par elle-même (sans qu’il y ait un chercheur, mais simplement un processus en route jusqu'à son terme , cessation de l’individualité, sens du moi et mien engendrés par l’identification à ce qui apparaît.
- Donc il n’y a là aucun empêchement car ce qui a lieu a lieu c’est tout comme tous les phénomènes qui apparaissent, les objets mentaux y compris ( la pensée d’empêchement n’est qu’une pensée et alors ?) cela aussi est vu ! Donc laissons le processus se faire sans se saisir de cela comme si cela arrivait à quelqu’un et nous y sommes toujours….le reste ne dépend en rien d’un chercheur qui pourrait se débarrasser de la recherche car elle a lieu d’elle-même, c’est un processus sans entité pour le réaliser c’est tout ce qu’il y a à voir !
- Voilà pour moi comment je le vis, ou plutôt comment « je suis vécu par Cela qui est Seul sans un second, un reflet pour atteindre quoi que ce soit !» Le reste c’est le mental identifié à une histoire personnelle……mais ça c’est normal, ce n’est pas un empêchement, il suffit de « le voir » d’en être « témoin » c’est tout, pour le reste « la Source s’en charge pas d’individu là dedans !

Philippe a dit…

Bonsoir,

Merci pour ta réponse Vincent, tu dis :"il n’y a là aucun empêchement car ce qui a lieu a lieu c’est tout comme tous les phénomènes qui apparaissent".

On peut voir les idées comme des apparitions spontanées... UG allait même plus loin en disant qu'il n'y avait pas de causes et d'effets...

Personnellement je les vois comme des réactions conditionnées... le zen nous dit de ne pas s'opposer aux pensées, juste les laisser passer sans jugement, sans chercher à les contrôler.

Mais alors MOI je cherche à ne plus chercher à chercher...

A moins que l'empêchement soit la croyance en l'empêchement...

Un lâcher prise peut arriver, cela ne peut venir de la volonté qui est le fruit ou la source de l'ego.

Tu dis "laissons le processus se faire sans se saisir de cela comme si cela arrivait à quelqu’un " si ma mémoire est bonne c'est ce que conseillait Antony de Mello ou Jean Klein je ne sais plus... mais c'est intéressant... cela m'a emporter un temps, être dans le métro et avoir l'impression d'être invisible.

Enfin tu conclus que l'identification est normal, et (je réécris) que voir son mécanisme serait libérateur... je suis amener à penser que l'on se libère alors de l'idée qu'il y a quelqu'un à libérer :), mais dire cela est bateaux... j'ai l'impression de réciter un livre... le comprendre moins déjà, je le sais mais je refuse quelque part d'y croire.
Même s'il ne semble pas s'agir de croire en quelque chose mais de se libérer de toute croyance.

Mais donc sans le vouloir... et vouloir ne plus vouloir est vouloir... dilemme.

On en revient donc à l'abandon... un abandon impersonnel.
Mais s'il n'y a personne il ne peut être qu'impersonnel.
Or rien n'est personnel... une illusion de personnalité, mais une réel illusion...

Donc l'illusion est l'empêchement.
L'empêchement est l'illusion.
Je tourne en rond :).

Il parait que se poser sincèrement la question "qui suis-je?" est libérateur.

Je ne dois donc pas être sincère avec moi même... mais si le MOI est illusoire c'est la sincérité au moi qui est l'empêchement, non ?


Quoiqu'il en soit j'ai vérifier que voir un mécanisme fonctionnait sur les peurs, pour reprendre l'exemple connu, voir que la corde est une corde et non un serpent c'est se libérer de la peur.

Pour ce qui est de l'ego... en fait cette phrase présuppose que je crois en l'ego... comme si je prenais du recul en analysant l'ego par l'ego, cela ne semble pas possible... je ne sais pas, il semble que je me "scénarise".

Il n'y aurait qu'une conscience... l'ego ne serait qu'une auto identification du mental par le mental?

Selon Satyam Nadeen, si ça doit arriver ça arrivera et l'on ne pourra rien faire pour accélérer le processus ou le ralentir.

Cela me semble juste et ce sera ma conclusion.

vincent a dit…

Philippe

On peut voir les idées comme des apparitions spontanées... UG allait même plus loin en disant qu'il n'y avait pas de causes et d'effets..
R- sur ce j’en suis convaincu nous sommes ce dans quoi le temps, l’espace, l’effet et cause apparaissent…….mais ce que nous sommes est hors temps, espace, cause effet !.

A moins que l'empêchement soit la croyance en l'empêchement...
R- oui une croyance comme tant d’autre qui nous conditionne…..

Un lâcher prise peut arriver, cela ne peut venir de la volonté qui est le fruit ou la source de l'ego.
R- peut être est-ce l’inverse c’est « la Conscience » qui abandonne et lâche la volonté et la croyance en l’individualité ?!

Même s'il ne semble pas s'agir de croire en quelque chose mais de se libérer de toute croyance.
R- toutes les croyances procèdent de l’ignorance et du dénie de l’évidence et de la certitude « d’être avant toute chose ».

Donc l'illusion est l'empêchement.
L'empêchement est l'illusion.
Je tourne en rond :).
R- l’illusion est une illusion pour qui ? un empêchement pour qui ? l’illusion, pourquoi en faire un problème, ce qui est « est ».

Il parait que se poser sincèrement la question "qui suis-je?" est libérateur.
R- hé oui, poser la question c’est plonger en soi et voir d’une manière expérimentale la non-existence d’une entité qui quand on la cherche on ne la trouve pas !

Je ne dois donc pas être sincère avec moi même... mais si le MOI est illusoire c'est la sincérité au moi qui est l'empêchement, non ?
R-Pourquoi pas tout simplement que « la vision une » précède la pensée du moi !

Il n'y aurait qu'une conscience... l'ego ne serait qu'une auto identification du mental par le mental?
R-peut être auto identification du mental au film tout dépend vers où le mental se tourne…..vers le qui suis-je….le mental il est où ?

Selon Satyam Nadeen, si ça doit arriver ça arrivera et l'on ne pourra rien faire pour accélérer
le processus ou le ralentir. Cela me semble juste et ce sera ma conclusion.
R- Peut être lorsque le fruit est mûr il tombe…….mais comme disait Nisargadatta « le questionnement, l’intensité, la détermination » est une accélération du processus par lui-même !